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Écrit par : Paul ZUMTHOR
Fils de Henri le Bossu, bourgeois aisé d'Arras, nommé parfois lui-même Adam le Bossu (en picard, Bochu), né vers 1235, Adam de la Halle entreprit des études (peut-être à l'abbaye de Vausselles) mais revint à Arras où il épousa une certaine Maroie, que l'on considère, à tort ou à raison, comme l'inspiratrice de la plupart de ses poésies d' ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
Roi de Castille, Alphonse X, dit le Sage ou le Savant, a laissé de lui l'image d'un souverain trop affairé à contempler les étoiles pour prêter attention aux choses de ce bas monde ; on l'a ainsi comparé à cet astrologue qui figure dans un exemplum médiéval et qui, trop occupé à tirer les horoscopes des autres, ne voit guère le puits où s ... Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER
Il ne suffit pas de dire que Ari est le père de l'histoire islandaise, il faut préciser que, sans lui, probablement, toute la littérature de sagas n'aurait pu voir le jour et qu'il possède, avec plusieurs siècles d'avance, contre tous ses contemporains, les qualités que nous exigeons d'un véritable historien. Il est né dans l'ouest de l'Islande, d ... Lire la suiteÉcrit par : Charles CAMPROUX
L'activité poétique d'Arnaut de Mareuil se déroule entre 1171 et 1190. Originaire de Mareuil-sur-Belle (Dordogne), issu d'une famille fort humble, il est d'abord clerc avant de se faire troubadour pour aller chanter Azalaïs de Burlatz, femme de Roger II Taillefer, vicomte de Béziers et de Carcassonne. Il aurait excité la jalousie du roi-troubadour ... Lire la suiteÉcrit par : Claude MINOT
« Chanteur des rues », Barberino traduit et élabore de nouveau en prose italienne des histoires du cycle carolingien. Faisant remonter au fils de l'empereur Constantin l'origine des paladins, il apporte à la matière épique un fonds classique et italien. Dans Les Royaux de France (I Reali di Francia, 1491) et ses autres ouvrages, ... Lire la suiteÉcrit par : Claude CAHEN
Auteur chrétien monophysite d'ascendance juive, Abū l-Faradj al-‘Ibrī, devenu célèbre sous le pseudonyme de Bar Hebraeus, est le dernier et le plus grand des historiens de langue syriaque, auteur d'une multitude d'œuvres de semi-vulgarisation. Il est surtout connu pour une Chronographie qui participe à l'esprit interconfessionnel de l'Éta ... Lire la suiteÉcrit par : Gérard NAHON
Écrit par : Jean-Paul MOURLON
Auteur du Roman de Troie, poème de 30 000 octosyllabes, où se mêlent la légende et l'histoire des Grecs. Il ignorait le grec et utilisa deux narrations latines du siège de Troie, tenues pour véridiques ; l'une, composée au vie siècle, était attribuée à un Phrygien, Darès, l'autre, datant du ive sièc ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
Sous le nom de Béroul, donné par le vers 1268, nous est racontée la légende de Tristan dans la plus ancienne version de langue française, ou plus exactement de dialecte normand. Le récit, dont l'action est située en Cornouailles, commence au moment où le roi Marc surprend la conversation de Tristan et Yseut. Les principaux épisodes sont : l'adultè ... Lire la suiteÉcrit par : Claudette PERRUS
Avec Dante et Pétrarque, qu'il considérait comme ses maîtres, Boccace est l'écrivain le plus célèbre du Moyen Âge italien. Le plus méconnu aussi, du moins en France où les Contes de La Fontaine ont popularisé l'image d'un auteur gaillard, sans dimension philosophique, et où la critique, ignorant le débat ouvert par les travaux de Vittorio ... Lire la suiteÉcrit par : Claudette PERRUS
Le nom du poète lucquois Bonagiunta Orbicciani figure dans des actes officiels datés de 1242, de 1250 (il y est désigné comme « juge et notaire ») et de 1296. Il est déjà mort en 1300, date fictive que Dante assigne à son voyage d'outre-tombe (La Divine Comédie) au cours duquel il rencontre Bonagiunta au purgatoire parmi les gourmands. On ... Lire la suiteÉcrit par : Claude MINOT
