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Écrit par : Louis GRODECKI
Peintre-verrier et peintre d'origine allemande, dont l'activité se déroule dans la ville d'Ulm ; dans un compte de 1441, à Berne, Hans Acker est nommé Hans von Ulm. Les seules œuvres authentifiées par des textes se trouvent à la cathédrale de Berne : la Passion de la fenêtre centrale du chevet et, mal conservés, des panneaux de la fenêtre ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Madeleine GAUTHIER
Insculpée à l'intérieur du couvercle d'un ciboire célèbre, une inscription désigne indubitablement un artiste émailleur : Magister G. Alpais me fecit Lemovicarum (Maître G. Alpais m'a fait à Limoges) ; il paraît en effet préférable de traduire ainsi en français le locatif Lemovicarum, toponyme dont le pluriel rappelle de façon re ... Lire la suiteÉcrit par : Christine SHIMIZU
Le céramiste japonais Arakawa Toyozō fut honoré de la récompense suprême, le titre de « trésor national vivant » en 1955. Ses recherches lui ont permis de retrouver les techniques de fabrication des céramiques anciennes utilisées pour la cérémonie du thé à l'époque de Momoyama (fin du xvie s.) et réalisées à Mino (préfecture de ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Emmanuel MARTIN-VIVIER
André Arbus est né à Toulouse, le 17 novembre 1903, dans une famille d'artisans pratiquant l'ébénisterie depuis plusieurs générations. Après des études secondaires, se destinant à une carrière de peintre, il entre à l'école des Beaux-Arts et travaille sur les établis familiaux où son grand-père lui fait le récit du tour de France des compagnons. L ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise PERROT
Le nom sous lequel est le mieux connu en France le peintre verrier flamand Arndt Ortkens (Arnould de la Pointe) est Arnoult de Nimègue. Il est né à Nimègue et mort à Anvers. On ne sait rien de sa formation. Dans les dernières années du xve siècle, il travaille à Tournai, avec d'autres peintres verriers, à une série de vingt-deu ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
L'art de Baldovinetti constitue un point de rencontre entre les deux tendances qui s'étaient affirmées dans la peinture florentine de la génération précédente, celle des coloristes et celle des dessinateurs. Il se rattache plus profondément au premier groupe, à Domenico Veneziano surtout, qui fut son maître et lui enseigna l'art des tonalités affi ... Lire la suiteÉcrit par : Colombe SAMOYAULT-VERLET
Famille de décorateurs et de graveurs français de la fin du xviie siècle et du début du xviiie connue grâce aux travaux de R. A. Weigert (Jean Ier Berain... 1640-1711, Paris, 1937). La renommée de cette famille est surtout due à Jean Ier (1640-1711). Fils d'un arquebusier lorra ... Lire la suiteÉcrit par : Monique MOSSER
Jardinier-paysagiste, architecte et décorateur français. Issu d'une lignée de maîtres-maçons et de jardiniers, Berthault semble s'être formé dans le milieu familial, principalement auprès de ses oncles : Jacques-Antoine Berthault, important entrepreneur parisien, et surtout Pierre-Gabriel Berthault, graveur renommé qui collabora avec Ledoux. C'est ... Lire la suiteÉcrit par : Georges BRUNEL
Pendant un siècle environ, la famille Galli Bibiena a régné avec une autorité incontestée sur les scènes de théâtre de toute l'Europe. Les Galli, dits Bibiena, sont originaires de la région de Bologne, et se présentent comme les dépositaires de cette grande tradition des Quadraturisti, les peintres spécialistes des architectures feintes q ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Cécile FOREST
Alexandre Bigot naît à Mer, dans le Loir-et-Cher, le 5 novembre 1862, de parents vignerons. Licencié en physique en 1884, il devient, en 1887, professeur à l'École alsacienne. Il passe son doctorat en 1890 avec une thèse sur les dérivés de la glycérine. À l'Exposition universelle de 1889, il s'enthousiasme pour les céramiques orientales. En 1890, ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Peintre-verrier, artisan du renouveau de l'art sacré en France. D'abord attiré par le théâtre, Jacques Bony entre à l'École des arts décoratifs en 1943. L'année suivante il crée son premier vitrail et rejoint son frère aîné Paul, lui aussi peintre-verrier, à l'atelier Hébert-Stevens, qui accueille depuis 1924 des artistes tels que Maurice Denis, p ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Peintre, céramiste, sculpteur, cartonnier de tapisserie, André Borderie quitte les P.T.T. pour se consacrer à la peinture. Il fonde avec Pierre et Véra Székely un atelier d'artistes à Bures-sur-Yvette où sont créés, de 1948 à 1957, des peintures des céramiques et des meubles. En 1955, il adhère au groupe Espace attaché au rôle de l'art en milieu u ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marcel CHAMPION
Orfèvre du grand khān des Mongols dont l'aventure est rapportée par le franciscain Guillaume de Rubrouck dans son Itinéraire. Parisien d'origine, Guillaume Boucher émigre en Hongrie où il épouse une femme née dans le pays, mais d'ascendance lorraine. Fait prisonnier à Belgrade lors d'un raid mongol et déporté à Karakorum en sa qualité d'h ... Lire la suiteÉcrit par : Francis John Bagott WATSON
Créateur et dessinateur français d'ameublement, André-Charles Boulle donna son nom à une technique de placage des meubles par marqueterie d'écaille et de métal : celle-ci connut une grande célébrité dans toute l'Europe à la fin du xviie siècle et au xviiie, mais il ne l'avait point inventée et il fut loin d' ... Lire la suiteÉcrit par : Roger-Henri GUERRAND
Né à Milan d'un père qui essaya toute sa vie de prouver le mouvement perpétuel, Carlo Bugatti suivit d'abord les cours de l'Académie Brera, puis s'inscrivit à l'École des beaux-arts de Paris. Il s'intéresse d'abord à l'architecture avant de se tourner vers le mobilier avec une volonté d'exotisme sans précédent ni suite dans le décor intérieur euro ... Lire la suiteÉcrit par : Colombe SAMOYAULT-VERLET
Dynastie d'ébénistes parisiens, d'origine hollandaise. L'activité des Van Risenburgh s'étend du début du xviiie siècle (arrivée de Bernard Ier à Paris) à 1775 environ (date où son petit-fils Bernard III abandonne le métier pour se consacrer à la sculpture). On connaît surtout les œuvres des deux derniers, Bernard II ... Lire la suiteÉcrit par : Colombe SAMOYAULT-VERLET
