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GRÜNENWALD JEAN-JACQUES (1911-1982)

L'art de Jean-Jacques Grünenwald est situé d'ordinaire dans le courant esthétique dit de l'orgue néo-classique, à la suite d'André Marchal, aux côtés de Maurice et Marie-Madeleine Duruflé, Gaston Litaize, Noëlie Pierront, Jean Bonfils. C'est oublier un peu vite l'intérêt qu'a porté le compositeur à l'orgue symphonique contemporain, rejoignant ainsi Jean Langlais, Olivier Messiaen, Pierre Cochereau et Jean Guillou.

Jean-Jacques Grünewald naît à Cran-Gevrier près d’Annecy, le 2 février 1911. Sa formation de J.-J. Grunenwald est celle d'un musicien et d'un architecte diplômé de l'École des beaux-arts. Premier prix d'orgue et d'improvisation dans la classe de Marcel Dupré au Conservatoire national de Paris, il obtient aussi un premier prix de composition et, en 1939, un premier second grand prix de Rome. En 1956, il devient titulaire du grand-orgue de Saint-Pierre-de-Montrouge, puis enseigne à la classe d'orgue et d'improvisation du conservatoire de musique de Genève. Il succédera à Marcel Dupré aux claviers prestigieux de Saint-Sulpice (1971), perpétuant une tradition qui, par-delà son maître, renoue avec l'art de Widor. Il meurt à Paris le 19 décembre 1982.

Dans ses improvisations, qu'il cultivait lors du service liturgique dominical, il œuvrait en obéissant à un langage très personnel, souvent traditionnel pour la forme (fugue, choral), mais contemporain pour l'écriture harmonique et rythmique, haïssant tout académisme, véhément dans la dynamique, n'hésitant pas à pénétrer dans l'univers sonore polytonal ou polymodal. Selon ses propres dires, l'art religieux l'attirait par ses formes reconnues qui proposaient un cadre adapté à une sensibilité comme la sienne. À l'instar de son contemporain le plus célèbre, Olivier Messiaen, Jean-Jacques Grünenwald n'a pas seulement composé pour l'orgue. Outre les Hymnes aux mémoires héroïques (1939), l'Hymne à la splendeur des clartés (1940), les Cinq Pièces pour l'office divin (1952), la Fugue sur les jeux d'anches (1954), l'Introduction et Aria (1958), la Sonate (1964), il convient de ne pas oublier les deux concertos pour piano et orchestre (1943), le poème symphonique Bethsabée (1943), le drame lyrique Sardanapale, d'après Byron (1945-1955) et le Psaume 129 (1958). En ce qui concerne l'orgue baroque, il était resté à l'écart des renouvellements esthétiques qui marquèrent l'évolution de l'interprétation à partir des années 1950 d'années. Son souci d'artiste l'orientait ailleurs, vers la création de son œuvre personnelle.

Pierre-Paul LACAS

Pour citer cet article

Pierre-Paul LACAS, « GRÜNENWALD JEAN-JACQUES - (1911-1982)  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le  . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-jacques-grunenwald/

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