Encyclopædia Universalis, le portail de la connaissance
Zone de recherche

Dictionnaire

MANDRAGORE

Les constituants de la mandragore (Mandragora officinarum L. ; solanacées) la rapprochent beaucoup des solanacées dites vireuses (belladone, jusquiame, stramoine). Comme ces dernières, la mandragore renferme le trio d'alcaloïdes, atropine, hyoscyamine, hyoscine, auxquels s'adjoignent diverses autres substances, surtout dans la racine. Celle-ci, pivotante, allongée (jusqu'à 50 ou 60 cm), présente un aspect charnu, blanchâtre, mais elle est assez souvent bifurquée et rappelle alors vaguement un corps humain réduit au tronc et aux jambes. On employait déjà la mandragore dans l'Égypte ancienne. Les hippocratiques connaissaient ses effets sédatifs. Au xviiie siècle, elle était encore usitée, surtout à l'extérieur, comme résolutive et analgésique (tumeurs, douleurs rhumatismales, entre autres). On la croyait aussi aphrodisiaque. Rarement employée de nos jours, mais pouvant être substituée à la jusquiame, la mandragore garde un renom maléfique, écho des pratiques macabres qu'elle a inspirées au long des siècles.

Les Paléolithiques voyaient dans certaines formes rocheuses des ébauches d'animaux à naître de la Terre-Mère et les complétaient dans un but  […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 1 page… Offre essai 7 jours

Autres références

« MANDRAGORE » est également traité dans :

ANTHROPOMORPHISME

Auteur :  Françoise ARMENGAUD

Dans le chapitre "Production d'objets doués de la forme humaine" : …  à une série d'êtres, plus ou moins fictifs, tels que les mandragores, golems et androïdes. Plante* vénéneuse à l'épaisse racine velue dont la forme apparaît vaguement humaine, la mandragore fut mêlée à maintes croyances et pratiques. Le mythe de l'origine chtonienne de l'homme y trouve quelque appui : selon Eliphas Lévi, les premiers… Lire la suite
BRYONE

Auteur :  Pierre LIEUTAGHI

*La racine énorme et charnue de la bryone (Bryonia dioica L., cucurbitacées) est usitée en médecine depuis un temps immémorial. La composition, très complexe, imparfaitement connue, n'éclaire pas beaucoup l'action thérapeutique : 2 à 9 % du poids sec d'une résine dite « bryorésine » (contenant des acides gras et des alcools), un… Lire la suite
SOLANACÉES

Auteur :  Jacques MIÈGE

Dans le chapitre "Intérêt biologique et économique" : …  belladone (Atropa belladona), la jusquiame (Hyoscyamus niger), la *mandragore (Mandragora officinalis) élaborent de l'hyoscyamine et, en outre, chez la belladone, de l'atropine (racémique de l'hyoscyamine), chez les deux autres de la scopolamine. Les tabacs cultivés (Nicotiana tabacumet N. rustica),… Lire la suite

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2010, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média