D'origine allemande, Carlin se forma à Paris dans le milieu des ébénistes du faubourg Saint-Antoine. Arrivé avant 1759, il se fait recevoir maître en 1766. Ses attaches familiales avec Œben, dont il épouse la sœur cadette, et par lui avec Roger van der Cruse Lacroix (frère de Mme Œben) expliquent en partie son style. C'est peut-être par ... Lire la suiteÉcrit par : Adrien GOETZ
Premier artiste à avoir laissé une autobiographie, Benvenuto Cellini, orfèvre florentin apprécié dans toute l'Europe, médailleur virtuose tardivement devenu sculpteur, entendait laisser de lui l'image d'un génie qui surpassait Michel-Ange et traitait d'égal à égal avec François Ier, Côme de Médicis, Clément VII ou Paul III. La fortune r ... Lire la suiteÉcrit par : Colombe SAMOYAULT-VERLET
On a peu de données précises sur la vie de Chippendale. On sait seulement qu'il naquit dans le Yorkshire et que son père, menuisier-ébéniste, s'installa à Londres dès 1727. Il est ainsi baigné très jeune dans le milieu des artisans du bois, parmi lesquels régnait alors un style national très particulier. En réaction contre le bois doré français et ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
La scénographie et le décor romantiques doivent beaucoup en France à un homme de grand talent, d'origine italienne, Pierre Ciceri. Très lié aux créateurs du mouvement romantique et ayant étudié l'architecture, il est le fournisseur attitré des principales scènes de Paris. Il s'est fait une spécialité comme « peintre de paysages » à l'Opéra (paysag ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Madeleine MARCHEIX
On ignore s'il y eut quelque lien de parenté entre deux familles de peintres émailleurs limousins, les Courteys et les Court, ou de Court. Le plus ancien est Pierre Courteys, qui subit à ses débuts l'influence de Pierre Reymond, mais pour s'en dégager assez vite, en montrant un tempérament vigoureux, un peu vulgaire. La première date relevée sur s ... Lire la suiteÉcrit par : Marcel DURLIAT
Décorateur et architecte espagnol, Covarrubias commence d'abord une carrière d'ornemaniste plateresque en utilisant un répertoire d'arabesques et de grotesques emprunté à la Renaissance italienne. Son intervention est signalée à Sigüenza (chapelle de Santa Librada), à Tolède (façade, escalier et patio de l'hôpital de Santa Cruz, dessinés par Egas) ... Lire la suiteÉcrit par : Laura NOESSER
Illustrateur anglais, né à Liverpool. Fils d'un portraitiste qui encourage très tôt son fils à la peinture, Walter Crane s'amuse à treize ans à décorer des livres d'encadrements floraux et d'initiales ornées ; son père le présente au graveur londonien William Linton chez qui il fait son apprentissage et qui participe à l'extraordinaire essor de la ... Lire la suiteÉcrit par : Colombe SAMOYAULT-VERLET
Fils d'un sculpteur sur bois d'Amiens, Cressent s'installe à Paris où il est reçu comme sculpteur à l'Académie de Saint-Luc en 1714. Collaborateur du grand rival de Boulle, Joseph Poitou (mort en 1719), il épouse sa veuve et lui succède ainsi dans la charge d'ébéniste du duc d'Orléans. Il travaille alors pour le Régent puis pour son fils. L'obliga ... Lire la suiteÉcrit par : Pascal FULACHER
Grande figure de l'art du livre, Germaine De Coster laisse derrière elle l'œuvre impressionnant d'une artiste qui exerça ses talents à la fois dans les domaines de la gravure, de l'illustration de livres et de la décoration de reliures. Née le 1er septembre 1895, à Paris, dans une famille d'ingénieurs d'origine flamande, elle connaît un ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-René GABORIT
La famille des Della Robbia offre l'un des plus remarquables exemples de continuité au sein du Quattrocento puisqu'elle compta quatre générations d'artistes qui consacrèrent leur activité à une même technique, celle de la sculpture en terre cuite émaillée (terracotta invetriata). L'ancêtre, Luca di Simone di Marco (1399 env.-1482), avait ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre MOUILLESEAUX
Il semble que l'apprentissage de François Desportes chez le Flamand Nicasius Bernaerts — installé en France et chargé de décorer la ménagerie de Versailles — ait beaucoup compté. La leçon de son maître, un élève de Snyders, demeura présente tout au long de sa carrière de peintre animalier. Très tôt pourtant, il essaie de se faire un nom dans le ge ... Lire la suiteÉcrit par : Pascal FULACHER
Relieur et historien de la reliure, Roger Devauchelle est, en France, une des grandes figures de cet art. Orphelin de père dès sa naissance (son père fut tué au combat en 1914), il dut quitter l'école à l'âge de douze ans, aussitôt après avoir obtenu son certificat d'études, afin de gagner sa vie. Sa passion pour le dessin et les livres le conduis ... Lire la suiteÉcrit par : Lionel RICHARD
Né le 7 février 1890 à Munich, d'un père enseignant, Walter Dexel obtient le baccalauréat en 1909 et, toujours à Munich, s'engage l'année suivante dans des études supérieures d'histoire de l'art. Il a notamment pour professeurs deux éminentes personnalités : Heinrich Wölfflin et Fritz Burger, l'un des rares universitaires spécialisés dans l'art mo ... Lire la suiteÉcrit par : Alain MAHUZIER
Mosaïste grec, Dioscoride de Samos (ou Dioscouridès) est un des rares artistes connus de l'école micrasiatique. Il est célèbre grâce à deux petits panneaux trouvés à Pompéi dans la villa de Cicéron, Les Musiciens ambulants du culte de Cybèle et Scène de comédie : une visite chez la magicienne (Musée national, Naples). Copiste de ... Lire la suiteÉcrit par : Olga MEDVEDKOVA
Fils aîné de Mstislav Doboujinski, peintre et décorateur de théâtre, membre du groupe pétersbourgeois Le Monde de l'art, Rostislav (Stiva) Doboujinski fait partie de la deuxième génération des artistes russes qui ont su brillamment développer en Europe occidentale la tradition des Ballets russes. C'est dans une ambiance de création flambo ... Lire la suiteÉcrit par : Marguerite KRASSILNIKOFF
Selon Vasari, Domenico de' Cammei travaille à Milan, comme graveur sur gemmes et comme médailleur. Il est en ces domaines le rival d'un artiste réputé, Giovanni delle Carniole, auteur du portrait en intaille de Savonarole. On l'identifie avec Domenico de Compagni ou peut-être avec Domenico Romano qui signe, en 1557, un camée de calcédoine, en souv ... Lire la suiteÉcrit par : Guillaume GARNIER
