Nom d'un géant, fils du roi païen Balan qui, s'étant emparé de Rome, avait pillé les reliques du trésor de Saint-Pierre, notamment le baume ayant servi à la sépulture de Jésus, baume qui a le don miraculeux de guérir les blessures. Cette légende nous est connue par un passage de la Chronique rimée (1243) de Philippe Mousket, et par un poème intitulé la Destruction de Rome ; elle est peut-être l'écho de la prise de Rome par les Sarrasins en 846. La chanson de Fierabras, poème de plus de 6 200 alexandrins (fin du xiie s.), reprend cette légende et l'associe à celle qui raconte l'expédition guerrière de Charlemagne en Espagne ; mais ces événements sont censés se dérouler avant Roncevaux. Olivier est le héros de l'histoire. En effet, comme Balan s'est réfugié en Espagne et que Charlemagne l'y poursuit, Olivier est vainqueur de Fierabras dans un duel qui fournit le thème à l'un des meilleurs récits de la chanson de geste. Cependant il est fait prisonnier et enfermé dans un cachot à Aigremore, où il retrouve les autres pairs de France également prisonniers ; ils sont délivrés grâce à Floripas, la sœur de Fierabras, amoureuse de Gui de Bou […]
