Les récepteurs membranaires de la cellule stimulés par des catécholamines, comme l'adrénaline ou la noradrénaline, portent le nom de récepteurs adrénergiques. Depuis les travaux d'Ahlquist, en 1948, les récepteurs adrénergiques ont été divisés en deux groupes, récepteurs alpha et récepteurs bêta. Classiquement, la stimulation des récepteurs alpha engendre des effets moteurs sur les fibres musculaires lisses ; celle des récepteurs bêta, des effets inhibiteurs sur les mêmes fibres. Par surcroît, la stimulation bêta agit puissamment sur le myocarde et certaines opérations métaboliques. Les récepteurs bêta adrénergiques ont eux-mêmes été subdivisés en récepteurs bêta 1, spécifiques du myocarde, et bêta 2, appartenant aux autres organes bêta-adrénergiques.
Les principaux effets de la stimulation des récepteurs adrénergiques peuvent être résumés comme suit : la stimulation des récepteurs alpha produit la vaso-constriction, la broncho-constriction, l'horripilation, la mydriase, la contraction utérine ; celle des récepteurs bêta 1 donne une augmentation du rythme cardiaque, de la contractilité myocardique et de la contractilité auriculo-ventriculaire, et règle la […]