Dessinateur, graveur et décorateur, Drian est l'interprète talentueux de la mode Art déco dans ce qu'elle a de nerveux, d'éphémère. Venu à Paris vers 1898, Drian s'oriente bientôt vers l'illustration ; ses compositions, publiées dans L'Art et la mode, sont d'un style élaboré mais encore bien conventionnel. La description des robes et de l ... Lire la suiteÉcrit par : Colombe SAMOYAULT-VERLET
Artisan ébéniste parisien, Jacques Dubois produit comme B.V.R.B. (Bernard van Risen Burgh) des œuvres de luxe, en laque ou en marqueterie, très élaborées, ornées de bronzes mouvementés, assez dissymétriques, telles que les voulaient les marchands merciers. Il vendait ses œuvres qui étaient très prisées en province et à l'étranger. Jacques Dubois e ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Designer français. Né à Lyon en 1925, Michel Ducaroy, après avoir obtenu un diplôme de l'École nationale supérieure des beaux-arts (section sculpture) de sa ville natale, intègre l'entreprise familiale, l'usine Chaleyssin, qui produit des meubles contemporains. En 1954, il entre au service du fabricant de sièges Roset à Briord (Ain), dont il dirig ... Lire la suiteÉcrit par : Colombe SAMOYAULT-VERLET
La formation du décorateur français Maurice Dufrêne fut très complète, à la fois technique et théorique. Débutant en pleine époque de l'Art nouveau, il réagit très tôt contre les excès de ce style (Salon des décorateurs de 1906). À partir de cette date, il donne de nombreux modèles pour les différents arts décoratifs : ferronnerie, céramique, verr ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Emmanuel MARTIN-VIVIER
Paul Dupré-Lafon est né à Marseille, le 17 juin 1900. Fils d'Edmond Dupré et de Valentine Lafon, il est l'héritier d'une lignée d'industriels et de négociants marseillais. Après des études secondaires chez les jésuites, il choisit la carrière artistique et suit l'enseignement de l'école des Beaux-Arts de Marseille. Avec son ami Georges Willameur, ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TOULET
La carrière du relieur français Augustin Du Seuil fut placée sous la protection du Régent qui, en 1717, lui accorda, en surnombre, la charge exceptionnelle de relieur ordinaire du roi. On lui doit une dizaine de reliures mosaïquées exécutées sur des maquettes originales d'un style très libre, en correspondance évidente avec les formules artistique ... Lire la suiteÉcrit par : Roger-Henri GUERRAND
Né en 1907 à Saint Louis (Missouri), Charles Eames fait ses études d'architecture à l'université de cette ville où il commence ensuite sa carrière. Remarqué par l'architecte finlandais Eliel Saarinen – l'auteur de la gare d'Helsinki émigré aux États-Unis en 1923 –, il est appelé à Detroit où le maître dirige l'académie d'art de Cranbrook. Très vit ... Lire la suiteÉcrit par : Anton von EUW
Orfèvre colonais, connu par une inscription placée sur la paroi du fond de l'autel portatif provenant du trésor des Guelfes : EILBERTVS COLONIENSIS ME FECIT. En se fondant sur cette inscription et sur des considérations stylistiques, O. von Falke (ainsi que H. Frauberger, Deutsche Schmelzarbeiten des Mittelalters, Francfort-sur-le-Main, 1 ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TOULET
Relieurs français. Nicolas Ève succède à Claude de Picques comme relieur du roi entre 1572 et 1578. La connaissance encore assez incertaine de son œuvre est fondée sur les reliures qu'il fit pour les Statuts et ordonnances de l'ordre du Saint-Esprit (ordre qui venait d'être fondé par Henri III) et pour lesquelles il reçut paiement en 1579 ... Lire la suiteÉcrit par : Olga MEDVEDKOVA
Karl (prénoms russes Karl Goustavovitch, prénoms allemands Peter Karl) Fabergé est né à Saint-Pétersbourg en 1846. Il descendait de huguenots français émigrés en Allemagne. Son père Gustave Fabergé (1814-1893), né à Parnau, fonda en 1842 dans la capitale impériale une firme de joaillerie. En 1870, à l'âge de vingt-quatre ans, Karl reprit l'affaire ... Lire la suiteÉcrit par : Colombe SAMOYAULT-VERLET
Ébéniste et décorateur français, Paul Follot est un créateur dont les œuvres de style 1925 restent marquées par l'Art nouveau. Élève de Grasset, il garde de l'enseignement de son maître un goût pour les motifs et les sculptures dans le bois. Ces motifs stylisés, corbeilles de fleurs ou de fruits, exécutés généralement par Laurent Malclès, sont scu ... Lire la suiteÉcrit par : Anton von EUW
Orfèvre colonais, désigné de manière hypothétique, Frédéric de Cologne est le successeur d'Eilbertus Coloniensis, et le chef de l'atelier d'orfèvrerie de Saint-Pantaléon de Cologne. En se fondant, d'une part, sur l'existence de deux plaquettes d'émail représentant un FREDERICVS et un HERLIVVS PRIOR sur le socle de la châsse de saint Maurin, qui pr ... Lire la suiteÉcrit par : Jeanne GIACOMOTTI
Né à Nancy où son père possédait une gobeleterie, Émile Gallé fonde une école d'art appliqué à l'industrie, célèbre sous le nom d'École de Nancy, qui a joué un rôle prépondérant dans la diffusion du « style 1900 ». De 1862 à 1866, Émile Gallé séjourne en Allemagne et fait son apprentissage de verrier dans les fabriques de Meisenthal. En 1870, il c ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Emmanuel MARTIN-VIVIER
Décorateurs et designers français, Élisabeth Garouste et Mattia Bonetti produisent une œuvre commune depuis 1980. Épouse du peintre Gérard Garouste, Élisabeth Rochline est née à Paris, en 1949, au sein d'une famille d'immigrés russes. Après ses études secondaires, elle entre à l'école Camondo pour y étudier l'architecture d'intérieur. Avant son as ... Lire la suiteÉcrit par : Colombe SAMOYAULT-VERLET
La célébrité de Gaudreaux vient surtout d'avoir été, de 1726 à sa mort, ébéniste du Garde-Meuble de la Couronne. Ses œuvres ne sont pas estampillées, mais certaines peuvent être identifiées grâce aux archives du Garde-Meuble. Quelques meubles conservés, la commode de la chambre à coucher de Louis XV à Versailles (1739), dont les bronzes sont signé ... Lire la suiteÉcrit par : Colombe SAMOYAULT-VERLET
