Godefroy de Huy fait partie du tout petit nombre d'orfèvres médiévaux dont le nom a survécu. Le chroniqueur Gilles d'Orval mentionne, dans son ouvrage Gesta pontificum, un certain « Godefroy appedain de Huy à maistre d'orfeivrie, li miedre et li plus expers et subtils ovriers que ons sawist en monde à chel jour... », qui en 1173, après une absence de vingt-sept ans, serait revenu à Huy et serait entré au monastère voisin de Neufmoustier. Outre des ouvrages d'orfèvrerie qui ont disparu, il fit les châsses de saint Mengold et de saint Domitien qui se trouvent actuellement dans l'église collégiale Notre-Dame à Huy. Le seul document d'archive prouvant l'existence de ce Godefroy est une mention enregistrée dans le nécrologe de l'abbaye de Neufmoustier (aujourd'hui au musée Curtius à Liège), rédigée en ces termes : Commemoratio Godefridi aurificis fratris nostri et complétée par une autre main pendant la première moitié du xiiie si […]

