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Écrit par : Jean FILLIOZAT
La philosophie de Śrī Aurobindo a essentiellement pour élément européen la doctrine de l'évolution biologique, et pour élément indien son ontologie. Celle-ci affirme l'unicité de l'Être, substrat commun de toute réalité matérielle ou psychologique du monde phénoménal ou humain ; dans cette ontologie, l'Être est donc immanent à ce monde, mais en mê ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE RIDER
C'est durant l'hiver 1880-1881 que Friedrich Nietzsche (1844-1900) mit au net le premier jet du manuscrit d'Aurore. Il avait d'abord songé à intituler son ouvrage Le Soc de charrue. Pensées sur les préjugés moraux. Le manuscrit fut achevé à la mi-mars 1881, grâce à l'aide de Peter Gast. Imprimé par Teubner en mai, le livre fut pu ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre KAUFMANN
Philosophe allemand, né à Paris, Richard Avenarius enseigna à Zurich de 1877 à sa mort, et prit part à la création du Cercle académico-philosophique de Leipzig. Bien qu'il se soit inscrit dans l'histoire des idées comme l'un des fondateurs en 1877 du Vierteljahrschrift für Wissenschaftliche Philosophie (Revue de philosophie scientifiq ... Lire la suiteÉcrit par : Antoine FAIVRE
Théosophe lyonnais, dont il est difficile de saisir les idées directrices, qui ne semble d'ailleurs entretenir aucun rapport avec les martinistes et ne mentionne même pas Willermoz, son compatriote. Ce n'est pas par Willermoz que Ballanche s'initie aux doctrines illuministes du xviiie siècle, mais plutôt par la lecture de Josep ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Ecclésiastique, poète et philosophe espagnol dont les idées libérales suscitèrent une vive opposition chez les catholiques conservateurs. Balmes obtint son doctorat en droit civil et en droit canon à l'université de Cervera, puis il retourna à Vich où il enseigna la physique et les mathématiques. Il fonda et édita à Madrid une revue hebdomadaire, ... Lire la suiteÉcrit par : Raoul VANEIGEM
Philosophe hégélien, historien, exégète critique des textes bibliques et des Évangiles, Bruno Bauer est né à Eisenberg en 1809. Il mourra à Rixdorf (Berlin) en 1882. Traditionnellement rangé dans la droite hégélienne, par référence à Marx qui l'accable de railleries dans La Sainte Famille, il se contente en fait de perpétuer la croyance e ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre TROTIGNON
Jeremy Bentham a connu la grande crise révolutionnaire qui transforma l'Europe. Son œuvre, trop souvent et très injustement oubliée, est une des sources idéologiques de la grande pensée bourgeoise du xixe siècle. Bien qu'il eût reçu une formation juridique complète, il refusa de devenir avocat : les contradictions, les incertit ... Lire la suiteÉcrit par : Camille PERNOT
Philosophe français, né et mort à Paris. Professeur au Collège de France (1900), membre de l'Académie des sciences morales et politiques (1901), de l'Académie française (1914) ainsi que de nombreuses académies étrangères, lauréat du prix Nobel de littérature (1927), Bergson fut connu et admiré dans le monde entier. Son œuvre se compose essentielle ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TROUILLARD
Le point de départ de Blondel est le conflit entre l'exigence philosophique et le christianisme traditionnel. Si la loi de la raison est l'autonomie, peut-elle accepter une religion qui prétend s'imposer comme révélée à travers des événements et des institutions historiques, et qui demande la foi et la pratique obéissantes ? Un camarade de Blondel ... Lire la suiteÉcrit par : Jan SEBESTIK
Théologien, philosophe, surtout logicien et mathématicien, Bolzano a laissé une œuvre très étendue et très importante que ses contemporains ont presque entièrement ignorée. D'une part, la nature de ses préoccupations, toutes centrées sur les questions des fondements, a éloigné de lui les mathématiciens tournés davantage vers les théories avancées ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise ARMENGAUD
Philosophe anglais, qui fut professeur à Saint Andrews. Bosanquet est un représentant original, avec Bradley et Royce, de l'idéalisme néo-hégélien. Il était le combattant d'une cause perdue en ce qu'il se voulait le défenseur de l'idéalisme ancien (absolu) contre les « hérésies » de l'idéalisme personnaliste en un temps où se dissociaient les deux ... Lire la suiteÉcrit par : Jean WAHL
