3. Retours
Après 1971, Twombly travaille davantage sur papier (dessin, collage, gravure et peinture), support associé parfois à la toile au sein de polyptyques (Goethe in Italy, 1978). C'est aux papiers que son galeriste parisien Yvon Lambert consacre un catalogue raisonné en 1979 : il demande un texte à Barthes, qui la même année a écrit sur le peintre dans le catalogue de la rétrospective du Whitney Museum of American Art et le rencontrera. Le végétal y devient un sujet de prédilection pour l'artiste, nouant avec le réel un nouveau lien que l'on va retrouver dans son œuvre sur toile (Paesaggio, 1986). Ses peintures, à l'huile ou à l'acrylique, sont le lieu d'un travail sur la matière caractérisé par une médiocrité volontaire (empâtements, coulures), présente aussi dans sa sculpture peinte en blanc à laquelle il est revenu en 1976 après dix-sept ans d'interruption.
Le travail de Twombly, présenté dans les années 1980 au sein des expositions signalant le retour de la peinture à côté de celui des artistes de la trans-avant-garde internationale, va bénéficier d'un regain de faveur. À Paris, une exposition itinérante de ses œuvres organisée par Harald Szeemann s'arrête en 1988 au Musée national d'art moderne, avant que ne soit dévoilé son rideau de scène lors de l'inauguration de l'Opéra Bastille en 1989. À New York, le Museum of Modern Art lui consacre en 1994 une rétrospective qui fait de lui un héros de la peinture américaine. Dès l'année suivante, son travail est présenté en permanence à Houston dans la Cy Twombly Gallery conçue par Renzo Piano avec le peintre, qui recevra en 2001 le lion d'or de la biennale de Venise. En 2010, il réalise The Ceiling, un décor peint au plafond de la salle des Bronzes au musée du Louvre
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