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Écrit par : Laurence APFELBAUM-IGOIN
La définition des troubles du comportement alimentaire renvoie à la comparaison avec un comportement normal. Or, si l'on peut décrire, pour une population donnée, une prise alimentaire moyenne quant à la quantité, au nombre de repas ou au type d'aliments les plus fréquents, la variabilité est très grande d'un individu à un autre, sans qu'on puisse ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard BRUSSET
Étymologiquement, le terme « anorexie » signifie « absence d'appétit », mais on entend en réalité par là le comportement qui consiste à se restreindre en fait de nourriture. C'est un symptôme banal résultant de causes somatiques ou psychologiques extrêmement diverses. On entend par « anorexie mentale » des restrictions alimentaires d'origine psych ... Lire la suiteÉcrit par : Sylvie METAIS
Le terme asile vient du grec asulon qui signifie lieu inviolable ou encore refuge. Il désigne principalement les établissements où sont soignés les malades mentaux. Les premiers asiles ont vu le jour en France au début du xixe siècle. C'est le psychiatre français Esquirol, élève et disciple de Pinel, qui, dans son ouvr ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre ABOULKER
Se manifestant par la consommation excessive, incessante et gloutonne d'aliments, la boulimie relève d'un mécanisme non pas organique mais psychique, contrairement à ce qui caractérise la polyphagie. Dans la polyphagie, la consommation accrue d'aliments est due à une augmentation physiologique de l'appétit, déterminée par une dette énergétique ou ... Lire la suiteÉcrit par : Michel HAMON
Alcaloïde indolique isolé pour la première fois des glandes cutanées des crapauds (Bufo sp.). Il s'agit, en réalité, d'un dérivé de la sérotonine, la N,N-diméthyl-sérotonine. Administrée à l'homme, la bufoténine provoque des effets mixtes, périphériques et centraux, de courte durée. La dilatation pupillaire, des mouvements oscillatoires d ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Le trouble profond de la conscience qui caractérise l'état confusionnel se manifeste en clinique par un syndrome global qui traduit l'altération des fonctions perceptives et des synthèses mentales et qui comporte les traits suivants : obnubilation de la conscience à des degrés divers, qui vont de la simple obtusion à l'état stuporeux ; di ... Lire la suiteÉcrit par : Georges TORRIS
Délire de négation, décrit par Cotard en 1880. Le malade, après avoir développé des préoccupations hypocondriaques et des troubles cénesthésiques, sent ses organes se putréfier et se détruire. Puis il en nie l'existence et étend enfin sa négation au monde extérieur et à sa propre existence. N'étant plus vivant, il ne saurait mourir, ce qui est véc ... Lire la suiteÉcrit par : Georges TORRIS
Expulsion des matières fécales, la défécation résulte de l'invagination du sigmoïde contenant les matières dans le rectum, temps inconscient, puis, à la suite du besoin, de la contraction des muscles abdominaux et du releveur de l'anus, coordonnée au relâchement du sphincter anal. Ce mécanisme fort complexe relève du système nerveux autonome, du s ... Lire la suiteÉcrit par : Raymond ESCOUROLLE, Joël GREGOGNA, Universalis
Le terme « démence », longtemps synonyme d'aliénation mentale, a vu, tout au long du xixe siècle, sa définition psychiatrique se limiter et se préciser. La conception primitive n'apparaît plus actuellement que dans le langage courant et en médecine légale. Dans le premier, elle souligne l'impossibilité, pour le « dément », de t ... Lire la suiteÉcrit par : Georges TORRIS
Ancien nom de la schizophrénie. Kraepelin (1855-1926) choisit cette expression en 1883 pour désigner des « démences » observées chez des jeunes gens ; en 1896, il rapporta ces cas à l'hébéphrénie de Kahlbaum-Hecker ; enfin, en 1899, il reprit le terme pour nommer une maladie mentale incurable, évolutive, vaguement parallèle à la paralysie générale ... Lire la suiteÉcrit par : Georges TORRIS