Bradley, si parfois il semble loin de nous, est très proche cependant. Il transmue l'idée hégélienne en une non-idée ; il donne au sentiment une place analogue à celle que lui fit Gabriel Marcel sur lequel il a eu une influence certaine ; il trouve, sous la forme de ce sentiment informe, quelque chose d'analogue à ce qu'y ont vu Husserl et Merleau ... Lire la suiteÉcrit par : Samuel Hugo BERGMAN
Brentano a exercé une profonde influence sur l'évolution de la pensée philosophique au xxe siècle, ainsi que sur plusieurs courants de la psychologie moderne. Parmi ses élèves, on compte Husserl, père de la phénoménologie, Ehrenfels, pionnier dans l'étude de la « Gestalt », Stumpf, Meinong et Marty. Brentano doit beaucoup à la ... Lire la suiteÉcrit par : Paul-Henri BIDEAU
Issu d'une famille d'artisans aisés et cultivés de Leipzig, Carus, dès ses études achevées (1811), enseigne à l'Université l'anatomie comparée et se perfectionne en gynécologie, tout en poursuivant sa formation de peintre. Le typhus, contracté en soignant les blessés de la bataille de Leipzig, le laisse plusieurs jours entre la vie et la mort, évé ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard GUILLEMAIN
En ouvrant la conclusion totale du Système de politique positive, Auguste Comte distingue dans sa vie intellectuelle deux carrières. Dans la première, qui correspond à peu près à l'élaboration du Cours de philosophie positive, il s'est efforcé de transformer la science en philosophie. Dans la seconde, il a travaillé à transformer ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard VALADE
En décidant, en 1905, de consacrer un numéro spécial à l'examen des idées de Cournot, le comité de rédaction de la Revue de métaphysique et de morale entendait appeler l'attention du « public philosophique » sur des travaux « que trop généralement il ignore ». Non sans paradoxe, en effet, la grande diversité autant que le caractère inclas ... Lire la suiteÉcrit par : Éric LETONTURIER
Le Cours se situe dans la seconde des trois grandes périodes que traditionnellement la postérité voit dans la production d'Auguste Comte (1798-1857), juste entre les Opuscules (1820-1826) et le Système de politique positive (1851-1854). D'abord professé à partir d'avril 1826 à son domicile, puis après plusieurs interrupt ... Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
Longtemps ignorée en France, car suspectée d'irrationalisme, la « dernière philosophie » de Schelling commence à être mieux connue. C'est ainsi qu'une équipe (G.D.R. Schellingiana-C.N.R.S.) entraînée par Jean-François Courtine et Jean-François Marquet a proposé une nouvelle version du Cours d'introduction à la philosophie de la mythol ... Lire la suiteÉcrit par : Louise LAMBRICHS
Fils d'un ouvrier joaillier, Victor Cousin, après de brillantes études secondaires au lycée Charlemagne, entre, en 1810, à l'École normale supérieure, où il subit l'influence durable de Pierre Laromiguière ; celui-ci l'initia à la pensée de Locke et de Condillac, lui apportant la révélation et le goût de la philosophie qu'on n'enseignait pour ains ... Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
C'est en 1841, la même année que Marx, que Søren Kierkegaard (1813-1855) soutient sa thèse de doctorat, sur Le Concept d'ironie chez Socrate. En 1843, quelques mois après L'Alternative, paraissent, le même jour, le 16 octobre, La Répétition et Crainte et tremblement, où la pensée paradoxale de l'auteur va prendr ... Lire la suiteÉcrit par : Charles BOULAY
Après Francesco De Sanctis, Benedetto Croce a été le maître le plus influent et le plus suivi de la critique littéraire italienne, dont une large part porte encore son empreinte. Philosophe de tendance hégélienne, historien des idées, la doctrine qu'il a formulée en matière d'esthétique littéraire pose tout ensemble la spécificité de la création, ... Lire la suiteÉcrit par : Sylvie MESURE
Le philosophe allemand Wilhelm Dilthey, dès son Introduction aux sciences de l'esprit (1883), désigna son entreprise comme une « critique de la raison historique » : ce qu'avait fait la Critique de la raison pure à l'égard des sciences de la nature, il s'est agi pour lui de le transposer aux sciences historiques, en posant le pro ... Lire la suiteÉcrit par : Michel PATY
