4. La révolution américaine
Ce monde de colons venus d'Europe avec l'espoir d'une vie ou d'un monde nouveau n'ont recréé en Amérique que ce qu'ils avaient connu en Europe et avaient fui, les oppressions sociales, politiques ou religieuses. Ces contradictions aboutissent à la révolution américaine, ultime et vaine tentative de retrouver ce rêve de liberté, qui écrase ceux qui auraient pu les aider, les Indiens. Le gouvernement fédéral des nouveaux États-Unis intervient pour obtenir des Indiens des traités de cession, mais ces traités sont violés ; le gouvernement fédéral utilise la force, et il en ira ainsi jusqu'en 1871, quand la politique des traités sera abandonnée.
Dans un premier temps, la politique fédérale continue celle de l'époque de la colonisation. Une frontière indienne permanente est établie le long de la frontière ouest des États situés sur la rive droite du Mississippi, où l'on se propose de déporter tous les Indiens de l'Est. La fin de la période coloniale voyait la reconnaissance partielle des souverainetés territoriales et politiques indiennes. Mais il s'est produit un fait que les Indiens ne pouvaient imaginer : un trait de plume supprima la présence française. Or la prospérité économique des tribus, d'une part, leur indépendance politique, d'autre part, reposaient sur le jeu de balance que leur permettait la rivalité franco-anglaise. Dès le début, l'opinion coloniale est anti-indienne, la politique indienne étant l'un des facteurs de rupture avec l'Angleterre, tandis que l'envahissement des terres indiennes provoque entre colons et Indiens un état permanent de guérilla sur la frontière, qui se poursuit pendant la révolution. Au sortir de la guerre d'Indépendance, l'affrontement semble inévitable.
Les Iroquois cessent momentanément de jouer un rôle. Pendant la révolution, les Oneida prennent le parti américain, les autres nations le parti anglais. La Ligue sort ruinée de la guerre. Comme une partie de sa population va s'installer au Canada, en territoi […]
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