Appelée également sismothérapie ou électroconvulsivothérapie (E.C.T.), la technique thérapeutique des électrochocs a été inventée en 1938 par Ugo Cerletti (1877-1963) et Lucio Bini, qui s'appuyaient sur un prétendu antagonisme entre l'épilepsie et la schizophrénie. Avec un appareil, qui n'a guère été modifié depuis lors et que J. Rondepierre intro ... Lire la suiteÉcrit par : Georges TORRIS
Syndrome psychique caractérisé par des réponses à côté : le sujet répond à la question qu'on lui pose comme si on lui en avait posé une toute différente. Le phénomène décrit, en 1897, par Sigbert Joseph Ganser (1835-1931) peut servir à décrire le discours discordant du schizophrène ; mais il vaut mieux réserver le syndrome portant ce nom à des éta ... Lire la suiteÉcrit par : Henri FAURE
Le malade mental est souvent un « halluciné » : il prétend voir des personnages, entendre des voix, sentir des odeurs. Or nous ne voyons rien, nous n'entendons rien, nous ne sentons rien de ce qu'il dit percevoir. Faut-il admettre que les organes sensoriels du patient aient la possibilité de capter de mystérieux effluves et d'entrevoir des réalité ... Lire la suiteÉcrit par : Bénédicte DURAND-LASSERVE
R. Spitz a créé le terme d'hospitalisme pour décrire l'altération du corps liée à un long séjour dans un hôpital ou aux effets nocifs du placement en institution durant le premier âge. Cette dernière situation se caractérise par une interruption de la relation déjà instaurée entre la mère et l'enfant, par une insuffisance dans les échanges affecti ... Lire la suiteÉcrit par : Michel GOUREVITCH
L'hypocondrie a été décrite par Galien sous ce même nom, qui se trouve être ainsi l'un des plus anciens du vocabulaire médical, avec une acception sensiblement inchangée : syndrome constitué par des préoccupations excessives du sujet à l'égard de sa santé. L'univers de l'hypocondriaque n'est nulle part mieux décrit que par Molière dans Le Mala ... Lire la suiteÉcrit par : Thérèse LEMPÉRIÈRE
« La définition de l'hystérie, disait C. E. Lasègue (1878), n'a jamais été donnée et ne le sera jamais. Les symptômes ne sont ni assez constants, ni assez conformes, ni assez égaux en durée et en intensité pour qu'un type même descriptif puisse les comprendre tous. » Un siècle a passé, l'imprécision demeure ; peu de désordres psychiques ont suscit ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre BUSER, Pierre KAUFMANN, Daniel WIDLÖCHER
Dans le chapitre PsychopathologieLa théorie de l'inhibition, issue de la neurophysiologie et reprise dans le domaine de la psychologie, n'a pas manqué d'imprimer sa marque dans le champ de la pathologie. Le modèle de Pavlov a été appliqué dans l'approche béhavioriste des troubles du comportement. Toutefois, si la théorie du conditionnement a permis de mieux comprendre le développ ... Lire la suite
Écrit par : Universalis
Signifiant « manque de sommeil », le terme d'insomnie désigne tout trouble restrictif de la durée et de la profondeur du sommeil. « Bien que témoignant habituellement d'une affection bénigne, il est peu de troubles qui entraînent plus de gêne et de souffrance pour ceux qui en sont atteints » (Adams). Les causes de l'insomnie sont tellement variées ... Lire la suiteÉcrit par : Paul SIVADON, Universalis
Les maladies mentales désignent génériquement des pathologies dont les symptômes les plus apparents se situent au niveau des fonctions mentales du sujet. C'est dire qu'il peut s'agir aussi bien d'une maladie liée à une atteinte organique du cerveau, une démence par exemple, que d'un trouble du comportement lié à une anomalie fonctionnelle plus ou ... Lire la suiteÉcrit par : Maurice BAZOT
