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Écrit par : Alain FÉRON
Un algorithme est « une suite finie de règles à appliquer dans un ordre déterminé à un nombre fini de données pour arriver, sans indétermination, en un nombre fini d'étapes, à un certain résultat et cela indépendamment des données » (Michel Philippot). En mathématiques, l'algorithme d'Euclide (recherche du plus grand commun diviseur de deux nombre ... Lire la suiteÉcrit par : Georges CHARBONNIER
Dans le chapitre La musiqueDans le domaine de la musique les choses se présentent différemment, car elle est, par définition, un domaine où règne la mesure. C'est dans ce domaine que l'on peut constater l'usage le plus significatif de l'outil mathématique. L'histoire en témoigne. Toutefois, il faut distinguer deux usages. Le musicien a toujours exercé une activité inséparab ... Lire la suite
Écrit par : Alain FÉRON
Les compositeurs ont toujours manifesté un intérêt pour les sonorités étranges, pour des timbres agressifs, pour des combinaisons sonores originales considérées comme expression musicale à part entière, et l'utilisation du bruit – ou, plus généralement, des bruits – dans les œuvres musicales est une constante, même si son évolution, depuis la ment ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
En italien, « chantable ». Mélodie vocale ou instrumentale à l'expression « chantante ». Indication de style qui tend à mettre en relief le caractère mélodique d'une pièce. Certaines pages d'orgue, de style libre, portent ce titre (C. Franck, C. Tournemire, L. Vierne...). J.-S. Bach fait précéder de ce terme ses Inventions à trois voix. L ... Lire la suiteÉcrit par : Alain FÉRON
La pratique de la citation a de tout temps existé en musique. Elle apparaît même comme une des composantes les plus importantes de l'écriture musicale, comme en témoigne la variété des termes techniques qui désignent et recouvrent cette pratique : arrangement, coloration, contrafacture, fragments, paraphrase, parodie, pastiche, pot-pourri, transcr ... Lire la suiteÉcrit par : Michel PHILIPPOT
Dans son Dictionnaire de musique, Jean-Jacques Rousseau définit la composition musicale comme « l'art d'inventer et d'écrire des chants, de les accompagner d'une harmonie convenable, de faire, en un mot, une pièce complète de musique avec toutes ses parties ». Le mot composition engloberait donc, appliqué à la musique, toutes les ... Lire la suiteÉcrit par : Henry BARRAUD
Dans le chapitre Intérêt pédagogique du contrepointIl n'est donc pas surprenant que l'enseignement de la technique musicale passe par une étude nécessaire et approfondie de cet art dont la pratique apporte, à celui qui en a acquis la maîtrise, une clarté de rédaction, une souplesse d'écriture, une acuité de la pensée que la seule étude de l'harmonie ne suffirait pas à lui donner. C'est pourquoi le ... Lire la suite
Écrit par : Antoine GARRIGUES
Le figuralisme – encore appelé madrigalisme – est l'art d'évoquer musicalement une idée, une action, un sentiment, ou encore de dépeindre une situation. Ce goût descriptif existait déjà de façon spontanée et à titre individuel au Moyen Âge mais il devient au xvie siècle une pratique courante que les compositeurs de motets, de m ... Lire la suiteÉcrit par : PIERRE-PETIT, Universalis
Dans le chapitre La composition de la fugueContrepoint, imitation, canon, ricercare, tous ces éléments divers donnent naissance à la forme la plus noble et la plus riche qu'aient jamais mis au point les musiciens occidentaux : la fugue. Il s'agit là d'un édifice singulièrement complexe, dans lequel le plan architectural se plie à des normes bien précises et répond à un certain nom ... Lire la suite
Écrit par : Alain FÉRON
Àla fin de 1963 et au début de 1964, alors qu'il séjourne à Berlin, Iannis Xenakis étudie de nouvelles catégories musicales relatives à la composition, les cribles et les notions de hors-temps et de en-temps. Il expose ses idées dans son article « La Voie de la recherche et de la question » (publié dans Preuves, no 177, pp. 33- ... Lire la suiteÉcrit par : Alain FÉRON
En musique, l'hybridation désigne des combinaisons sonores singulières, inouïes au sens propre, obtenues par mélange de sons et de timbres produits par des familles instrumentales différentes ou, depuis la fin des années 1980, en recourant à toutes les possibilités de l'électronique et de l'informatique. On peut considérer que les techniques d'hyb ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
Isochronie renvoie à rythme isochrone et se distingue d'isorythmie. Est isochrone ce qui est égal en durée, ce dont le temps est identique. Ainsi, des éléments rythmiques d'écriture différente peuvent avoir même valeur : un triolet apparaissant dans une mesure binaire, ou à l'inverse un duolet dans une mesure ternaire, etc. L'isorythmie est un con ... Lire la suiteÉcrit par : Marc Henri VIGNAL
Terme allemand signifiant « motif conducteur », mais passé dans la langue française, parmi d'autres, en raison notamment de ses résonances wagnériennes. Inventé par Hans von Wolzogen (1848-1938), leitmotiv désigne un court motif mélodique, harmonique ou rythmique, très caractérisé, servant à illustrer ou à individualiser, au cours d'un dr ... Lire la suiteÉcrit par : Alain FÉRON
