Le premier des procédés de film large projeté sur grand écran qui ait connu un grand succès commercial (La Tunique, de H. Koster, 1953).
Le Cinémascope est fondé sur un procédé optique très ancien, l'anamorphose, qui, par un jeu de miroirs et de lentilles, comprime l'image dans le sens vertical et la restitue ensuite dans sa largeur normale. Le physicien et inventeur français Henri Chrétien (1879-1956) fit breveter en 1927 un dispositif anamorphoseur qui, associé à un objectif normal de caméra, en élargit considérablement le champ tout en comprimant l'image impressionnée sur la pellicule pour la ramener à 35 mm. Un anamorphoseur inversé fixé à l'objectif du projecteur rend à la projection toute sa largeur au champ englobé. L'image passe ainsi des proportions 1 × 1,33 à celles de 1 × 2,66.
L'exploitation de l'anamorphose au cinéma à partir de 1953 sous le nom de Cinémascope lança la mode de l'écran large, sous toutes ses formes et toutes ses appellations (Superscope, Dyaliscope, Franscope, Vistavision, Panavision, Technirama, Cinérama). L'écran large, capable d'embrasser de vastes paysages et d'importants mouvements de foule, devait concurrencer le petit écran de la télévision. Il a cessé d'être une attraction, mais les proportions de l'image cinématographique en ont été définitivement modifiées.
Victor BACHY
Retour en haut



