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HALLUCINATIONS

Le malade mental est souvent un « halluciné » : il prétend voir des personnages, entendre des voix, sentir des odeurs. Or nous ne voyons rien, nous n'entendons rien, nous ne sentons rien de ce qu'il dit percevoir. Faut-il admettre que les organes sensoriels du patient aient la possibilité de capter de mystérieux effluves et d'entrevoir des réalités insaisissables pour la plupart des humains ? Non ! Les hallucinations du malade mental ont des contenus imaginaires et trompeurs. Quelle que soit leur apparente richesse, les hallucinations ont des caractères de stéréotypie et d'uniformité qui en permettent la séméiologie, la nosographie, l'étude évolutive, l'analyse psychopathologique.

Cependant, l'idée selon laquelle un individu pourrait ressentir des influences supra-normales est-elle toujours considérée comme déraisonnable ? Il ne semble pas. « L'immense majorité des hommes, écrit D. Lagache, admet la possibilité d'agir à distance sur un esprit, par un pouvoir spirituel ou une action matérielle. » De même, la question des « modes accidentels de la perception » a été fort controversée. Certains ont parlé de zones perceptives émoussées au cours des millénaires. L'humanité aura […]

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Autres références

« HALLUCINATIONS » est également traité dans :

BION WILFRED R. (1897-1979)

Auteur :  Émile JALLEY

Dans le chapitre "La pensée" : …  personnalité psychotique tel que le conçoit Bion. Dans un tel cadre, ce dernier décrit, à côté des *hallucinations franches bien connues (visuelles, auditives, olfactives, gustatives ou tactiles), des hallucinations « fugaces » ou « évanescentes » et des hallucinations « invisibles », qui peuvent se repérer notamment chez les patients en traitement… Lire la suite
CONFUSION MENTALE

Auteur :  E.U.

Dans le chapitre "Aspects cliniques" : …  ou s'ordonnent en un enchaînement scénique dont la thématique tour à tour le captive ou le terrifie.* Le monde extérieur sert de support aux projections hallucinatoires, mais surtout, mal perçu, déformé, il concourt à dramatiser l'ambiance ; les voix sont amplifiées, menaçantes, les visages grimaçants ou hostiles. Loin d'être, comme le dormeur, un… Lire la suite
ÉPILEPSIE

Auteurs :  Henri GASTAUTFrançois MIKOL

Dans le chapitre "Crises partielles à séméiologie élaborée" : …  , suivant qu'un objet ou un son paraît soudain plus grand ou plus petit, plus fort ou assourdi), ou par* un état hallucinatoire (perceptions sans objet), au cours duquel, par exemple, le sujet croit voir ou entendre, dans leurs moindres détails, une scène déjà vécue ou un concert oublié depuis longtemps ; – crises à séméiologie Lire la suite
HALLUCINOGÈNES, littérature

Auteur :  Jacques JOUET

*« Je comparerai », dit Baudelaire dans Du vin et du haschisch (1851), « ces deux moyens artificiels, par lesquels l'homme exaspérant sa personnalité crée, pour ainsi dire, en lui une sorte de divinité. » Pour Baudelaire, à ce moment, la différence entre les deux substances est assez radicale : si le vin rend sociable, le haschisch isole… Lire la suite
HALLUCINOSE

Auteur :  François BOURNÉRIAS

*Comme l'hallucination, l'hallucinose est une perception anormale par l'absence d'objet (auditive ou visuelle surtout). Mais alors que l'hallucination — toujours pathologique — est intégrée par le malade à sa réalité, l'hallucinose, cependant éprouvée avec la même intensité, est critiquée et replacée — comme le rêve — en marge de cette réalité. On… Lire la suite

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Bibliographie

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B. Ball, Leçons sur les maladies mentales, Paris, 1853

A. Brierre de Boismont, Des hallucinations ou Histoire raisonnée des apparitions, des visions, des songes, de l'extase, du magnétisme et du somnambulisme, Paris, 1845

G. de Clérambault, Œuvre psychiatrique, 2 vol., Paris, 1942

P. Deniker, « Drogues hallucinogènes et toxicomanies modernes », in Rev. du Praticien, no 18, t. XVIII, 1968

V. J. Durand, « Troubles de la perception (hallucinations) », in Encyclopédie médico-chirurgicale, t. I : Psychiatrie, Paris, 1955

H. Ey, Traité des hallucinations, 2 vol., Masson, Paris, 1973

H. Faure, Hallucinations et réalité perceptive, 1965, 2e éd., Paris, 1969

Les Appartenances du délirant, Paris, 1966

R. Heim & G. Wasson, Les Champignons hallucinogènes du Mexique, Paris, 1958

H. Hecaen & J. Ajuriaguerra, Méconnaissances et hallucinations corporelles, Paris, 1952

A. Hoffer & H. Osmond, The Hallucinogens, New York-Londres, 1967

D. Lagache, Les Hallucinations verbales et la parole, Paris, 1934, rééd. P.U.F. 1977

J. Lhermitte, Les Hallucinations. Clinique et physiopathologie, Paris, 1951

R. Mourgue, Neurobiologie de l'hallucination, Bruxelles, 1932

A. Porot & J. Sutter, « Hallucinations », in A. Porot dir., Manuel alphabétique de psychiatrie, P.U.F., 1952, 6e éd. rev. 1984

P. Quercy, L'Hallucination, 2 vol., Paris, 1930

E. Régis, Précis de psychiatrie, Paris, 1884, 6e éd., 1923.

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