Poète du dolce stil novo appelé par Dante « le premier de mes amis », Cavalcanti naît à Florence d'une noble famille guelfe. Il se mêle aux luttes politiques qui divisent alors la ville, prenant le parti des blancs ; il est exilé à Sarzana en 1300. Malade, on l'autorise à revenir à Florence où il meurt presque aussitôt. Il a dominé la jeu ... Lire la suiteÉcrit par : Raoul VANEIGEM
Astrologue, philosophe, compilateur scientifique, esprit universel et brouillon, Cecco d'Ascoli apparaît à bien des égards comme un personnage faustien. Tourmenté par des desseins sublimes, rongé par le ressentiment, envieux de l'art de Dante, audacieux et insolent, il semble illustrer, par une provocation constante, le caractère inexorable de la ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
Le rapport entre la vie et les poèmes de Charles, duc d'Orléans (fils de Louis d'Orléans, qui fut tué par Jean sans Peur en 1407, et père de Louis XII), est plus compliqué que ne le ferait croire, par exemple, un rapprochement entre les ballades où il nous parle de son exil et l'histoire qui nous apprend ses vingt-cinq ans de captivité en Angleter ... Lire la suiteÉcrit par : Joël SHAPIRO
L'œuvre de ce grand poète de la fin du Moyen Âge reste injustement négligée : il a pourtant laissé une marque profonde et subtile dans la littérature française. Clément Marot dit de ses vers qu'ils étaient un honneur pour toute la Normandie, sa province natale, et fit ainsi son éloge : Le bien disant en rithme / Alain... dont la muse est fine ... Lire la suiteÉcrit par : Yasmina FOEHR-JANSSENS
Figure centrale de la littérature française médiévale, Chrétien de Troyes se signale par l'importance de sa production romanesque. On lui doit cinq récits, en octosyllabes à rimes plates, composés entre 1170 et 1185 ( ?) : Érec et Énide, Cligès, Lancelot, ou le Chevalier à la charrette, Yvain, ou le Chevalier au lion ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
Fille d'un astrologue italien venu se mettre au service de Charles V, mariée à un secrétaire du roi, veuve dix années plus tard (à vingt-cinq ans), Christine doit lutter pour vivre et faire vivre sa famille. Elle est heureusement protégée par quelques grands princes comme Jean de Berry, le duc de Bourgogne et Louis d'Orléans. Elle compose des poèm ... Lire la suiteÉcrit par : Claude MINOT
Né à Pistoia, de famille noble, après des études de droit à Bologne et à Orléans, Guittoncino de' Sighibuldi da Pistoia devient juge à Pistoia et enseigne (le droit) dans plusieurs universités : Sienne, Pérouse et Naples. Gibelin, il est exilé dans sa jeunesse pour des raisons politiques, mais il réussit à rentrer à Pistoia et collabore au gouvern ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Noble flamand ; filleul de Philippe le Bon, chambellan de Charles le Téméraire, Philippe de Commynes fut à ses côtés pendant la Ligue du bien public et lors de l'entrevue du Téméraire et de Louis XI à Péronne (1468). C'est là qu'il connut le roi, au service duquel il passa en 1472, non sans lui avoir donné, dès le temps de Péronne, d'habiles conse ... Lire la suiteÉcrit par : Paul RENUCCI
Le septième centenaire de la naissance de Dante a donné en 1965 la mesure de la diffusion de son œuvre dans le monde. En France seulement, trente-sept traductions totales ou partielles de La Divine Comédie ont été éditées ou rééditées depuis 1921. La question s'est une fois de plus posée de l'actualité véritable de Dante, de ce que son œu ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
Notaire de la chancellerie royale, Gervais du Bus compose entre 1310 et 1314 le Roman de Fauvel, poème satirico-allégorique de 3 280 vers. Fauvel, nom souvent donné à un cheval, est ici une désignation emblématique : il est formé des initiales de Flatterie, Avarice, Vilenie, Variété, Envie et Lâcheté. La couleur fauve est signe d'hypocris ... Lire la suiteÉcrit par : Mathilde BENSOUSSAN
