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PÉREC MARIE-JOSÉ (1968- )

Marie-José Pérec et Merlene Ottey

Née le 9 mai 1968 à Basse-Terre, la Guadeloupéenne Marie-José Pérec fut en son temps la plus belle ambassadrice du sport français. Après s’être essayé au basket-ball et à la course à pied en dilettante en Guadeloupe, Marie-Josée Pérec gagne Paris en 1987, où l’entraîneur François Pépin, qui a décelé son potentiel, va la convaincre de se mettre avec assiduité à l’athlétisme. Les résultats sont rapides. Dès 1988, la Guadeloupéenne court le 400 mètres en 51,35 s et bat le record de France détenu depuis 1969 par Colette Besson et Nicole Duclos. En 1990, elle obtient la médaille de bronze du 400 mètres aux Championnats d’Europe (50,84 s). Ses progrès sont constants et, en 1991, elle est championne du monde du 400 mètres (49,13 s), devant l'Allemande de l'Est Grit Breuer. 

Ses ambitions sont désormais olympiques et elle va pleinement réussir à Barcelone en 1992. Marie-José Pérec obtient en Catalogne la médaille d’or du 400 mètres, en devançant, en 48,83 s, la représentante de la C.E.I. Olga Bryzgina (49,05 s). En 1994, elle se propose de relever un nouveau défi : quittant la France, où les obligations liées à la notoriété se marient mal avec son caractère, et son entraîneur Jacques Piasenta, elle part pour les États-Unis, rejoignant à Los Angeles un nouveau coach, John Smith. Sous sa houlette, elle est championne d'Europe du 400 mètres et du relais 4 fois 400 mètres en 1994, puis conquiert un autre titre de championne du monde du 400 mètres en 1995 (49,28 s), et prépare le rendez-vous olympique d'Atlanta, en 1996.

Porte-drapeau de la délégation française à Atlanta, elle comble les espoirs placés en elle en enlevant une seconde médaille d'or olympique sur 400 mètres, devançant en 48,25 s l'Australienne Cathy Freeman (48,63 s). Dans le plus grand secret, elle s'était également entraînée pour disputer le 200 mètres. Privant la Jamaïquaine Merlene Ottey de sa dernière chance d'obtenir une médaille d'or olympique – ce qui empêchera la Française de donner libre cours à sa joie, car elle voue une amitié sincère à sa dauphine –, elle remporte l'épreuve (22,12 s), réalisant le même doublé que l'Américain Michael Johnson.

Gravement malade, Marie-José Pérec est absente des pistes en 1998 et en 1999. En 2000, elle quitte le groupe de John Smith pour aller préparer les jeux Olympiques de Sydney à Rostock, avec Wolfgang Meier, époux et ex-entraîneur de Marita Koch. Son duel avec Cathy Freeman s'annonçait comme un sommet des Jeux. Malheureusement, Marie-José Pérec est harcelée par les médias australiens et se sent menacée. Le 20 septembre 2000, elle quitte Sydney pour Paris, via Singapour, et renonce à tenter de conquérir un troisième titre olympique consécutif sur 400 mètres.

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