Des trois volets de l'œuvre de Pierre Duhem, accomplie relativement en marge du milieu scientifique français de son époque, chacun aurait pu suffire à assurer sa renommée. Pionnier de la chimie physique et promoteur d'une thermodynamique générale qui réunirait les sciences physiques et chimiques, il se prononçait pour une physique théorique abstra ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Fils d'un petit fonctionnaire prussien, Karl Dühring mène de front des études de droit et de mathématiques à l'université de Berlin. Il envisage une carrière dans la magistrature, mais devient aveugle et doit renoncer (1861). Il se dirige alors vers l'enseignement et est chargé de cours (Privat-Dozent) de philosophie et d'économie à l'uni ... Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
De 1818 à 1830, d'abord sporadiquement, puis de façon plus continue à partir de 1827, G. W. F. Hegel (1770-1881) donne des cours d'esthétique à l'université de Berlin, où il a été appelé après la mort de Fichte. Si la notion d'esthétique figurait depuis 1750 dans le titre d'un célèbre ouvrage d'A. G. Baumgarten, aucune chaire d'esthétique n'exista ... Lire la suiteÉcrit par : Claude RABANT
L'inventeur de la psychophysique, Fechner — un des penseurs qui marquèrent le plus l'Allemagne au xixe siècle — est à bien des égards l'héritier de la philosophie de la nature. Encore étudiant, il lit avec enthousiasme les œuvres de Schelling et d'Oken. Il en retient l'idée « que la nature culmine dans une unité et qu'elle est ... Lire la suiteÉcrit par : Henri ARVON, Universalis
Après les Thèses sur Feuerbach de Karl Marx et l'écrit de Friedrich Engels, Ludwig Feuerbach et la fin de la philosophie classique allemande, publiés en 1888, l'œuvre de Feuerbach a été en quelque sorte classée. Interprétée dès lors en référence à cet « esprit de parti » que Lénine jugeait indispensable en philosophie (Matéri ... Lire la suiteÉcrit par : Alexis PHILONENKO, Universalis
Dénoncer l'absurdité d'une intelligence qui ne serait pas libre et d'une liberté qui ne serait pas éclairée, tel semble bien être le sens de la maxime que Fichte se prescrit à lui-même et qui éclaire son projet philosophique : « Crois sans cesse à ton sentiment, quand bien même tu ne peux réfuter les sophistes. » C'est qu'il n'est pas qu'un faiseu ... Lire la suiteÉcrit par : Louise LAMBRICHS
Philosophe et historien allemand de la philosophie, Ernst Fischer étudia la philologie à Leipzig, puis la théologie et la philosophie à Halle. De 1848 à 1850, il enseigna à Pforzheim. En 1850, il fut reçu à l'université de Heidelberg, où ses conférences philosophiques eurent un grand succès et où il eut pour élève Dilthey. Mais le gouvernement bad ... Lire la suiteÉcrit par : Claude IMBERT
Professeur de mathématiques à l'université d'Iéna, Gottlob Frege est le fondateur de la logique moderne ou logique mathématique, selon l'appellation due à Giuseppe Peano et universellement admise. Longtemps méconnus, ses travaux furent révélés au public savant par Bertrand Russell, qui consacra à l'examen de quelques idées propres à Frege ... Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
« Un écrit polémique, pour compléter et éclairer Par-delà bien et mal, récemment publié et en accentuer la portée », c’est ainsi que Friedrich Nietzsche (1844-1900) présente la Généalogie de la morale. Entre l’écriture aphoristique portée à son point de perfection dans le précédent livre et les dissertations de la Généalogie ... Lire la suiteÉcrit par : Raoul VANEIGEM
En réaction contre le positivisme en vogue à la fin du xixe siècle, la philosophie pessimiste d'Eduard von Hartmann postule l'existence d'un principe absolu du monde, l'inconscient, qui tient à la fois de la volonté selon Schopenhauer et de l'idée selon le système hégélien. Né à Berlin, officier de l'armée prussienne, Hartmann ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude MAITROT
La personne et l'œuvre du doyen Maurice Hauriou devaient marquer profondément la pensée juridique et la philosophie du droit et de l'État dans les débuts du xxe siècle. Hauriou fut nommé en 1882 à la faculté de droit de Toulouse où il enseigna jusqu'à sa mort. Élu doyen de cette faculté en 1906, il conserva cette fonction jusqu ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques d' HONDT, Yves SUAUDEAU
« Sans spinozisme, pas de philosophie », disait Hegel, et cela marque déjà l'une des orientations de sa pensée. Car, en son temps, on ne se référait pas innocemment à Spinoza. Nous pouvons maintenant affirmer : « pas de philosophie moderne sans hégélianisme ». Comme l'avait noté à juste titre Maurice Merleau-Ponty, qui pourtant le critiquait et vo ... Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
