Jacques Perrin est né en 1941 à Paris sous le nom de Jacques Simonet. Après être entré au Conservatoire d'art dramatique, il débute au théâtre en 1958 dans L'Année du bac, une pièce sur les attentes des lycéens de l'époque, qui triomphe à Paris. Parmi ses jeunes interprètes, Sami Frey et Jacques Perrin, alors âgé de dix-sept ans. Remarqué par le réalisateur François Villiers, Jacques Perrin va interpréter – pour son premier rôle à l'écran – un jeune collégien résistant dans La Verte Moisson. Après la disparition de Gérard Philipe, le cinéma français est à la recherche de jeunes premiers à l'aura romantique. Jacques Perrin semble alors correspondre à ce profil, et apparaît dans La Vérité de Henri-Georges Clouzot (1960), au côté de Brigitte Bardot.
C'est pourtant le cinéma italien qui lui permet d'exprimer son jeu subtil, dans La Fille à la valise (1961) de Valerio Zurlini, avec Claudia Cardinale, et, surtout, le poignant Journal intime (1962), du même réalisateur : le comédien y incarne le jeune frère de Marcello Mastroianni.
Il forme également un couple quasi mythique avec Catherine Deneuve dans les deux films (en)chantés de Jacques Demy : Les Demoiselles de Rochefort (1967) et Peau d'âne (1970), où il incarne un jeune prince en quête de l'idéale épouse.
En tant que producteur, Jacques Perrin s'allie avec le réalisateur Costa Gavras pour le film Z (1969), dans lequel il joue également un rôle. Suivront État de siège (1973) et Section spéciale (1974), tournés dans la mouvance politique des années 1970, et sous l'égide de sa propre maison de production. Au cours de cette même décennie, Perrin retrouve le réalisateur Valerio Zurlini pour Le Désert des Tartares (1976), d'après le roman de Dino Buzzati. Un projet qui lui tenait à cœur, et qu'il arrive enfin à produire.
Par la suite, malgré quelques rôles intéressants chez Schoendoerffer (Le Crabe-tambour en 1977, et L'Honneur d'un capitaine en 1982) et, de nouveau en Italie, dans Cinema Paradiso (1989) de Giuseppe Tornatore, Jacques Perrin s'engage surtout dans la production indépendante de films documentaires, qui seront de grands succès publics pas toujours évidents au départ. Citons Le Peuple singe (2001), Microcosmos, le peuple de l'herbe (1996), récompensé par cinq césars, dont celui du meilleur producteur, ou encore Le Peuple migrateur (2001) qu'il co-réalise. Pour son retour à la fiction, Jacques Perrin, dans Les Choristes de Christophe Barratier (2004), se remémore avec nostalgie, dans un flash-back, le jeune élève du pensionnat qu'il fut quarante-cinq ans auparavant.
Jacques Perrin s'emploie toujours à découvrir de nouveaux talents, qu'il intègre parfaitement dans ses productions à vocation à la fois lyrique et didactique.
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