Fils d'un orfèvre du roi, Pierre Germain (1647-1684), Thomas doit aux leçons des peintres Boullongne et à la protection de Louvois une formation très complète. En 1688, il est en effet envoyé à Rome où il étudie l'architecture et la sculpture. Ses études des monuments antiques et des églises romaines tempèrent d'un certain classicisme une nature p ... Lire la suiteÉcrit par : Pascal DUBOURG-GLATIGNY
Formé dans l'atelier florentin de son beau-père, l'orfèvre Bartolo di Michele (Bartoluccio), Lorenzo di Cione Ghiberti poursuivit son apprentissage en tant que peintre et sculpteur dans les Marches avant de revenir à Florence sa ville natale, vers l'âge de vingt ans, pour participer au concours de la deuxième porte du baptistère de la cathédrale. ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques de CASO
Sculpteur anglais au talent très personnel, Alfred Gilbert sut enrichir la sculpture des particularités thématiques et stylistiques propres au mouvement des Arts décoratifs tout-puissant en Angleterre à la fin du xixe siècle. L'œuvre de Gilbert est d'autant plus remarquable qu'elle s'inscrit dans la production d'une génération ... Lire la suiteÉcrit par : Ulla KREMPEL
Godefroy de Huy fait partie du tout petit nombre d'orfèvres médiévaux dont le nom a survécu. Le chroniqueur Gilles d'Orval mentionne, dans son ouvrage Gesta pontificum, un certain « Godefroy appedain de Huy à maistre d'orfeivrie, li miedre et li plus expers et subtils ovriers que ons sawist en monde à chel jour... », qui en 1173, après un ... Lire la suiteÉcrit par : Colombe SAMOYAULT-VERLET
On sait peu de chose sur les débuts et la formation de Pierre Gouthière. Grâce aux recherches de J. Robiquet (Vie et œuvre de Pierre Gouthière, 1920), on sait qu'il était fils d'un sellier de Bar-sur-Aube. On ignore où il fit son apprentissage de ciseleur-doreur, sans doute à Paris puisque, dès 1758, il épouse la veuve du doreur François ... Lire la suiteÉcrit par : Simon TEXIER
Eileen Gray est née le 9 août 1879 dans le manoir familial de Brownswood, à Enniscorthy (Irlande). Après avoir suivi des cours de dessin à la Slade School of Fine Arts de Londres, elle s'installe à Paris, où elle avait effectué un premier séjour en 1900, pour visiter l'Exposition universelle. Inscrite à l'école de peinture Colarossi, puis à l'acad ... Lire la suiteÉcrit par : Catherine BRISAC
Tout destinait Jean-Jacques Gruber, maître verrier et historien d'art, à une carrière artistique. Né en 1904, fils de Jacques Gruber, un des « maîtres » de l'École de Nancy, et frère aîné du peintre Francis Gruber, il est formé dès son adolescence à la pratique du vitrail. En 1925, il seconde son père dans l'atelier parisien de la villa d'Alésia : ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Madeleine GAUTHIER
GUCCIVS MANAIE DE SENIS FECIT NICCHO[L]AUS PAPA QVARTVS : « Guccio di Mannaia de Sienne [m' (ou : l')] a fait [au temps de] Nicolas IV pape [qui m' (ou : l') a fondé]. » Telle est en effet l'interprétation la plus plausible de l'inscription qui court, en caractères serrés, sur un listel émaillé autour de la tige du calice célèbre, conservé depuis ... Lire la suiteÉcrit par : Madeleine PAUL-DAVID
Décrété « trésor national vivant » en 1955, Hamada Shōji fut l'un des animateurs les plus actifs du mouvement Mingei (art populaire) qui a redonné vie à l'artisanat nippon au cours des années 1930. Né à Kawasaki, non loin de Tōkyō, Hamada, qui voulait devenir peintre, fréquenta, dès son adolescence, les galeries d'avant-garde de la capita ... Lire la suiteÉcrit par : Jeanne GIACOMOTTI
Célèbre famille d'origine hollandaise dont le nom domine l'histoire de la céramique strasbourgeoise au xviiie siècle. Une modeste fabrique de pipes en terre établie en 1710 par Charles-François Hannong à Strasbourg, rue du Foulon (actuelle rue Hannong), est à l'origine de la grande manufacture de faïence et de porcelaine appelé ... Lire la suiteÉcrit par : Alain ERLANDE-BRANDENBURG
La réputation de Hennequin de Bruges a souffert de la trop grande personnalité de Nicolas Bataille, à qui l'on a accordé une importance démesurée dans la confection de la tenture de L'Apocalypse d'Angers. En outre, le fait qu'il se soit inspiré d'un certain nombre de manuscrits pour l'iconographie des sept pièces dont il dessina les carto ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Ébéniste anglais et créateur de meubles dont le nom est associé, outre-Manche, au style néoclassique, qu'il contribua à y développer avec grâce dans le domaine des arts décoratifs. On sait peu de choses de l'existence de George Hepplewhite, sinon qu'il fut apprenti chez le fabricant de meubles anglais Robert Gillow (1703-1773) à Lancaster, puis ou ... Lire la suiteÉcrit par : Colombe SAMOYAULT-VERLET
Famille d'ébénistes français des xviiie et xixe siècles. Peut-être formé dans l'atelier de Delanois, reçu maître en 1765, Georges Jacob (1739-1814) commence par se spécialiser dans les sièges et les bois de lit. Comme Delanois, il est un des tenants du nouveau style aux lignes droites et aux ornements tirés ... Lire la suiteÉcrit par : Marc THIVOLET
Le maniérisme opère un déplacement entre le « sujet » et les moyens mis en œuvre pour le représenter ; il introduit la dynamique de la dissymétrie dans l'œuvre d'art. Il est, avant tout, mouvement de rupture par la mise en mouvement des composantes habituellement soumises aux finalités d'une évocation. Paradoxalement, cette tendance n'a nulle part ... Lire la suiteÉcrit par : Colombe SAMOYAULT-VERLET
Fils de l'architecte Frantz Jourdain, Francis Jourdain commence une carrière de peintre avant de s'intéresser aux arts décoratifs. Ses Ateliers modernes, créés en 1912, prennent une extension si rapide qu'il les complète après la guerre par une boutique, « Chez Francis Jourdain », où l'on trouve aussi bien des meubles, des tissus, des papiers pein ... Lire la suiteÉcrit par : Danielle GABORIT-CHOPIN
L'orfèvre parisien Guillaume Julien, possesseur de deux boutiques sur le Grand-Pont, travailla pour le roi Philippe IV le Bel. Sa renommée lui valut la commande du chef reliquaire monumental de Saint Louis, destiné à la Sainte-Chapelle, et les comptes royaux mentionnent des paiements à l'orfèvre (mort en 1316 env.) puis à ses héritiers de 1298 à 1 ... Lire la suiteÉcrit par : Madeleine PAUL-DAVID
