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Écrit par : Universalis
Homme politique soviétique né le 15 juin 1914 à Nagoutskaia (province de Stavropol, Russie), mort le 9 février 1984, à Moscou. Fils d'un ouvrier des chemins de fer, Iouri Andropov travaille d'abord en tant que télégraphiste, projectionniste et batelier sur la Volga avant de suivre des études techniques, puis de s'inscrire à l'université de Petroza ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Fils d'officier, Antonov-Ovseïenko entre à l'école des cadets de Voroneje. Il quitte l'armée, adhère dès 1901 au mouvement révolutionnaire et se rapproche des mencheviks en 1903. Lors de la révolution de 1905, il est l'un des experts militaires de la social-démocratie russe. Il essaye de soulever deux régiments d'infanterie en Pologne, mais échoue ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Homme politique abkhaze, Vladislav Ardzinba fut le premier président (1994-2005) de la république autonome autoproclamée d'Abkhazie. Né le 14 mai 1945 à Eshera, dans la République socialiste soviétique autonome d'Abkhazie, intégrée à la Géorgie, Vladislav Grigoriévitch Ardzinba étudie l'histoire de 1962 à 1966 à l'Institut pédagogique de Soukhoumi ... Lire la suiteÉcrit par : Michael BERENBAUM
Le grand ravin de Babi Yar, situé à la limite septentrionale de la ville de Kiev, en Ukraine, servit de charnier pour des victimes principalement juives que des groupes de S.S. allemands tuèrent entre 1941 et 1943. Après un premier massacre de Juifs à Babi Yar, le lieu continua de servir pour l'exécution de prisonniers de guerre soviétiques et de ... Lire la suiteÉcrit par : Ilios YANNAKAKIS
Le nom de Karol Bacilek est étroitement lié à la période la plus sombre de l'histoire tchécoslovaque de l'après-guerre : les « procès » politiques des années 1950. Surnommé le Beria tchécoslovaque, Bacilek a été un des principaux organisateurs des procès contre Slansky et d'autres éminents dirigeants communistes et contre certains hauts responsabl ... Lire la suiteÉcrit par : Georges HAUPT
Tout-puissant chef de la police soviétique, Lavrenti Pavlovitch Beria a été pendant de longues années le bras droit de Staline. Né en Géorgie dans une famille de paysans, Beria adhère au Parti communiste en 1917 à Bakou, où il obtient son diplôme d'architecte en 1919. En 1921, il entre dans la Tchéka qui devient Guépéou l'année suivante et travail ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard FÉRON
Né dans un village proche de Lublin dans la partie de la Pologne rattachée à la Russie, Bierut prend part à une grève d'écoliers dirigée contre les occupants et il est chassé de l'établissement. Après avoir exercé divers métiers, il devient imprimeur, milite dans des associations coopératives, mais aussi dans un cercle révolutionnaire clandestin, ... Lire la suiteÉcrit par : Michel HOANG
Issu d'un milieu de paysans, Blücher, qui exerce de multiples petits métiers, est emprisonné de 1910 à 1913, vraisemblablement pour incitation à la grève. La Grande Guerre en fait un officier mobilisé dans l'armée du front sud-ouest. Hospitalisé entre 1915 et 1916, il reprend bientôt du service comme volontaire et commande un détachement de gardes ... Lire la suiteÉcrit par : Georges HAUPT
Principal agent du Komintern en Chine dans les années vingt, Borodine joua un rôle important dans la réorganisation du Guomindang et dans l'application de la politique de la IIIe Internationale en Chine. Borodine avait rejoint les rangs du Parti social-démocrate russe (bolchevik) en 1903. Arrêté et exilé en 1906, il émigra aux États-Uni ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre FRANK
Le plus jeune des six principaux dirigeants bolcheviques mentionnés par Lénine dans son « Testament », Boukharine « n'est pas seulement un théoricien des plus marquants et de très haute valeur ; il jouit à bon droit de l'affection du parti tout entier. Cependant, ses vues théoriques ne peuvent qu'avec la plus grande réserve être tenues pour parfai ... Lire la suiteÉcrit par : Georges HAUPT
Maréchal de l'U.R.S.S., Boulganine fut président du Conseil des ministres de l'Union soviétique de 1955 à 1958. Fils d'un employé de bureau de Nijni-Novgorod, Boulganine adhère au Parti bolchevik en 1917. De 1918 à 1922, il travaille dans la Tcheka, puis il est affecté jusqu'en 1927 au Conseil supérieur de l'Économie nationale. Son ascension comme ... Lire la suiteÉcrit par : Georges HAUPT
