Depuis les années 1950, Cy Twombly réalise, dans ses ateliers de New York et d'Italie, des œuvres sur toile et sur papier couvertes de traces et de signes que Roland Barthes a décrites comme « un palimpseste pervers ». S'inscrivant dans la continuité de l'expressionnisme abstrait tout en étant associées au néodadaïsme, sensuelles et ironiques, elles vont marquer des générations de peintres, dans le temps où l'on proclame la mort de la peinture. Médium dont elles accompagneront le retour dans les années 1980.
Né en 1928 à Lexington (Virginie), dans le sud des États-Unis, Cy Twombly, après des études à la Boston Museum School où il découvre les œuvres de Chaïm Soutine, Kurt Schwitters et Alberto Giacometti, arrive à New York en septembre 1950 en plein âge d'or de la peinture américaine. Il rencontre à l'Art Students League Robert Rauschenberg, qui va devenir son complice pour de nombreuses années et se rend sur ses conseils au Black Mountain College (Caroline du Nord) où se joue dans la pluridisciplinarité la suite de l'expressionnisme abstrait. S'y trouvent, aux côtés d'un musicien comme John Cage et d'un […]