L'ère Genroku (1688-1703) vit l'apogée de l'artisanat de Kyōto. La plupart des soieries et des laques y furent fabriqués par les héritiers d'une longue tradition constamment renouvelée par une clientèle au goût raffiné et d'une haute culture. C'est à cette époque que Nonomura Ninsei et Ogata Kenzan furent les initiateurs d'un nouvel art céramique ... Lire la suiteÉcrit par : Madeleine PAUL-DAVID
Dès 1530, enrichis par le commerce avec la Chine, les grands marchands de Kyōto, tout en assumant la direction administrative de leur ville, prirent part à la vie culturelle, s'adonnant à la cérémonie du thé, aux arrangements de fleurs, à la poésie, à la calligraphie. Ils avaient pour clientèle la cour et l'aristocratie et soutinrent financièremen ... Lire la suiteÉcrit par : Madeleine PAUL-DAVID
À la fin du xviie siècle, en dépit du transfert du gouvernement shogunal à Edo (la future Tōkyō), Kyōto reste le centre intellectuel et artistique du Japon. L'aristocratie et les riches familles marchandes ont alors des intérêts communs : poésie, calligraphie, peinture, nō et chanoyu sont leurs passe-temps fav ... Lire la suiteÉcrit par : Brigitte FITOUSSI
Tout au long de sa carrière, le designer japonais Kuramata Shiro a su associer à son savoir-faire professionnel une dimension poétique peu commune. Célèbre dans son pays, il reste longtemps méconnu à l'étranger et n'acquiert un renom international qu'à partir des années 1980. Il participe, dès 1981, au mouvement d'avant-garde italien Memphis, fond ... Lire la suiteÉcrit par : Yvonne BRUNHAMMER
Créateur de bijoux et maître verrier, René Lalique participe activement à la révolution esthétique de la fin du xixe siècle. Grâce à l'emploi de nouvelles techniques, le recours à de nouveaux matériaux et à un répertoire iconographique original va lui permettre d'inventer de véritables manifestes de l'Art nouveau. Puisant son i ... Lire la suiteÉcrit par : Colombe SAMOYAULT-VERLET
Ferronnier lorrain, Jean Lamour travailla à Nancy sous la direction de l'architecte Héré à la chapelle du Bon-Secours (grilles), à la maison des Missions royales (rampe d'escalier et balcons) et surtout à la place Stanislas. Les deux grilles monumentales (1751-1755) qui ferment cette place sont le triomphe de la ferronnerie. Fortement rythmées par ... Lire la suiteÉcrit par : Évelyne GAUDRY
Né à Seyssel en Bugey, dans l'Ain, Philippe de Lasalle entra en apprentissage chez le peintre Sarrabat, dont on sait qu'il fut cité, en 1751, parmi les peintres lyonnais capables de former les dessinateurs en soieries. Il convient à ce propos de rappeler le rôle important que jouèrent ces derniers au xviiie siècle et qu'évoque ... Lire la suiteÉcrit par : Anthony CHRISTIE
Fils d'un juge du British Colonial Service, Bernard Leach, né à Hong Kong, fut envoyé en Angleterre pour les besoins de son éducation et, à l'âge de seize ans, entra à la Slade School of Art, où il suivit les leçons de dessin de Tonks. Il fréquenta ensuite la London School of Art ; là, Brangwyn lui enseigna l'eau-forte. En 1909, sous l'influence d ... Lire la suiteÉcrit par : Colombe SAMOYAULT-VERLET
Ébéniste français. Leleu fut formé dans l'atelier d'Œben, comme Riesener, dont il resta longtemps le rival. À la mort du maître en 1763, il espérait obtenir la direction de l'atelier ; mais, ayant été évincé par Riesener, il se fit recevoir maître en 1764 et s'installa à son compte. Il est influencé par Œben, mais s'affirme bientôt comme le plus n ... Lire la suiteÉcrit par : Colombe SAMOYAULT-VERLET
Famille de sculpteurs sur bois et de marqueteurs de la seconde moitié du xve siècle, originaire de Lendinara (province de Rovigo en Vénétie). Les membres les plus célèbres de cette famille sont deux frères, Lorenzo et Cristoforo Canozi, dits Lendinara, qui ont fortement contribué au perfectionnement de l'intarsio ou ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise PERROT
Dynastie de peintres verriers de Beauvais. Parmi les Le Prince, le plus ancien nom connu par les archives est celui de Lorin (1491), qui travailla pour l'église Saint-Martin aujourd'hui détruite, mais dont aucune œuvre n'est conservée. Viennent ensuite Jean, Engrand, Nicolas et Pierre connus à la fois par les textes et par des œuvres ; mais nous i ... Lire la suiteÉcrit par : Pascal FULACHER
Le relieur Georges Leroux est né à Grasse en 1922. Il fait son entrée dans le monde artistique par la poésie : auteur de poèmes puis rédacteur d'une revue de poésie, il ouvre à Cannes une librairie de livres rares et épuisés. Sa future femme, Lilette, pratique la reliure et c'est pour elle qu'il crée ses premiers projets. Une longue complicité va ... Lire la suiteÉcrit par : Roger-Henri GUERRAND
Français émigré aux États-Unis, acteur majeur de la streamline – l’ancêtre du design industriel – Raymond Loewy a été, dès les années 1930-1940, l’un des premiers à réfléchir à des formes propres à plaire au consommateur tout en se pliant aux exigences industrielles. Les logos et enseignes de L'Oréal, Air France, Monoprix, BP, LU, Shell e ... Lire la suiteÉcrit par : Nicole de REYNIES
Essentiellement connu pour ses cartons de tapisserie, Jean Lurçat, frère de l'architecte André Lurçat, s'est exprimé cependant avec talent dans des domaines très divers (peintures, dessins, aquarelles, estampes, vitraux, céramiques et mosaïques, bijoux et cristaux, décors de théâtre, poèmes, œuvre critique). Il abandonne des études médicales pour ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise PERROT
Peintre verrier, né très probablement à La Châtre et mort à Arezzo, souvent appelé par erreur Guillaume de Marseille. Guillaume de Marcillat est connu par ses travaux en Italie ; de sa vie en France, nous ignorons tout, sauf un passage à Narbonne dans les premières années du xvie siècle, peu avant son départ pour Rome. Nous som ... Lire la suiteÉcrit par : Colombe SAMOYAULT-VERLET
Peintre et décorateur français. Mare est peintre avant d'être décorateur, et son goût pour les valeurs traditionnelles et la qualité du travail influencera ses conceptions. Il commence par dessiner des reliures aussi bien que des meubles. Le point de départ de son succès date de son association avec le peintre et architecte Louis Süe (1875-1968) e ... Lire la suiteÉcrit par : Jeanne GIACOMOTTI
