Né dans les Antilles britanniques et mort à New York, au cours d'un duel, Alexander Hamilton, après avoir servi lors de la guerre d'Indépendance auprès du général Washington, se laisse attirer par la vie politique et se fait le champion du renforcement du pouvoir fédéral. Il participe à la convention de Philadelphie (1787) et mène une active campagne pour obtenir, dans l'État de New York et ailleurs, la ratification du projet de Constitution. Il entre dans le cabinet du président Washington et occupe le poste de secrétaire au Trésor. Son objectif primordial est de développer l'économie de la jeune République, donc d'augmenter les droits de douane qui donneront au gouvernement de véritables ressources, de créer une banque centrale qui assainira les pratiques du crédit, de permettre l'essor de l'industrie et de l'agriculture. Ce programme est combattu par les jeffersoniens, qui craignent un gouvernement fort et une société industrialiste. Mais Hamilton bénéficie du soutien du président Washington et, sous sa direction, le Parti fédéraliste remporte de notables succès. John Adams, qui succède à Washington, s'entend mal avec Hamilton, lequel retourne à ses affaires privées, tout en conservant un rôle dans la vie politique de New York. Par bien des aspects, Hamilton est un homme d'État moderne, qui prépare l'avenir de son pays.
André KASPI
Retour en haut