Naissance de Georg Wilhelm Friedrich Hegel, à Stuttgart. Il est boursier au Stift de Tübingen où il a pour condisciples Hölderlin et Schelling. Précepteur à Berne. Premiers écrits théologiques (Positivité de la religion chrétienne, Vie de Jésus). Il travaille comme précepteur à Francfort-sur-le-Main. Rédige L'Esprit du christ ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE RIDER
La genèse de Humain, trop humain. Un livre pour esprits libres commence en juin-juillet 1876 : en marge du premier festival de Bayreuth, Friedrich Nietzsche (1844-1900) dicte à Hermann Köselitz (connu sous le pseudonyme de Peter Gast) les premiers aphorismes. En février 1876, il a fait la connaissance de Paul Rée, dont les Remarques p ... Lire la suiteÉcrit par : Gérard GRANEL
Edmund Husserl est tout simplement le plus grand philosophe apparu depuis les Grecs. Ce jugement subsiste, différent de celui des partisans de la « philosophie husserlienne » – et malgré, tout aussi bien, les adversaires de celle-ci – parce qu'il atteint dans l'œuvre du fondateur de la phénoménologie une signification générale et une portée histor ... Lire la suiteÉcrit par : Valerio VERRA
La philosophie fut particulièrement en honneur dans les universités allemandes du xviiie siècle : de Wolff à Kant et à la grande génération de l'idéalisme, illustrée dans la dernière décennie du siècle par Reinhold, Fichte et Schelling. À côté de cette Schulphilosophie (W. Wundt) prospérait la réflexion d'hommes de let ... Lire la suiteÉcrit par : Louise LAMBRICHS
Psychologue nord-américain, philosophe, leader du mouvement connu sous le nom de pragmatisme, William James était le fils d'Henry James, le disciple de Swedenborg, et le frère aîné d'Henry James, romancier célèbre, renommé pour la finesse de ses analyses psychologiques et de son style. Les aïeux de James étaient des émigrants irlandais enrichis. S ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BRUN
Kierkegaard a eu une grosse influence sur un bon nombre de philosophes contemporains, qu'ils soient croyants ou non : Karl Jaspers, Martin Heidegger, Gabriel Marcel, Jean-Paul Sartre. Certains termes du philosophe danois comme « nausée », « angoisse », « existant » sont tombés aujourd'hui dans le langage courant. Mais, plutôt que de faire de Kierk ... Lire la suiteÉcrit par : Charles BALADIER
Couramment rangé parmi les épigones des grandes philosophies de Fichte et de Schelling, Krause, qui ne réussit jamais à obtenir en Allemagne les postes universitaires qu'il convoitait, ni à s'y imposer de quelque façon, connut en Espagne, par son œuvre, un succès étonnant dans la seconde moitié du xixe siècle. Il y fut introdui ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Érudit et philosophe juif, Nachman Krochmal est né le 17 février 1785 à Brody et mort le 31 juillet 1840 à Tarnopol, ville de la province de Galicie, au sein de l'empire d'Autriche-Hongrie (auj. en Ukraine). Marié à l'âge de quatorze ans selon la coutume de son temps, Nachman Krochmal, également connu sous le nom de Ranak (acronyme de rabbi Nachma ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Psychologue et philosophe d'origine lettonne, Oswald Külpe est censé avoir donné son orientation à la forme d'étude expérimentale des processus de la pensée qui est représentée par l'école de Würzburg. Après un travail sur les impressions sensorielles auprès de Wilhelm Wundt, fondateur de la psychologie expérimentale à l'université de Leipzig, Kül ... Lire la suiteÉcrit par : Paul BEILLEVERT
Philosophe et théologien, engagé avec hardiesse dans les débats de la pensée religieuse en France au début du xxe siècle. Né à Chazelet (Indre), Lucien Laberthonnière fait ses études au grand séminaire de Bourges, où s'ébauchent certains thèmes de sa pensée philosophique ; il entre à l'Oratoire en 1886, et enseigne la philosoph ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis DUMAS
Universitaire et philosophe français, d'inspiration idéaliste, dont les œuvres principales sont : Du fondement de l'induction (1871) ; Psychologie et métaphysique (1885) ; Études sur le syllogisme, suivies de L'Observation de Platner (1907) ; Lettres 1856-1918 (1933). Chez Lachelier, comme chez Fichte, ... Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
C'est humilié, poussé à quitter l'université de Iéna, à la suite de fâcheuses accusations d'athéisme, que J. G. Fichte (1762-1814), réfugié à Berlin, trouve le temps de rédiger, de juillet à novembre 1799, ce qu'il veut être un écrit « populaire » : La Destination de l'homme. Soit un ouvrage « non destiné aux philosophes de profession », ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis DUMAS