Peintre et maître verrier français. Marinot se destine d'abord à la peinture. En 1901, il se rend à Paris et entre à l'École nationale des beaux-arts, où il travaille dans l'atelier de Cormon de 1905 à 1912. Il fait alors partie du groupe des fauves et prend part à leurs expositions ; au Salon de 1912, il présente déjà quelques verres avec ses tab ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TOULET
Contrairement à ses grands prédécesseurs – Marius-Michel s'est fait connaître par ses prises de position doctrinales, Legrain et Bonet furent des décorateurs non praticiens –, le relieur d'art Pierre-Lucien Martin est d'abord un homme de métier. Métier qu'il a appris à l'École Estienne, métier qu'il a exercé longtemps comme ouvrier ici ou là jusqu ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Emmanuel MARTIN-VIVIER
Mathieu Matégot est né le 4 avril 1910 en Hongrie à Tapio-Sully, village situé à une vingtaine de kilomètres de Budapest. Il débute comme décorateur au Théâtre national de la capitale après avoir suivi une formation artistique à l'Académie Jaschick et à l'école des Beaux-Arts. Âgé de dix-neuf ans, il quitte son pays pour découvrir l'Europe de l'Ou ... Lire la suiteÉcrit par : Claire FAYOLLE
« Créateur de lumière ? Il n'y en a que deux : Dieu et Thomas Alva Edison. Et nous, les concepteurs et créateurs de lampes, nous ne faisons que cacher ce que ces deux-là ont créé. » Ainsi s'exprime le designer allemand Ingo Maurer lors de l'exposition Lumières, je pense à vous du Centre Georges-Pompidou à Paris, en 1985, où il présente un ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Madeleine MARCHEIX
L'émailleur qui signe M. D., M. D. P., M. D. P. P., ou M. D. Pape ne doit pas être confondu avec Martin Didier qui fut émailleur du roi à la fin du xvie siècle. Rien dans sa signature n'indique qu'il se soit appelé Martin ni Didier ; en revanche, son style et ses modèles gravés le rattachent plutôt à l'art des environs de 1550. ... Lire la suiteÉcrit par : Chantal KOZYREFF
Homme de grande culture, amateur d'art éclairé, potier autant que peintre, Aoki Mokubei est le type même du lettré, dans son concept oriental, et la personnification d'une certaine élite intellectuelle de l'époque. Il fut esthète avant que d'être artiste et, fait exceptionnel, il passa très tard à la création. En dépit de la politique isolationnis ... Lire la suiteÉcrit par : Colombe SAMOYAULT-VERLET
Fils de Louis Montigny, ébéniste du faubourg Saint-Antoine, Philippe Montigny, reçu maître en 1766, se fit une spécialité des meubles imitant les meubles de Boulle. On assiste, en effet, à la fin du xviiie siècle, à un renouveau de la mode des meubles d'ébène à marqueterie d'écaille et de cuivre. La technique ne s'en était jama ... Lire la suiteÉcrit par : Philip Prichard HENDERSON
Tout à tour dessinateur, poète, romancier, traducteur, peintre, théoricien, et finalement acteur notable du mouvement socialiste anglais, William Morris fonda le mouvement Arts and Crafts en Angleterre grâce à ses créations dans divers arts décoratifs (mobilier, textile, vitrail, papier peint), bouleversant l'esthétique de l'époque victorienne et ... Lire la suiteÉcrit par : Roger-Henri GUERRAND
Originaire, comme l'architecte Charles Garnier, du quartier Mouffetard, un secteur populaire de la montagne Sainte-Geneviève à Paris, Serge Mouille entre à treize ans à l'École des arts appliqués. Après avoir travaillé sous la direction de Gabriel Lacroix dans l'atelier d'orfèvrerie, spécialité dont il sera diplômé, il s'installe à son compte, en ... Lire la suiteÉcrit par : Marguerite KRASSILNIKOFF
Peintre, dessinateur, orfèvre, graveur sur gemmes et médailleur italien, Matteo del Nassaro est pour Vasari le maître de la glyptique. Fils de Jacopo del Nassaro, bottier à Vérone, il apprend dans sa jeunesse le dessin et la musique. Deux artistes de Vérone lui enseignent la gravure : Galeazzo Mondella et Nicolò Avanzi. On considère La Déposit ... Lire la suiteÉcrit par : Madeleine PAUL-DAVID
Potier japonais, Ninsei est originaire du village de Nonomura, près de Tamba. Il établit, vers 1650, son four à Omurō, près du Ninnaji, dans les environs de Kyōto, sous la protection de l'abbé du monastère et du grand maître du thé Kanamori Shōan. En 1657, prenant la tonsure, il adopta le nom de Ninsei. C'est ce même nom qu'à l'aide d'un cachet il ... Lire la suiteÉcrit par : Colombe SAMOYAULT-VERLET
Ébéniste d'origine allemande, Œben travaille à son arrivée à Paris dans l'atelier de Charles-Joseph Boulle au Louvre. La formation qu'il a reçue en Allemagne et l'influence de Boulle expliquent l'extraordinaire virtuosité de marqueteur qu'il déploiera. Son mariage en 1749 avec la sœur de Roger Van der Cruse dit Lacroix (R.V.L.C.) a certainement fa ... Lire la suiteÉcrit par : Dominique POULAIN
Céramiste et « philosophe naturel » français. Le caractère romanesque de Bernard Palissy, suscité en partie par sa vie aventureuse et par ses écrits, fut amplifié par le mouvement romantique et laïc du xixe siècle qui en fit une figure quasi mythique. Textes et documents permettent pourtant de retracer sommairement sa vie et sa ... Lire la suiteÉcrit par : Anne-Marie FÈVRE
Le designer danois Verner Panton reste bien assis sur la seconde moitié du xxe siècle, grâce à un siège insubmersible : la voluptueuse chaise Panton, qu'il conçut en 1954. Moulée d'une seule pièce dans une résine synthétique, en porte à faux, cette chaise empilable représente au moment de sa création une performance te ... Lire la suiteÉcrit par : Stéphane LAURENT
Né à Paris en 1927, Pierre Paulin est sensibilisé au design par son oncle, dessinateur automobile dans l'Angleterre d'avant guerre et à la sculpture par un grand-oncle, Frederik Balthazar Stoll. Il apprend la taille sur pierre à Beaune (Bourgogne), mais en 1947 une grave blessure au bras l'empêche de poursuivre son dessein. Ses parents l'orientent ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Madeleine MARCHEIX
Le fondateur de la première dynastie limousine d'émailleurs connus, Nardon Pénicaud, était sans doute plus jeune d'une génération que d'autres artistes restés anonymes, tels le prétendu Monvaerni et le Maître du triptyque d'Orléans. La seule précision apportée par son œuvre est la date de 1503 sur une Crucifixion (musée de Cluny, Paris). ... Lire la suiteÉcrit par : Joseph ABRAM, Universalis