Né en Ukraine dans une famille d'ouvriers, Leonid Brejnev entre au Komsomol en 1923 et au P.C.U.S. (Parti communiste de l'Union soviétique) en 1931. Après avoir obtenu en 1935 son diplôme d'ingénieur métallurgiste, il devient permanent du parti en 1937 et travaille en Ukraine sous la direction de Khrouchtchev. En 1938, il est, comme secrétaire du ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard FÉRON
Né à Scornicesti (département de l'Olt) dans une famille de paysans, Nicolae Ceauşescu devient apprenti cordonnier à Bucarest et milite bientôt dans un comité antifasciste. En 1933, il est arrêté pour avoir incité à la grève. Cette même année, il adhère à l'Union de la jeunesse communiste et devient secrétaire des comités régionaux de ce mouvement ... Lire la suiteÉcrit par : Vladimir Claude FISERA
Fils de mineur de la région d'Ostrava, Oldřich Černík est ouvrier métallurgiste de 1937 à 1949. Il s'intègre alors dans l'appareil du Parti communiste — dont il est membre depuis 1945 — et dans celui de l'État de sa région, la Moravie du Nord ; à partir de 1954, il préside le conseil régional de celle-ci. Les remous politiques, économiques et soci ... Lire la suiteÉcrit par : Francis DEMIER
La collectivisation des terres en U.R.S.S., après un premier essai infructueux qui proposait aux paysans une entrée volontaire dans les kolkhoz, ne prit effet qu'en octobre 1929, mais alors sous une forme autoritaire. Cette collectivisation fait suite à l'échec de la N.E.P. qui avait pour but de préserver l'alliance entre les ouvriers et les paysa ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard PUDAL
Le terme communisme et les doctrines qui lui sont attachées furent au xxe siècle principalement associés à une histoire, celle de l'U.R.S.S. et du mouvement communiste international. Le siècle du communisme ainsi compris ne peut s'analyser indépendamment du rôle joué par l'U.R.S.S. Bénéficiant de l'antériorité due à sa « réussi ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BÉRENGER
On appelle ainsi l'éphémère république soviétique que connaît la Hongrie d'avril à juillet 1919. Comme en Russie, la révolution bolchevique hongroise est précédée d'une révolution bourgeoise et démocratique qui se substitue à l'Ancien Régime. À Budapest, la révolution du 31 octobre 1918, dirigée par un aristocrate libéral et francophile, le comte ... Lire la suiteÉcrit par : Michel LESAGE, Henri MÉNUDIER
Le terme démocratie populaire a été utilisé par les partis communistes pour qualifier les nouveaux régimes politiques apparus, après la Seconde Guerre mondiale, soit en Europe centrale et orientale (Pologne, Tchécoslovaquie, Yougoslavie, Albanie, puis Bulgarie, Roumanie, Hongrie, Allemagne de l'Est), soit en Asie (Corée, Vietnam du Nord, Chine). M ... Lire la suiteÉcrit par : Ilios YANNAKAKIS
La période qui suit le XXe congrès du P.C.U.S. (févr. 1956) est habituellement désignée comme étant celle de la « déstalinisation ». Dans le vocabulaire politique occidental, hormis le vocabulaire communiste, le terme de déstalinisation est usuellement opposé à celui de « stalinisme ». En réalité, ce terme ne traduit que malaisément et ... Lire la suiteÉcrit par : Vladimir Claude FISERA
Ouvrier typographe, Georges Dimitrov milite très jeune au sein du mouvement syndical et adhère à vingt ans au Parti social-démocrate bulgare. Un an plus tard, il participe à la fondation du Parti social-démocrate « étroit », qui adopte les idées léninistes en matière d'organisation et rejette en bloc la stratégie réformiste. À partir de 1909, il s ... Lire la suiteÉcrit par : Christophe CHICLET
Père de l'indépendance de la Tchétchénie en 1991, celui qui se faisait appeler le « loup tchétchène » n'aura pas assisté à la débâcle de l'armée russe, ni à la signature d'un accord de paix à l'automne de 1996. Le destin de Djokhar Doudaev se confond avec la tragédie de son peuple. Accusés d'avoir collaboré avec l'occupant nazi, plusieurs peuples ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques RUPNIK, Universalis
Le dirigeant communiste slovaque Alexander Dubček restera dans l'histoire comme l'homme symbole du Printemps de Prague en 1968, une des rares tentatives effectuées dans les démocraties populaires pour se démarquer de la rigueur du système soviétique. Tout en donnant des gages de fidélité à Moscou, il considère que le « socialisme à visage humain » ... Lire la suiteÉcrit par : Sylvain VENAYRE
