Dans le monde grec, l'acropole (akropolis, « ville haute »), groupement de bâtiments installés sur une éminence, n'apparaît pratiquement qu'à l'époque mycénienne — la Crète ne semble pas avoir systématiquement isolé ses villes sur des hauteurs. On associe généralement l'apparition des acropoles à un climat historique devenu plus incertain : les invasions, les razzias forment l'arrière-plan des récits homériques. Il semble donc qu'à un moment donné, vers le ~ xive ou le ~ xiiie siècle, les populations qui habitaient la Grèce durent, pour des raisons de sécurité, s'organiser différemment en réunissant sur une hauteur les éléments principaux de la vie civique (palais, magasins, temple) et une aire non construite où les paysans du territoire pouvaient venir se réfugier aux instants de danger. Dans de nombreuses cités, ce groupement d'édifices fut alors fortifié ; on citera les acropoles de Tirynthe, Mycènes, Argos, Lerne, Glâ.
L'acropole fortifiée mycénienne se présente comme un îlot, entouré ou non d'eau, occupant une surface réduite, suffisante pour englober le bourg. La situation de ces hauteurs permet aux cités de commander […]