Écrivain catalan né à Gérone, Francesc Eiximenis est entré très tôt au couvent des Franciscains de sa ville natale, avant de poursuivre ses études de philosophie et de théologie à Valence, Cologne, Paris et Oxford. Vivant à une époque où la Renaissance italienne fait une éclatante irruption dans les lettres catalanes — avec son contemporain Bernat ... Lire la suiteÉcrit par : Claude MINOT
On rattache traditionnellement le poète florentin au dolce stil novo dont il reprend en effet les thèmes (la doctrine d'amour) et le langage poétique (fidèle à la dictée de l'amour) dans ses vingt-deux compositions. Le processus de l'amour demeure conventionnel : ce dernier apparaît avec la dame qui blesse le poète, lui apporte d'abord la ... Lire la suiteÉcrit par : Hubert HARDT
Poète et chroniqueur français. Entre 1361 et 1369, Froissart séjourna en Angleterre au service de Philippa de Hainaut, devenue reine par son mariage avec Édouard III. Après la mort de celle-ci, il se retira à Valenciennes. Ordonné prêtre, il obtint une cure près de Mons. Il fréquenta la cour des ducs de Brabant, fut chapelain de Beaumont et chanoi ... Lire la suiteÉcrit par : Charles CAMPROUX
Gautier d'Épinal (ou d'Espinau) a rang parmi ces chevaliers du Nord que séduisit la poésie du joi d'amor, inventé par les troubadours, et dont ils feront la poésie courtoise. Il chante l'amour courtois dans des chansons composées pour la plupart pendant le deuxième quart du xiiie siècle. Il est protégé par les comtes d ... Lire la suiteÉcrit par : Jacqueline BROSSOLET
Érudit remarquablement informé, Gérard de Crémone sut mesurer à sa juste valeur la science arabe de son époque. Il entreprit de surmonter la barrière linguistique qui en interdisait l'accès aux Latins. Il alla s'installer à Tolède, y apprit l'arabe et se consacra à la traduction en latin des textes scientifiques les plus importants. Environ soixan ... Lire la suiteÉcrit par : Claude MINOT
Dante cite le Florentin Lapo Gianni parmi les poètes qui, au même titre que Cavalcanti, Cino da Pistoia et lui-même connurent le mieux « l'excellence du vulgaire », entendons de la langue italienne, préférée au latin. On ne sait rien de certain sur sa vie. Il reprend les thèmes du dolce stil novo, fixés par Guinizelli, Cavalcanti et Dante ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
Vers 1280, Girart d'Amiens écrit un roman (26 000 vers) dans la tradition arthurienne pour Éléonore d'Angleterre, Escanor, où il raconte les amours du sénéchal Keu et d'Andrivette, la lutte de Gauvain et d'Escanor, leur réconciliation. Il faut peut-être y voir une allusion aux rapports entre Édouard Ier et le prince de Galles ( ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
Célèbre auteur du xiiie siècle, Gonzalo de Berceo est le premier poète espagnol dont on connaisse le nom. Ce que nous savons de lui, tout en étant fort réduit, dépasse largement nos connaissances sur d'autres auteurs contemporains et même postérieurs : il était prêtre séculier (et non moine, comme on l'affirme trop fréquemment) ... Lire la suiteÉcrit par : Claude MINOT
Dante considérait déjà Guinizelli comme le père du dolce stil novo dont il fut aussi le théoricien. Il accomplit ses études à Bologne, dans un milieu ouvert, et devint juge. Gibelin, il participa à la vie politique et fut exilé. La politique n'intervient cependant pas dans ses vers (environ vingt textes). Guinizelli travaille sur une mati ... Lire la suiteÉcrit par : Claude MINOT
En le critiquant, Dante a paradoxalement reconnu l'importance de cet auteur, parfois considéré comme un poète de transition, qui fait le lien entre la poésie lyrique provençale ou sicilienne, de type aristocratique, et les milieux bourgeois des villes du Moyen Âge. C'est, en effet, un homme engagé : lié à la vie de sa commune, il s'exile volontair ... Lire la suiteÉcrit par : Raoul VANEIGEM