Professeur qui laissa à ses élèves, parmi lesquels Alain (cf. Souvenirs concernant Lagneau, 1925), une impression inoubliable, Lagneau insistait sur le caractère tout personnel de la réflexion philosophique. C'est en rentrant en soi-même que chacun trouve la lumière. Le point de départ est la psychologie. En poussant l'analyse réflexive, ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE RIDER
Dans la première édition de 1872, cet ouvrage de Friedrich Nietzsche (1844-1900) s'intitulait La Naissance de la tragédie à partir de l'esprit de la musique. En 1886, trois ans après la mort de Richard Wagner et plus de dix ans après sa rupture avec le maître de Bayreuth, Nietzsche, parvenu à la pleine maîtrise de son propre système de pe ... Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
G. W. F. Hegel (1770-1831) a professé les Leçons sur la philosophie de l'histoire, pour la première fois à Berlin au cours du semestre d'hiver 1822-1823. Elles ont été réitérées avec de multiples changements à cinq reprises, tous les deux ans. Après la disparition du philosophe, hégéliens de gauche et de droite se disputeront les dépouill ... Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
Il s'agit certainement du livre le plus joyeux que Friedrich Nietzsche (1844-1900) ait écrit, même s'il garde les traces du long hiver de souffrances enduré. La vie semble retrouvée, réconciliée avec elle-même, la maladie surmontée. La période « voltairienne » et critique d'Humain trop humain, du Voyageur et son ombre (1878-1879) ... Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
Méconnu par ses contemporains, Arthur Schopenhauer (1788-1860), ne se reconnaissant pour seul héritage philosophique que Kant et les Védas, soutient sa thèse sur La Quadruple Racine du principe de raison suffisante en 1813. Cinq ans plus tard, en 1818, paraît la première version de son grand œuvre qui connaîtra plusieurs éditions considér ... Lire la suiteÉcrit par : Émile POULAT
Philosophe français, étroitement lié à la crise moderniste. La carrière universitaire d'Édouard Le Roy est un modèle du genre : ancien élève de l'École normale supérieure, agrégé de mathématiques et docteur ès lettres. Suppléant de Bergson au Collège de France en 1914, il lui succéda en 1921, et le remplaça en 1945 à l'Académie française. Il avait ... Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
Plus connue, notamment à cause des critiques que lui adresse Marx dans ses Thèses sur Feuerbach (1845), que véritablement lue, L'Essence du christianisme marque un jalon important, tant théologiquement que philosophiquement, dans l'élaboration d'une anthropologie qui voit le jour au xixe siècle dans la postéri ... Lire la suiteÉcrit par : Jean CAZENEUVE
Philosophe et sociologue français, Lévy-Bruhl a exercé une grande influence sur l'orientation des études anthropologiques et ethnologiques en insistant sur les dangers qu'il y aurait à vouloir comprendre la vie collective des peuples sans écriture, à partir de nos propres conceptions. Il a cherché à définir ce qu'il a nommé la « mentalité primiti ... Lire la suiteÉcrit par : Annie SORIOT
Au tout début du xixe siècle, en France, les doctrines contestataires occupent le devant de la scène dans un contexte d'incertitude qui se prolongera jusqu'à l'avènement de la IIe République, en 1848. Véritable « théorie sociale » comportant des applications pratiques, l'œuvre de Claude-Henri de Rouvroy, com ... Lire la suiteÉcrit par : Georges THINÈS
Professeur à Göttingen et à Berlin, partisan d'un « idéalisme téléologique » par lequel il veut renouveler, contre Kant et Hegel, le système de Leibniz, Lotze appartient, avec son prédécesseur Johann Friedrich Herbart (1776-1841), à une tendance peu commune que l'on pourrait qualifier d'antiphilosophie au sein de la philosophie. Convaincu de la né ... Lire la suiteÉcrit par : Éric LETONTURIER
Composé entre 1854 et 1860, L'Utilitarisme (Utilitarianism) parut d'abord dans les livraisons d'octobre, novembre et décembre 1861 du Frazer's Magazine avant de faire en 1863 l'objet d'un ouvrage qui sera réédité quatre fois du vivant de son auteur, John Stuart Mill (1806-1873). Faisant suite au Système de logique dé ... Lire la suiteÉcrit par : Michel PATY
