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DES BARREAUX JACQUES (1599-1673)

Magistrat et écrivain français — mais il n'a pratiquement pas exercé sa charge et n'a publié aucun livre. Son incroyance tapageuse (qui lui attire quelques mésaventures mais ne résiste ni à la maladie ni, semble-t-il, à l'approche de la mort), sa réputation de viveur et d'« illustre débauché », l'amitié qui l'a lié à Théophile de Viau (mais qu'il aurait volontiers reniée lorsqu'elle devint dangereuse) font de ce personnage, chez qui la force de caractère n'égale pas la vigueur de l'intelligence, une figure de proue du libertinage au xviie siècle. On n'a longtemps connu de lui qu'un fort beau sonnet... pieux (où le pécheur repentant déclare accepter le châtiment qui l'attend, sans désespérer de la miséricorde divine) et un fragment de chanson dans lequel Pascal a vu le résumé de sa pensée (« Et par ma raison je bute / À devenir beste brute »). Mais un érudit moderne, F. Lachèvre, a découvert dans les recueils collectifs de poésies de l'époque une cinquantaine de pièces — sonnets, élégies, stances, chansons — qui ou bien sont signées Des Barreaux, ou bien peuvent lui être attribuées avec une extrême vraisemblance, en particulier des vers amoureux adressés à Marion Delorme (dont le poète a été le premier amant) et une série de sonnets « libertins », écrits dans une belle langue ferme, où l'auteur proclame la vanité de l'homme et de sa raison et déplore la fatalité de la mort qui le précipitera dans le néant. On comprend qu'il n'ait pas été donné à ces professions de foi une trop grande publicité.

Bernard CROQUETTE

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LIBERTINS

Écrit par :  Robert ABIRACHEDAntoine ADAM

Dans le chapitre "Le libertinage au XVIIe siècle"  : …  chez les jeunes bourgeois riches vers 1650. Et toujours ce libertinage vise à faire des éclats. *Jacques des Barreaux (1599-1673) prêche l'athéisme et, comme dit Guy Patin, « infecte » de pauvres jeunes gens de son libertinage. Ces messieurs du Marais, écrit Retz, « s'emportaient tous les jours dans des excès qui allaient jusques au scandale ».… Lire la suite
VIAU THÉOPHILE DE (1590-1626)

Écrit par :  Antoine ADAM

Dans le chapitre "Le libertin"  : …  Orléans. On la constate également dans le monde élégant de Paris. Le plus intime ami de Théophile, *Jacques des Barreaux, y prêchait, sans trop se cacher, l'athéisme. À l'époque de la Fronde, c'est dans la ligne de Théophile que se plaçaient ceux qu'on appelait « messieurs du Marais », esprits fins, épicuriens raffinés, qui épouvantaient les… Lire la suite

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