Créatrice de mobiliers et d'aménagements intérieurs, Charlotte Perriand a fait ses études à l'École de l'Union centrale des arts décoratifs de Paris, de 1920 à 1925, avant de s'engager, aux côtés des principaux protagonistes de la scène architecturale parisienne, dans une véritable réforme de l'espace domestique. Architecte d'espace autant que des ... Lire la suiteÉcrit par : Roger-Henri GUERRAND
Si l'art nouveau a tenté de réconcilier l'Art et l'Utile en faisant de l'architecte un créateur total dominant à la fois le secteur de la construction et celui du décor intérieur, il ne vint jamais à l'esprit de ses maîtres – ni de leurs successeurs de l'entre-deux-guerres – que non seulement il ne fallait plus distinguer l'architecture du design ... Lire la suiteÉcrit par : Sophie DESWARTE
La réaffirmation des fonctions murales et monumentales de la tapisserie, l'étude attentive de ses techniques spécifiques, principes défendus par Jean Lurçat à la suite de sa redécouverte de l'Apocalypse d'Angers en 1929, ont été le point de départ de l'œuvre de cartonnier de Jean Picart le Doux. Né à Paris le 31 janvier 1902 dans une fami ... Lire la suiteÉcrit par : Gilles PLAZY
« Où aboutira Pierlot, il est trop tôt encore pour le prévoir », écrivait Yves Bonnefoy en 1976. C'était dans le catalogue de l'exposition consacrée à Ratilly, au musée des Arts décoratifs de Paris. Yves Bonnefoy, le poète, était l'ami de Norbert Pierlot, le potier, dont il voyait inaugurer le temps d'une nouvelle expérience, dont il voyait commen ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
Peintre et mosaïste de l'école toscane. La carrière de Piero di Puccio s'est partagée entre Orvieto, Pise et Milan, où il est envoyé en 1365 pour se mettre au service de Galeas Visconti, avec plusieurs artistes pisans (Giunta di Bonajuto, Jacopo di Simonetto, etc.). Il avait auparavant collaboré à Orvieto avec Ugolino di Prete Ilario à la chapelle ... Lire la suiteÉcrit par : Joseph ABRAM
Héritier de l'école de Nancy, Jean Prouvé est l'un des grands inventeurs de structures de l'architecture du xxe siècle. Il a défini, à partir de la tôle d'acier, un langage constructif élégant et rationnel qu'il n'a cessé de perfectionner tout au long de sa carrière. D'abord ferronnier d'art, puis ingénieur et industriel, il a ... Lire la suiteÉcrit par : Jeanne GIACOMOTTI
Artiste polyvalent, Victor Prouvé a pratiqué toutes les techniques ; il fut peintre, graveur, sculpteur et décorateur. Originaire de Nancy, ses précoces dispositions pour le dessin lui valent, dès 1877, une bourse d'études à l'École des beaux-arts de Paris où il sera l'élève de Cabanel. Il expose aux Salons des artistes français à partir de 1885. ... Lire la suiteÉcrit par : Roger-Henri GUERRAND
L'histoire du design mondial aura été marquée par un trio incomparable constitué par des femmes : Maïmé Arnodin (1916-2003), Denise Fayolle (1923-1995), Andrée Putman (1925). Aucune d'entre elles n'a été formée par une quelconque école d'art. La doyenne est ingénieur de l'École centrale, la seconde a passé une licence de philosophie, tandis que la ... Lire la suiteÉcrit par : Colombe SAMOYAULT-VERLET
Décorateur français, Armand Rateau est d'abord attiré par la sculpture sur bois, ce qui l'amène, très jeune, à dessiner des projets de meubles. Sa carrière se situe en dehors de tous les mouvements et groupes du style « art déco ». L'Antiquité et l'Orient l'inspirent dans les différents intérieurs très originaux qu'il imagine, le plus célèbre étan ... Lire la suiteÉcrit par : Colombe SAMOYAULT-VERLET
Le plus célèbre des ébénistes du règne de Louis XVI, Riesener est né en Allemagne et s'est formé à Paris dans l'atelier de son compatriote Jean-François Œben. À la mort de ce dernier, en 1763, il aide sa veuve à maintenir l'activité de l'atelier et produit des œuvres qu'il continue, suivant la coutume, à estampiller Œben. En 1767, il épouse la veu ... Lire la suiteÉcrit par : Michèle HENG
Guy de Chaunac, dont la famille paternelle était d'origine périgourdine, est né en 1907 à Nieul-l'Espoir dans la Vienne, où il passa son enfance dans la propriété maternelle. Au collège des jésuites de Poitiers, il montra peu d'intérêt pour les études, à l'exception du dessin. En 1925, il fut admis à l'École nationale des arts décoratifs de Paris ... Lire la suiteÉcrit par : Colombe SAMOYAULT-VERLET
Fils d'Abraham Roentgen (1711-1792), ébéniste allemand installé à Neuwied près de Coblence. Formé par son père, David Roentgen lui succède en 1772. Il donne une grande extension à l'atelier de Neuwied, dont la production se distingua par l'habileté des mécanismes et la virtuosité des marqueteries, ceci grâce à une double collaboration. Roentgen s' ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise PERROT
Peintre verrier attitré de Marguerite d'Autriche, Nicolas Rombouts est mort à Bruxelles, où on le trouve installé dès 1499, semble-t-il ; la date de sa naissance demeure inconnue. Plusieurs de ses œuvres sont conservées et permettent de suivre l'évolution de son style. Le vitrail peint en 1503 à la cathédrale d'Anvers pour Engelbert II de Nassau, ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Emmanuel MARTIN-VIVIER
Le décorateur Jean Royère est né à Paris en 1902. Après une courte carrière dans le commerce auprès de son oncle au Havre, ce fils de haut fonctionnaire se lance dans la décoration à Paris, à l'âge de vingt-neuf ans. Autodidacte, le jeune décorateur explore d'abord l'œuvre de ses aînés avant de forger son propre vocabulaire formel. Ses premiers pr ... Lire la suiteÉcrit par : Colombe SAMOYAULT-VERLET
Fils d'un entrepreneur de peinture alsacien installé à Paris, Ruhlmann est mêlé très jeune au milieu des architectes et des décorateurs. Il se forme aux techniques de l'ébénisterie et s'impose dès le Salon d'automne de 1913 par la forme élégante des pieds fuseaux et la préciosité des placages de ses meubles. La renommée viendra surtout après la gu ... Lire la suiteÉcrit par : Colombe SAMOYAULT-VERLET