Physicien préoccupé en même temps de la critique historique des concepts physiques et des phénomènes de psychophysiologie des sensations, Mach a fourni une œuvre scientifique importante à la jonction de plusieurs disciplines, mais souvent mal perçue de ses contemporains en raison de sa diversité, Il a, suivant l'expression d'Einstein, « ébranlé la ... Lire la suiteÉcrit par : Henri GOUHIER
L'aventure intellectuelle et spirituelle de Maine de Biran est l'histoire d'une évasion : homme du xviiie siècle français par la date de sa naissance et le milieu culturel dans lequel il apprend à penser, Maine de Biran s'en dégage peu à peu. Parti du sensualisme symbolisé par le nom de Condillac, il élabore une psychologie de ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre VALLIN
Dans la critique des constituants révolutionnaires comme dans la défense du développement des institutions catholiques, l'œuvre de Maistre exprime le projet d'une science sociale qui, en réaction contre les théories du droit naturel apparues au xviie siècle, soit fidèle aux paradoxes radicaux de l'historicité des sociétés humai ... Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
Atypique à son époque, l'œuvre de Henri Bergson (1859-1941) rompt avec les traditions issues du kantisme et de la métaphysique traditionnelle. Matière et mémoire, sous-titré « Essai sur la relation du corps à l'esprit », suit de sept ans sa thèse sur Les Données immédiates de la conscience (1889). Très au fait des recherches scie ... Lire la suiteÉcrit par : Francis JACQUES
Il suffit de comparer les appréciations de Husserl et de Russell sur l'œuvre de Meinong pour comprendre que celui-ci a paradoxalement développé son influence sur la philosophie analytique anglo-saxonne plutôt qu'il n'a contribué au mouvement phénoménologique. Fondateur du premier laboratoire autrichien de psychologie (1894), il joue un rôle non né ... Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
D'origine polonaise, Émile Meyerson a reçu une formation de chimiste, d'abord à Heidelberg, comme élève de Bunsen, puis en France, où il s'installe en 1881. Ruiné par l'industrie, il devient rédacteur de l'agence Havas pour la politique étrangère, puis (1891) directeur de la Jewish Colonization Association pour l'Europe et l'Asie Mineure. Parallèl ... Lire la suiteÉcrit par : François BURDEAU
Philosophe et écrivain français né à Lyon. Après des études de théologie en Sorbonne, l'abbé Morellet collabore à l'Encyclopédie dont il rédige certains articles sur la religion. D'un esprit ingénieux et mordant, doué pour la lutte, il participe à la querelle des philosophes, ce qui lui vaut deux mois d'emprisonnement à la Bastille (1760) ... Lire la suiteÉcrit par : Jean GRANIER
Toute grande œuvre, à quelque degré, est toujours incomprise. Mais celle de Nietzsche, plus encore que les autres, provoque les malentendus. Sans doute parce qu'il est difficile de résister, en face de Nietzsche, à la double tentation : soit de chercher des prétextes pour neutraliser les terribles questions qu'il soulève, soit de projeter sur ses ... Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
Naissance de Friedrich Wilhelm Nietzsche, à Röcken, près de Leipzig, d'une famille de pasteurs. Solides études secondaires classiques au collège de Pforta. Études de philologie grecque, à Bonn. Il rencontre l'helléniste Ritschl. Il écrit de nombreuses études philologiques et découvre la pensée de Schopenhauer. Nietzsche est nommé professeur de phi ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre COMETTI
Charles Sanders Peirce (1839-1914), fondateur du pragmatisme, est au nombre des esprits les plus originaux et inventifs des deux derniers siècles. Son œuvre, qui a donné naissance à un large courant d'idées dans le contexte américain, reste aujourd'hui présente dans la discussion philosophique contemporaine par les éclairages qu'elle continue d'ap ... Lire la suiteÉcrit par : Gérard DELEDALLE
Logicien et philosophe américain, Peirce est un pionnier de la pensée. S'il laissa à d'autres l'exploration des domaines qu'il conquit, il leur avait tracé la voie et préparé la tâche. Ses travaux sur les fondements des mathématiques en font un précurseur de Bertrand Russell et d'Alfred North Whitehead ; et, bien qu'on ne puisse pas dire qu'il soi ... Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
Naissance de Charles Sanders Peirce à Cambridge (Massachusetts). Il est le fils de Benjamin Peirce, mathématicien et astronome à Harvard. Diplôme à Harvard. Entre au Service géodésique des États-Unis. Il y restera jusqu’en 1891. Entre à l’A merican Academy of Arts and Sciences. Dix ans plus tard, il devient membre de la National Academy of Sciences ... Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