Poétesse et mystique flamande de la première moitié du xiiie siècle, Hadewijch est l'auteur de poèmes d'inspiration courtoise, de lettres et de visions où l'amour, traité en thème privilégié, tend à se substituer à Dieu, au terme d'une expérience extatique dont l'expression passionnelle est rendue avec une particulière sensuali ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Le principal ouvrage de Heinrich von Veldeke, originaire du Limbourg (sud des Pays-Bas et nord-est de la Belgique), est l'Énéide (Eneit) considéré par Wolfram d'Eschenbach et Gottfried de Strasbourg comme un modèle sur le plan formel (la rime s'y affirmait et remplaçait l'assonance utilisée jusqu'alors). Inspirée directement du ... Lire la suiteÉcrit par : Jean JOLIVET
Née au début du xiie siècle, Héloïse passe son enfance et son adolescence au couvent d'Argenteuil puis à Paris, chez le chanoine Fulbert, son oncle ; elle est l'élève, puis devient la maîtresse d'Abélard (dont elle a un fils, nommé Astrolabe), et enfin sa femme, bien qu'elle ait d'abord refusé d'imposer ce lien à Abélard et qu' ... Lire la suiteÉcrit par : Marcel PACAUT
Célèbre poète d'inspiration bonaventurienne et franciscaine, auteur de Laudes qui glorifient avec émotion et ardeur la pauvreté, Jacopone de' Benedetti, né à Todi en Ombrie, fut marquée par un traumatisme en 1268 (probablement la mort brutale de sa femme, écrasée, dit-on, par un plancher qui s'effondra au cours d'un bal), épreuve qui le c ... Lire la suiteÉcrit par : Charles CAMPROUX
Prince de Blaye, Jaufré Rudel prend part à la IIe Croisade en compagnie d'Alphonse Jourdan, comte de Toulouse, de Guillaume Taillefer, comte d'Angoulême, de Hugues VII de Lusignan, comte de la Marche. Marcabru, dans la seconde moitié de l'année 1148, envoie sa chanson Cortezament vuelh comensar à Jaufré Rudel ultra mar ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
Trouvère arrageois, Jean Bodel débute dans la carrière littéraire comme jongleur vers 1190. En 1194, il est membre de la confrérie des jongleurs et bourgeois d'Arras en même temps que sergent de l'échevinage. Il prend la croix en 1199 ou 1200, lors de la prédication de Foulques de Neuilly qui prélude à la IVe Croisade, mais, devenu lépr ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Sénéchal de Champagne, Jean de Joinville participa en 1248 à la Septième Croisade où il connut rapidement des difficultés financières, et passa au service du roi, dont il devint le confident et le conseiller. Pris avec Saint Louis par les Mamelouks (1250), il fut chargé de négocier avec les Templiers l'emprunt de la somme nécessaire à la rançon de ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Neveu d'Alphonse X le Sage, petit-fils de saint Ferdinand, don Juan Manuel, l'un des grands seigneurs les plus influents de son temps, né au château d'Escalona, près de Tolède, occupa de très hautes charges dès sa jeunesse. Il participa à de nombreuses guerres nobiliaires pendant les règnes de Ferdinand IV et l'Alphonse XI. Il est considéré comme ... Lire la suiteÉcrit par : Edith WEBER
Célèbre musicien et poète de l'ars nova florentine (Trecento), Francesco Landino, surnommé Magister Franciscus Caecus, Francesco Cieco ou Cecco (l'« Aveugle »), ou encore il Cieco degli organi, est né à Fiesole. Sa date de naissance se situerait entre 1325 et 1335 environ. Son père, Jacopo del Casentino, était peintre, et le jeune Francesco, avant ... Lire la suiteÉcrit par : Maurice de GANDILLAC
Le renom en France de l'Italien Brunetto Latini vient de ce qu'il a composé son Trésor en français, déclarant que c'était « parler plus délectable et plus commun à toutes gens ». Mais son cas fait problème pour les lecteurs de la Divine Comédie, car Dante, qui fut son élève, le situe dans un cercle infernal qui passe pour celui d ... Lire la suiteÉcrit par : Roger BLANCHARD
