Dans le monde du spectacle, il n'y a par génération qu'une ou deux révélations artistiques, qui, d'un coup, bouleversent durablement la façon de percevoir le monde et de le représenter. Et c'est parfois une seule œuvre qui crée ce choc générateur d'expressions nouvelles. Ainsi, en 1972, l'Américain Bob Wilson étonna avec Le Regard du sourd, œuvre étrange et profondément novatrice, privilégiant le geste à la parole, qui allait changer le cours du théâtre contemporain. Puis, à peine quelques années plus tard, la danseuse et chorégraphe allemande Pina Bausch, après quelques ballets déjà violemment décapants, tels Les Sept Péchés capitaux (1976) de Bertolt Brecht et Kurt Weill, va à son tour s'imposer avec l'inoubliable Barbe-Bleue, inspiré de l'opéra de Béla Bartók. Créée en 1977 et présentée deux ans plus tard à l'étranger, notamment à Paris, cette première œuvre de « théâtre dansé », avec ses belles sorcières aux longs cheveux, ses matamores calamistrés et dérisoires projetés contre les murs d'un implacable huis clos, concentrait à elle seule tant de révolutions qu'elle ne passa pas sans scandale. Car la révolution était d'abord dans la forme, éclatée e […]
Autres références
« BAUSCH PHILIPPINE dite PINA (1940-2009) » est également traité dans :
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BARBE-BLEUE (P. Bausch)
Auteur :
Jean-Claude DIÉNIS
Créé le 26 mai 1977 à l'Opéra de Wuppertal (Allemagne) par sa propre compagnie, Barbe-Bleue de Pina Bausch est l'une des œuvres les plus fortes et les plus profondes de cette chorégraphe allemande. Née en 1940, élève à Essen de l'école fondée par Kurt Jooss, elle y apprend les rudiments de la danse expressionniste et commence à forger, à…
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ALLEMAND THÉÂTRE
Auteur :
Philippe IVERNEL
Dans le chapitre "Un paysage relativement varié" : …
pas citer l'apport considérable fourni par le théâtre-danse des « trois cousines de Essen », Pina *Bausch, Reinhild Hoffmann et Suzanne Linke ? Pina Bausch (née en 1940), depuis Barbe-bleue (1976) et Café Müller (1977), doit beaucoup de sa force à l'improvisation collective. Elle affiche sa méfiance à l'égard du discours et de…
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BALLET
Auteurs :
Bernadette BONIS, Pierre LARTIGUE
Dans le chapitre "Du côté de l'expressionnisme" : …
1992) renoue avec le passé dans son travail sur Oscar Schlemmer. Suzanne Linke, Reinhild Hoffmann et* Pina Bausch, qui se sont succédé à la direction de l'école d'Essen, assurent l'héritage de la danse d'expression. Mais seule Pina Bausch réussit à imposer son Tanztheater . Après ses ballets Iphigénie en Tauride (1974) et le Sacre du…
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CHORÉGRAPHIE - L'art de créer les gestes
Auteur :
Agnès IZRINE
Dans le chapitre " La chorégraphie moderne et contemporaine" : …
jeunes artistes de se libérer de toute technique pour trouver leur propre langage. De son côté,* Pina Bausch, en Allemagne, va inventer une nouvelle forme de chorégraphie appelée Tanztheater qui n'est ni du théâtre, ni de la danse, ni un compromis entre ces deux arts, mais une façon de pervertir la théâtralité à partir de la danse. Le…
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PARLE AVEC ELLE (P. Almodóvar)
Auteur :
Frédéric STRAUSS
Au début était le chaos. Dès que le rideau se lève, il nous saute aux yeux, magnifiquement,* sous la forme d'un ballet de Pina Bausch, Café Müller. Des hommes et des femmes cherchent leur chemin parmi un dédale de chaises. Dans la salle, Benigno (Javier Camara), un infirmier, est assis à côté de Marco (Dario Grandinetti),…
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Bibliographie
O. Aslan dir., « Danse/Théâtre/Pina Bausch », in Théâtre/Public, no 138 et 139
G. Delahaye, J.-M. Adolphe & M. Bataillon, Pina Bausch, Actes Sud, Paris, 2007
J. A. Endicott, Je suis une femme respectable, L'Arche éditeur, 1999
R. Hoghe & U. Weiss, Pina Bausch – Histoires de théâtre dansé, ibid., 1987
L. Mau, Pina Bausch et compagnie, ibid., 1988
N. Servos, Pina Bausch ou l'art de dresser un poisson rouge, ibid., 2001.
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