Une des œuvres les plus difficiles et les plus diversement interprétées de G. W. F. Hegel (1770-1831), la Phénoménologie de l'esprit (1807), ne peut être abordée sans guides sûrs. S'agit-il, en effet, d'un préambule au système ou bien, déjà, d'une première version du système soit « la forme que prend l'édifice total – connaissance et acti ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard VALADE
Conférence prononcée le 11 mars 1882 à la Sorbonne et publiée le 26 mars suivant dans le bulletin de l'Association scientifique de France, Qu'est-ce qu'une nation ? apparaît comme le testament politique de Renan (1823-1892). Partagée entre la religion et la science, l'existence de ce dernier aura été marquée par deux événements m ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Simone RENOU
C'est au Vedānta shankarien, qui inspira la plupart des philosophes de l'Inde médiévale et des sages de l'Inde moderne, que l'on a tenté de rattacher l'enseignement donné par Rāmakrishna à ses disciples dans ses entretiens familiers, qui, illustrés de paraboles, furent recueillis à la manière des Évangiles. Il n'étudiait pas dans les livres, il n' ... Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
Les Recherches philosophiques sur l'essence de la liberté humaine et les sujets qui s'y rattachent sont pratiquement le dernier livre paru du vivant de F. W. J. von Schelling (1775-1854) qui, cependant, continuera à élaborer sa pensée pendant près de quarante-cinq ans. Ce texte difficile et célèbre – il en existe cinq traductions en franç ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Luc PINARD-LEGRY
Le nom de Paul Rée est indissociablement lié à ceux de Nietzsche et de Lou Andreas-Salomé. Avec eux, Rée forma le célèbre « trio », auquel les biographes se sont souvent attachés au point d'en faire une image d'Épinal. Il est probable que son influence sur Nietzsche mérite d'être appréciée sur un fond plus philosophique et que l'amitié qui a lié p ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis DUMAS
Philosophe français. Polytechnicien, tenté d'abord par le saint-simonisme, Renouvier publie en 1848 un Manuel républicain de l'homme et du citoyen, d'un socialisme très éclectique. En philosophie, deux problèmes l'inquiètent : le problème de l'infini, le problème du libre arbitre. Quand il parvient à les unir, son système, le « néo-critic ... Lire la suiteÉcrit par : Louise LAMBRICHS
Philosophe allemand né à Magdeburg, Karl Rosenkranz fit des études à Berlin, à Halle et à Heidelberg ; il fut répétiteur, puis professeur en 1831 à l'université de Halle. En 1833, il devint professeur de philosophie à Königsberg. En 1848, il est nommé conseiller d'État par le gouvernement prussien et chargé d'un poste de confiance auprès de plusie ... Lire la suiteÉcrit par : François EVAIN
Prêtre, philosophe et patriote italien. Né en 1797 à Rovereto, Antonio Rosmini-Serbati fit ses études universitaires à Padoue (1817-1819). Il fonda en 1828 une congrégation religieuse, l'Institut de la charité (rosminiens). Le roi Charles-Albert l'envoya établir des accords politiques avec Pie IX. Rosmini accompagna le pape en fuite à Gaète (nov. ... Lire la suiteÉcrit par : Charles BALADIER
S'inscrivant, avec Francis Herbert Bradley et Bernard Bosanquet dans la ligne de l'« idéalisme » hégélien — étiquette que les intéressés récusent néanmoins —, Josiah Royce reprend, pour l'essentiel de son apport philosophique, le problème que posait le premier de ces trois penseurs anglo-saxons au sujet du rapport de l'individu avec l'absolu. Tand ... Lire la suiteÉcrit par : Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
Fils d'un modeste propriétaire agricole de Sompuis dans la Marne, Royer-Collard reçoit une éducation classique et janséniste chez les Frères de la doctrine chrétienne à Chaumont et à Saint-Omer. Il appartient au barreau de Paris en 1787, puis, en 1789, il est membre de la Commune de Paris jusqu'au 10 août 1792. Député de la Marne au Conseil des Ci ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre GUIRAL, Ernest LABROUSSE
Né à Paris, en 1760, Claude Henri de Rouvroy, comte de Saint-Simon, lointain cousin du mémorialiste Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon, apparaît à la fois comme le dernier encyclopédiste du xviiie siècle et comme le premier socialiste français de l'ère industrielle. « Industriel », ce grand seigneur l'est lui-même, du moins a ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel CHRISTOFF