Ce que l'on nomme matériau musical recouvre tout ce qui sert de « matière première » à l'écriture : l'harmonie, l'intervalle, le timbre, le rythme, la forme... Ce terme n'est apparu dans le vocabulaire musical occidental que récemment, lorsque l'évolution du langage, changeant les fonctions harmoniques du système tonal, entraîna une révis ... Lire la suiteÉcrit par : Alain FÉRON
La métatonalité fut inventée par le compositeur français Claude Ballif, qui en fixa le concept en 1956 dans son livre intitulé Introduction à la métatonalité : vers une solution tonale et polymodale du problème atonal (Richard-Masse, Paris). Il s'agit d'une synthèse entre le système tonal et le système polymodal, à même de dépasser le cad ... Lire la suiteÉcrit par : Alain FÉRON
Le terme « micropolyphonie » est lié à une technique d'écriture inventée par György Ligeti et que celui-ci utilisa pour la première fois dans Apparitions, pour grand orchestre, composé en 1958-1959 et créé le 19 juin 1960 à Cologne. Il s'applique, comme son nom l'indique, à une polyphonie du microcosme. En d'autres termes, les « nuages so ... Lire la suiteÉcrit par : Marc Henri VIGNAL
Sous son acception la plus générale, l'ouverture désigne le morceau d'orchestre joué à rideau fermé avant une représentation d'opéra, voire avant tout spectacle (ouverture écrite par Beethoven pour son ballet Prométhée). Le premier exemple connu en est sans doute la petite fanfare intitulée toccata précédant l'Orfeo de M ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
Emploi simultané de deux ou de plusieurs tonalités. La polytonalité est une forme particulière de polymodalité. Si Milhaud en a exploité systématiquement les ressources à partir des Choéphores (1915) et établi la théorie (« Polytonalité et atonalité », in Revue musicale, févr. 1921), la polytonalité a été implicitement pratiquée ... Lire la suiteÉcrit par : Alain FÉRON
L'utilisation du terme « processus » est relativement récente en matière musicale : sans doute a-t-il été employé pour la première fois par John Cage au début des années 1950 pour particulariser les outils techniques nécessaires à la concrétisation d'une œuvre fondée sur le hasard, comme Music of Changes, pour piano (1951). Dynamique et d ... Lire la suiteÉcrit par : Marc PINCHERLE
« Quatuor. Terme latin, qu'on trouve souvent pour marquer une pièce de Musique composée à quatre Voix, et qu'on fait chanter pour cette raison par quatre Voix seules, afin que la multitude n'en offusque pas les beautez » : c'est ainsi que le quatuor est défini, dans son acception la plus générale, en 1703, par le Dictionnaire ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Le quodlibet (« ce qui plaît », en latin) est une composition musicale dans laquelle plusieurs mélodies connues se mêlent, soit simultanément, soit, plus rarement, successivement, en vue de créer un effet humoristique. Le quodlibet peut également designer un mélange de textes provenant de différentes sources et réunis dans une même compos ... Lire la suiteÉcrit par : Juliette GARRIGUES
On appelle « résolution » le point d'aboutissement obligatoire d'une tension mélodique ou harmonique. Le contrepoint médiéval puis celui de la Renaissance se sont progressivement enrichis, complexifiés, donnant naissance à un riche univers rythmique. Dès le xiiie et le xive siècle, la caractérisation des fin ... Lire la suiteÉcrit par : Antoine GARRIGUES
Dans la préface de son Cinquième Livre de madrigaux, publié en 1605, Monteverdi explique que sa méthode de composition constitue une seconda prattica (« seconde pratique »), qui remplace la prima prattica (« première pratique »), dont Gioseffo Zarlino (1517-1590) avait fixé les règles en matière de consonances et de diss ... Lire la suiteÉcrit par : Alain FÉRON
Le silence représente une valeur temporelle qui permet, en musique tonale, de séparer et de différencier des sons afin de mettre en exergue leurs relations (cf. tableau Les valeurs et les silences de l'article notation musicale). Pause ou ponctuation, le silence sera longtemps utilisé comme un des moyens expressifs dont dispose le composi ... Lire la suiteÉcrit par : Juliette GARRIGUES
Comme le langage tout court, le langage musical est organisé par une syntaxe. À l'instar d'un texte littéraire, une œuvre musicale repose sur des idées, a un sens, une finalité ; à cette fin, les éléments dont elle est constituée sont agencés d'une manière que l'on appelle structure musicale. De tous les éléments constitutifs de cette structure, l ... Lire la suiteÉcrit par : Marc Henri VIGNAL
Au sens le plus général en musique, pièce écrite à trois parties harmoniques réelles, vocales ou instrumentales. À partir de la seconde moitié du xviiie siècle, pièce écrite pour trois instruments, même si l'un d'eux (piano) comprend plusieurs parties harmoniques. Au Moyen Âge et à la Renaissance, beaucoup de messes polyphoniqu ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
Chez les Grecs, tropos est employé pour harmonia, hauteur fondée sur l'octave moyenne des voix où se place le système qui est l'élément majeur de la structure musicale (latin modus). Au Moyen Âge, c'est le procédé de composition, littéraire ou musicale, qui fut à l'origine d'un répertoire immense en honneur pendant six c ... Lire la suite
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