Guillaume de Machaut, musicien-poète, chanoine de Reims, mêlé intimement à la vie des plus grands personnages de son temps, fut à la fois le dernier des trouvères et l'un des principaux promoteurs de l'art nouveau, l'« Ars nova », codifié par Philippe de Vitry, où il se révéla plus souple et plus varié. La messe de Machaut n'est point seulement un ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
Neveu du marquis de Santillana, dont il subit l'influence, le poète espagnol Gómez Manrique traite les thèmes et les genres en vogue (l'amour, la moquerie, les allégories, les pièces de circonstance), en les teintant fortement de didactisme et de moralisme. Son œuvre reflète cette forme de stoïcisme qui sera l'un des caractères distinctifs de la p ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Neveu de Gómez Manrique, fils du comte Rodrigo de Paredes, qui fut maître de l'ordre de Calatrava, Jorge Manrique participa, sous le règne du roi Henri IV, aux luttes politiques contre les ennemis d'Isabelle la Catholique. Hernando del Pulgar a laissé le récit de sa mort glorieuse devant le château de Garci-Muñoz (Cuenca). Son Cancionero ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claire ZIMMERMANN
Poète valencien, digne de figurer parmi les plus grands écrivains du xve siècle européen, Ausía March rompt avec une tradition vieille de trois siècles qui voulait qu'au royaume d'Aragon la seule langue admise en poésie fût le provençal, et rédige son œuvre exclusivement en catalan. Véritable créateur de la poésie catalane, tra ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
Trois œuvres littéraires en français de la seconde moitié du xiie siècle, un recueil de lais narratifs, un recueil de fables et une traduction du Purgatoire de saint Patrice sont signés du nom de Marie. S'agit-il dans les trois cas de la même poétesse ? C'est à peu près certain pour les Fables et les Lais ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
Juan de Mena est un poète espagnol du xve siècle intégrant, avec Santillana et Jorge Manrique, la triade des lettrés les plus importants de cette époque marquée par l'épanouissement de la poésie courtisane sous l'égide de Jean II de Castille. Les données biographiques de Mena ne sont pas excessivement abondantes : on sait qu'il ... Lire la suiteÉcrit par : Claude MINOT
D'origine populaire, Matteo Palmieri fit des études humanistes à Florence et participa à la vie publique. Il écrit en latin des textes de caractères historique et biographique, méditant sur l'histoire qu'il considère comme une discipline formatrice, permettant d'acquérir la sagesse propre à l'action. On le connaît surtout aujourd'hui pour son œuvr ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
Homme politique et militaire espagnol qui se consacra sur le tard à l'étude et à la littérature. Il cultiva d'abord la lyrique amoureuse, puis le genre didactique et moral, fortement teinté d'historicisme : Louanges des clairs barons espagnols (Loores a los claros barones de España). Dans la même veine mais en prose, la Mer d ... Lire la suiteÉcrit par : Gérard NAHON
Voyageur juif peut-être originaire de Prague. Parti vers 1175 pour la Pologne et la Russie, Petaḥya visite la Crimée, la Tartarie, la Khazarie, l'Arménie, le Kurdistan, la Mésopotamie, la Syrie et la Terre sainte. Son objectif fut, semble-t-il, un pèlerinage aux Lieux saints et sur les tombeaux des Justes. Il décrit la prospérité des juifs de Baby ... Lire la suiteÉcrit par : Vittore BRANCA, Françoise JOUKOVSKY
Père de la poésie moderne et de la culture humaniste, auteur en langue vulgaire de cet immortel Canzoniere (Rerum vulgarium fragmenta), qui a suscité des foules d'imitateurs en Italie et dans toute l'Europe et qui a marqué la poésie amoureuse en Occident jusqu'au romantisme et au-delà, et d'une œuvre en latin, impressionnante par ... Lire la suiteÉcrit par : Angélique LEVI