L'œuvre durable de Scheler consiste en une phénoménologie de l'affectivité, en une compréhension de l'intuition émotionnelle, de la sympathie et de leurs objets : les valeurs, la personne, les formes de l'éthique, de la culture et de la société. L'opposition des forces vitales aveugles et de l'esprit, intuitif mais non créateur, sous-tend les liné ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-François MARQUET
Comme l'a remarqué Schopenhauer, tout philosophe allemand, après Kant, se situe selon la place qu'il occupe en acceptant ou en rejetant la coupure instaurée par la Critique de la raison pure entre « ce qui apparaît » (le phénomène) et ce qui est en soi. D'un côté, Schopenhauer lui-même et, finalement, Nietzsche maintiennent cette ... Lire la suiteÉcrit par : Jean LEFRANC
Schopenhauer est sans doute le penseur dont l'influence fut la plus profonde et la plus variée à la fin du xixe siècle et au début du xxe, moins d'ailleurs sur la philosophie universitaire que sur la philosophie des artistes, celle des hommes de science, et surtout des écrivains. Il faudrait citer Nietzsche ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis KLEIN
Né et mort à Lausanne, où il enseigna pendant de longues années, Charles Secrétan suscita en Suisse un mouvement de réflexion religieuse qui constitua un véritable « Réveil » et qui, fondé sur le concept de « raison chrétienne », s'opposait, d'une part, au rationalisme libéral, voué, selon le philosophe, à la dérive panthéiste, d'autre part, au fi ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier CLÉMENT
C'est avec Soloviev que la tradition spirituelle russe élabore pour la première fois une conception du monde où la rationalité occidentale et la contemplation orientale s'intègrent en une synthèse de la science, de la philosophie et de la religion. L'homme lui-même unissait sagesse et modernité : gratifié de visions prophétiques, pèlerin sans deme ... Lire la suiteÉcrit par : Henri ARVON
Le renom du philosophe allemand Max Stirner repose entièrement sur son œuvre maîtresse L'Unique et sa propriété (Der Einzige und sein Eigentum, 1845). Après avoir démontré que l'homme est unique, c'est-à-dire rebelle à toute intégration politique et sociale, Stirner lui reconnaît le droit de tout considérer comme sa propriété. L' ... Lire la suiteÉcrit par : Elisabeth DÉCULTOT
Les réflexions sur l'art du philosophe allemand Friedrich Wilhelm Schelling (1775-1854) ont eu une incidence majeure sur l'histoire intellectuelle allemande des années 1790-1820, et ce pour deux raisons. Non seulement elles ont exercé une influence importante sur de nombreux écrivains, philosophes et artistes de cette période – parmi lesquels Goet ... Lire la suiteÉcrit par : Louise LAMBRICHS
Philosophe et philologue allemand du xixe siècle, Friedrich Trendelenburg fit ses études à l'Université de Kiel, puis à Leipzig et à Berlin. Surtout intéressé par Platon et par Aristote, il tenta dans sa dissertation de doctorat, à travers les critiques aristotéliciennes, de parvenir à une connaissance plus approfondie de la ph ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre HADOT
Théologien et philosophe allemand. La pensée de Troeltsch se forma, pendant ses années d'études à Erlangen et à Göttingen, au contact de l'idéalisme de Gustav Class, du leibnizianisme de H. Lotze, du moralisme d'A. Ritschl, de la rigueur philologique de P. de Lagarde. Après son habilitation en 1891 à Göttingen, il devient professeur de théologie s ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Luc VERLEY, Jean WAHL
Exploitant certaines conceptions de logique mathématique, Alfred North Whitehead collabora avec Bertrand Russell aux Principia mathematica, qui sont un des points de départ les plus importants des considérations logiques en Angleterre et en Amérique. On peut exposer sa philosophie en fonction de différents points de vue et suivant certain ... Lire la suiteÉcrit par : Antoine FAIVRE
Né à Poznań, Wroński lutte pour l'indépendance de la Pologne dans l'armée de Kościuszko, devient officier supérieur de l'armée russe et étudie en Allemagne le droit, la philosophie, les mathématiques avant de s'établir définitivement en France, où une illumination survenue le 15 août 1803 lui permet de concevoir l'« absolu ». Bien qu'inventeur féc ... Lire la suite
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