Membre d'une famille qui comptait de nombreux menuisiers et ébénistes, Sené fut reçu maître menuisier dès 1769. Son activité se situe tout entière pendant la période Louis XVI. De son vivant, et encore actuellement, son œuvre est éclipsée par celle de son rival Georges Jacob, mais les recherches récentes de Pierre Verlet sur le mobilier royal ont ... Lire la suiteÉcrit par : Christine SHIMIZU
Nommé en 1956 par le gouvernement japonais Trésor national vivant dans le domaine de la teinture, Serizawa a su redonner à cet art traditionnel une nouvelle vie en puisant son inspiration dans les arts populaires japonais et en utilisant de nouveaux supports. Yanagi Sōetsu, théoricien du mouvement pour la renaissance des arts populaires au Japon, ... Lire la suiteÉcrit par : Roger-Henri GUERRAND
Redécouvert en 1975 par Jacques-Grégoire Watelet (Gustave Serrurier-Bovy, architecte et décorateur 1858-1910, Académie royale de Belgique, Bruxelles), le meublier et décorateur Serrurier-Bovy doit être compté parmi les premiers représentants de l'Art nouveau sur le continent européen. Fils d'un entrepreneur de menuiserie, il fit ses étude ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Ébéniste anglais, champion du néo-classicisme, Thomas Sheraton donna son nom, durant la dernière phase de l'ère géorgienne (de l'avènement du roi George Ier, en 1714, à la mort de George IV, en 1830), à un style de mobilier caractérisé par un extrême raffinement, qui fut sans doute à l'origine de l'inspiration principale des créateurs d ... Lire la suiteÉcrit par : Madeleine PAUL-DAVID
Au début du xviie siècle, lors de la création du shōgunat des Tokugawa, Kyōto, perdant sa puissance politique, reste le centre culturel et artistique du Japon. Tandis que Ieyasu utilisait les principes de l'éthique confucianiste pour consolider son pouvoir, la noblesse de cour, nostalgique, collaborait avec les riches marchands ... Lire la suiteÉcrit par : Roger-Henri GUERRAND
La Foire internationale du meuble qui se tient chaque année à Milan suscite, au moins depuis 1970, un succès croissant tant l'équipement de la maison a provoqué l'inventivité des créateurs transalpins soutenus par des industriels à l'affût du moindre signe de modernité. Reprenant l'exemple des maîtres de l'Art nouveau, certains architectes se comp ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-René GABORIT
Fils d'un orfèvre de Mantoue, Sperandio doit surtout sa réputation à son activité de médailleur. Le peu que l'on sait de sa vie nous le montre comme un artiste besogneux, chargé d'une famille qu'il qualifiait lui-même d'inutile, contraint, pour survivre, de quémander les bonnes grâces des princes et passant d'ailleurs d'un protecteur à l'autre san ... Lire la suiteÉcrit par : Roger-Henri GUERRAND
Né à Paris en 1949, fils d'un constructeur d'avions, Philippe Starck est un produit de l'enseignement libre : études secondaires à l'institution Sainte-Croix de Neuilly puis cours d'architecture intérieure à l'école Camondo. Dès 1969, il se fait connaître par un projet de maison gonflable et le couturier Pierre Cardin l'engage pour créer une gamme ... Lire la suiteÉcrit par : Chantal KOZYREFF
Artiste comblé par la richesse et la gloire, Kanō Tanyū atteignit les plus hauts sommets auxquels un artiste pouvait prétendre. Son plus grand mérite fut de lier sa fortune à celle des Tokugawa, assurant ainsi la prospérité de son école et son rayonnement pendant près de trois cents ans. Quittant Kyōto pour Edo, il provoqua la scission de l'école ... Lire la suiteÉcrit par : Colombe SAMOYAULT-VERLET
Fils d'un ciseleur parisien, Thomire bénéficia d'une formation très complète. Il travailla la sculpture à l'Académie de Saint-Luc, à Rome, avec Pajou et Houdon. Ce dernier aurait voulu en faire un fondeur, mais Thomire se spécialise dans la ciselure et entre dans l'atelier de Gouthière. Il acquiert très vite auprès de celui-ci une parfaite connais ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Pionnier autrichien de la fabrication industrielle de mobilier. Ses innovations en matière de production de meubles en bois courbé influencèrent profondément ses contemporains, mais aussi les créateurs de l'époque moderne, et les chaises qu'il conçut, aux lignes à la fois fonctionnelles et raffinées, sont encore fabriquées de nos jours. À l'origin ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Peintre, artisan, philanthrope, décorateur et designer américain de renommée internationale, Louis Comfort Tiffany fut l'un des plus importants représentants de l'Art nouveau, mais aussi un innovateur remarquable dans le domaine de la verrerie d'art. Fils du célèbre bijoutier Charles Lewis Tiffany (1812-1902), Louis naît le 18 février 1848 à New Y ... Lire la suiteÉcrit par : Colombe SAMOYAULT-VERLET
Serrurier ornemaniste d'origine française, Jean Tijou arrive en Angleterre vers 1660. Il travaille sous les ordres de différents architectes, pour Wren en particulier, au château de Hampton Court (1670), puis à la cathédrale St. Paul et dans diverses maisons de Londres. Il dessine des balcons, des rampes, des grilles. Son ouvrage, A New Book o ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Madeleine GAUTHIER
Signataire avec ses associés du plus beau et du plus grandiose ouvrage émaillé du Trecento, le reliquaire du corporal miraculeux de Bolsena conservé à la cathédrale d'Orvieto (P. dal Poggetto, « Ugolino di Vieri », in Forma e colore, no 8), Ugolino di Vieri pose néanmoins de multiples problèmes d'attribution encore irrésolus. O ... Lire la suiteÉcrit par : Jeanne GIACOMOTTI
Principal représentant d'une importante dynastie de potiers anglais, Josiah Wedgwood, treizième enfant de Thomas Wedgwood, est né à Burslem (Staffordshire). Dès l'âge de neuf ans, il travaille à la poterie paternelle de Churchyard et, par la suite, chez son frère aîné. En 1754, il s'associe avec le célèbre potier Thomas Whieldon à Fenton, mais en ... Lire la suiteÉcrit par : Anne LAJOIX
Le designer finlandais Tapio Wirkkala, est mort le 19 mai 1985. Il naquit le 2 juin 1915 à Hanko d'un père sculpteur sur pierre et d'une mère qui s'adonnait au tissage et à la broderie. Il n'oubliera jamais les paysages de la Finlande : le ressac, les tourbillons du ciel, la structure du bois et des pierres, ni l'image du monde du travail que ce p ... Lire la suite
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