Philologue, historien et traducteur, Pogge étudia les lettres latines chez Jean de Ravenne et s'initia au grec en écoutant les leçons de Chrysoloras (1350-1415). Secrétaire apostolique sous Boniface IX et sous d'autres papes, il participe au concile de Constance (1414) et assiste au jugement de Jérôme de Prague. Il fut secrétaire de la République ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul MOURLON
Trouvère, Raoul de Houdan reçut une éducation de clerc et mena, semble-t-il, une vie pauvre et errante. L'origine de son nom reste incertaine : Le Houdenc (Picardie) ou Houdan (Yvelines) ? Il est l'auteur d'un roman arthurien, Méraugis de Portlesguez, et de deux poèmes allégoriques, Le Songe d'Enfer et le Roman des Eles de co ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
Travaillant pour Gautier de Montbéliard, un croisé qui mourut en Terre sainte (1212), Robert de Boron a pu découvrir la littérature byzantine et syriaque. Ce clerc mettra un tel savoir, acquis peut-être à Chypre, au service d'une grande entreprise de synthèse poétique : il s'agit de rattacher les légendes celtiques, avec le mythe du Graal, aux ori ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
Sous le nom de Rutebeuf, c'est un chapitre décisif de la littérature poétique du xiiie siècle qui nous a été conservé. Déchirure dans l'ordonnance rigoureuse de la poésie courtoise des trouvères : le modèle de la fin' amor, la patiente élaboration du personnage selon un rituel poétique minutieux font place à la rupture ... Lire la suiteÉcrit par : Claudette PERRUS
Né entre 1332 et 1334, fils de marchand, inscrit lui-même à la corporation du Change, Franco Sacchetti est le type même du bourgeois florentin du xive siècle. Homme d'affaires, propriétaire terrien, il remplit de nombreuses charges politiques au service de Florence. Sa vie est traversée par les crises économiques, sociales et p ... Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER
Depuis huit siècles qu'elle existe, la littérature islandaise n'a jamais compté d'écrivain comparable à Snorri, fils de Sturla de Hvammr. Mythologue, sagnamadr (compositeur de sagas), poète, pédagogue, historien hors pair, il domine de sa puissante stature non seulement ses compatriotes, mais, on peut oser le dire malgré l'ignorance où l' ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Poète castillan du xive siècle, Sem Tob ben Ishaq Ardutiel naquit à Carrión de los Condes (Vieille-Castille) ; il exerça dans cette ville un rôle important en tant que rabbin. Hormis des poésies religieuses en hébreu et quelques œuvres scientifiques, il est l'auteur des Proverbios morales dédiés à Pierre le Cruel (1350 ... Lire la suiteÉcrit par : Gérard RIPPE
Chroniqueur florentin, Giovanni Villani fit une carrière très classique de négociant, voyageant beaucoup durant une période initiale de formation (entre 1302 et 1308), puis occupant d'importantes fonctions politiques à Florence. Entraîné dans la faillite des Bardi et des Peruzzi en 1345, il meurt trois ans plus tard de la peste noire. Sa Nuova ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Noble champenois. Maréchal de Champagne, chargé de négocier avec les Vénitiens les conditions d'une aide navale à la quatrième Croisade, Villehardouin fut l'un des chefs de celle-ci ; la croisade devait aboutir à la prise de Constantinople par les chrétiens d'Occident (1204) et à la fondation de l'Empire latin d'Orient. Il reçut, en récompense de ... Lire la suiteÉcrit par : Jacqueline CERQUIGLINI-TOULET
Celui qui, du Lais au Testament, a tout dispersé, ses biens fictifs et sa personne, celui qui n'avait rien d'un père mais se voulait un fils, un enfant, « un pauvre petit écolier » (Le Testament, « Épitaphe et rondeau »), est érigé depuis Boileau en père de la poésie française : « Villon sut le premier, dans ces siècles ... Lire la suite
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