2. Écologie
Sauf exceptions (Nucula, Pecten, Lima), les Bivalves sont peu mobiles et même fixés. Certains peuplent les substrats durs de la zone néritique où ils se fixent, tandis que d'autres s'enfouissent dans les sédiments meubles, au sein desquels ils se rangent en plusieurs étages selon la profondeur où ils pénètrent.
La plupart des Bivalves sont des filtreurs, c'est-à-dire qu'ils reçoivent une nourriture composée de fines particules triées par les cténidies. Sauf les Protobranches, plus actifs, qui font exception à cette règle, leur niche écologique correspond donc, en général, à des biotopes riches en phytoplancton. Les plus favorables à ce point de vue se situent dans la partie haute de la zone littorale, dans les récifs coralliens, dans les herbiers, dans les zones deltaïques. Ils sont assez fréquents également dans les eaux saumâtres et douces.
Le développement de la coquille calcaire fait des Lamellibranches d'authentiques édificateurs de biohermes : c'est aujourd'hui le cas des huîtres dans l'embouchure de certains fleuves. Ce fut celui de nombreux types fossiles tels que les Rudistes du Jurassique supérieur-Crétacé (Diceras, Hippurites), qui s'enracinent dès le Silurien XV dans les Mégalodontioïdes, caractérisés par une coquille épaisse.
Il existe aussi des Bivalves perforants : les lithophages, voisins des moules, creusent les rochers dans la zone tidale. Les pholades, proches des Desmodontes, perforent les pierres les plus dures, tandis que les tarets sont de redoutables destructeurs des bois flottés et de ceux qui sont utilisés pour la construction des navires et des appontements.
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