Pastelliste et miniaturiste suisse d'origine française (son père, joaillier de Montélimar, s'était réfugié à Genève pour échapper aux persécutions religieuses), Liotard se forme à Genève, puis à Paris, où il échoue au prix de Rome ; mais il se fait une réputation de portraitiste et s'attache au marquis de Puysieux, qui l'emmène en Italie (1736). À Rome, il compte dans sa clientèle le pape Clément XII. De là, il part pour un voyage en Orient dans la compagnie d'un noble anglais, le chevalier Ponsonby (1738-1743). Après un séjour à Constantinople, au cours duquel il fait de nombreux dessins (Louvre et Bibliothèque nationale, Paris), il revient par la Moldavie et la Hongrie et s'installe à Vienne (1743-1745), où sa barbe et son turban lui valent le surnom de « peintre turc » et un grand succès auprès de la Cour. C'est alors qu'il exécute au pastel, outre le portrait de l'impératrice Marie-Thérèse, le portrait en pied de la Belle Chocolatière, son œuvre sans doute la plus célèbre (musée de Dresde). Il se rend ensuite à Venise, Darmstadt, Lyon, Genève, avant de se fixer cinq ans à Paris (1748-1753), où les commandes qu'il reçoit de la Cour et de l'aristocratie ne peuvent fai […]