Connue depuis l'Antiquité, la survenue chez un même sujet d'états de dépression et d'états d'excitation a inspiré au cours des siècles la veine descriptive et classificatoire des médecins et des psychiatres. En 1899, E. Kraepelin fait la synthèse des travaux consacrés à ce trouble de l'humeur : la psychose maniaco-dépressive est née. Il l'oppose à ... Lire la suiteÉcrit par : René DIATKINE
Le terme de névrose – en anglais, neurosis – aurait été introduit, selon J. Laplanche et J.-B. Pontalis, par un médecin écossais, William Cullen, dans un traité de médecine paru en 1777. Ce mot a connu, depuis, une indiscutable fortune. Représentant un concept important dans le système nosologique psychiatrique, il a été rapidement emprun ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
« Crime paranoïaque », monstrueux passage à l'acte, l'assassinat par leurs deux servantes, les sœurs Papin, de la femme d'un avoué du Mans et de sa fille, au soir du 2 février 1933, provoqua une grande émotion dans la presse, chez les magistrats et les psychiatres, ainsi que dans le monde littéraire. Jérôme et Jean Tharaud suivirent le procès des ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques POSTEL
Le mot « paranoïa » (du grec παρ́α, contre, et νο̃υς, esprit) est synonyme de « folie » dans le langage populaire allemand depuis le xviiie siècle ; en France, l'équivalent de ce mot est « paranoïe » (Larousse, 1874), terme beaucoup moins employé. « Paranoïa » prend la signification psychiatrique actuelle de « délire systéma ... Lire la suiteÉcrit par : Georges TORRIS
Variété de délire chronique caractérisée par la préservation d'un secteur important de la personnalité (structure paralogique) et par la prédominance du mécanisme imaginatif (thèmes fantastiques). Si le mot « paranoïa » appartient à la nosologie hippocratique, celui de paraphrénie fut créé à son imitation, en 1882, par K. Kahlbaum pour désigner, c ... Lire la suiteÉcrit par : André CIAVALDINI
Les mots « pédophilie » ou « pédophile » sont utilisés par les médias pour recouvrir des réalités disparates, allant de la simple agression au viol avec actes de barbarie et parfois meurtre d'un enfant, en passant par la cybercriminalité et le tourisme sexuel. Il convient de se demander quelle est le sens précis de la notion de pédophilie. Ensuite ... Lire la suiteÉcrit par : Jean AYME, François CAROLI, Georges LANTERI-LAURA, Jean-Michel THURIN
Le terme de psychiatrie semble attesté en français depuis 1842, formé par dérivation à partir du mot psychiatre, lui-même connu vers 1802 et emprunté aux langues germaniques. Il est à peu près synonyme de pathologie mentale, mais ne s'y substitue que vers la fin du xixe siècle et désigne alors une branche particulière de la méd ... Lire la suiteÉcrit par : Georges TORRIS
Type de caractère pathologique ayant des traits communs avec la psychose schizophrénique. Kretschmer (1888-1964), inventeur du terme « schizoïdie », l'emploie (1921) tantôt comme un synonyme de schizothymie, tantôt pour indiquer des états qui se situent davantage sur le chemin de la psychose. Cette ambiguïté langagière n'a jamais été résolue, et a ... Lire la suiteÉcrit par : Maurice BAZOT, Gilles DELEUZE
L'étiquette « schizophrénie » utilisée pour désigner telle ou telle manière d'être au monde est loin d'avoir une acception univoque. Synonyme de folie pour une grande partie de l'opinion, elle recouvre pour les psychiatres une série de tableaux cliniques disparates, dont le nombre varie avec les pays, les « écoles », l'expérience individuelle. Afi ... Lire la suiteÉcrit par : Roland SIMONIN
La spasmophilie, décrite essentiellement par les auteurs français (Klotz), est un syndrome clinique fait de crises soit majeures (attaques de tétanie) soit mineures (palpitations, malaises, pertes de connaissance plus ou moins complètes, douleurs épigastriques, crampes musculaires à l'effort), le tout atteignant trois femmes pour un homme et se dé ... Lire la suite
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