Le 4 novembre 1956, huit divisions soviétiques, appuyées par l'aviation, prenaient d'assaut Budapest et d'autres villes hongroises, pour réprimer le mouvement des insurgés qui, depuis le début du mois d'octobre, réclamaient l'organisation d'élections libres. Le 23 octobre déjà, les forces de l'ordre hongroises avaient tiré sur une manifestation d’ ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier COMPAGNON
L'Union des républiques socialistes soviétiques, née en décembre 1922 afin d'unir les diverses composantes de l'ancienne Russie tsariste dans une communauté de destin issue de la révolution d'Octobre 1917, disparaît de la scène internationale en décembre 1991, au terme d'un processus de désagrégation qui n'a duré que quelques mois. À l'origine de ... Lire la suiteÉcrit par : Myriam DÉSERT
Boris Eltsine, premier président de la fédération de Russie, a joué un rôle majeur dans les mutations postsoviétiques, rôle diversement évalué dans son pays. Né le 1er février 1931 dans le district de Sverdlovsk, il présente le profil typique de sa génération : un père paysan devenu ouvrier, la survie quotidienne difficile dans un bourg ... Lire la suiteÉcrit par : Georges-Henri SOUTOU
Les raisons d'être du pacte de non-agression conclu le 23 août 1939 entre l'Allemagne et l'U.R.S.S. prêtent à discussion. Les archives allemandes saisies après la guerre permettent de reconstituer les faits et de comprendre les visées de Hitler. Celles de Staline sont d'autant plus difficiles à définir qu'il mène parallèlement une négociation avec ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre KENDE
Né et mort à Budapest, Ernö Gerö (de son vrai nom, Singer) fut un représentant typique de la seconde génération du Komintern, celle qui est venue aux affaires après l'éviction des chefs historiques du bolchevisme première manière. Son nom est toutefois associé, avant tout, à l'insurrection populaire hongroise de 1956 qu'il est censé avoir provoqué ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Homme d'État roumain, né le 8 novembre 1901 à Bârlad (Moldavie), mort le 19 mars 1965 à Bucarest (Roumanie). Rallié à la cause révolutionnaire aux lendemains de la Première Guerre mondiale, Gheorghe Gheorghiu-Dej adhère en 1930 au Parti communiste roumain, alors dans la clandestinité. Cheminot, il est condamné à une peine de douze années de travau ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard FÉRON
Né à Krosno (Galicie), Gomułka est élevé dans la tradition socialiste et adhère à seize ans à l'organisation de jeunesse du Parti socialiste polonais. En 1926, il entre au Parti communiste et se signale par ses qualités d'agitateur. Secrétaire du syndicat de la chimie, il organise une grève à Łódź en 1932 et est incarcéré. Libéré pour raison de sa ... Lire la suiteÉcrit par : Myriam DÉSERT
Le nom de Mikhaïl Gorbatchev restera associé à la fin de la guerre froide. Le dernier secrétaire général du Parti communiste de l'Union soviétique, en lançant un processus de démocratisation, la perestroïka, dont il espérait qu'il redynamiserait le pays, a précipité la chute d'un régime que l'on croyait inébranlable et ouvert la voie à la réunific ... Lire la suiteÉcrit par : Roland LOMME
L'amiral Gorchkov a fait de la marine de guerre soviétique, dont le rôle était essentiellement limité à la surveillance des frontières maritimes au début des années 1960, un instrument privilégié de la politique internationale de l'U.R.S.S. ainsi qu'une composante majeure dans l'équilibre des forces nucléaires et conventionnelles face aux puissanc ... Lire la suiteÉcrit par : Claude LEFORT
Comité du plan d'État, organe central de la planification soviétique, le Gosplan dépendait du Conseil des ministres de l'U.R.S.S. et traduisait, dans des plans nationaux spécifiques, les objectifs fixés par le Parti communiste et le gouvernement. Créé en février 1921, le Gosplan était, à l'origine, un conseil consultatif auprès du gouvernement, qu ... Lire la suiteÉcrit par : Vladimir Claude FISERA
Fils de paysans moraves, Klement Gottwald adolescent part à Vienne où il travaille comme apprenti charpentier. C'est là qu'il adhère à seize ans aux Jeunesses socialistes. De 1915 à 1918, il est soldat dans l'armée austro-hongroise. Il rejoint ensuite la gauche marxiste du Parti social-démocrate tchécoslovaque, noyau du Parti communiste fondé en 1 ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard FÉRON
Né dans la région de Rostov-sur-le-Don, Gretchko s'engage dans l'Armée rouge à l'âge de seize ans. Il y reste après la guerre civile. Il entre alors à l'Académie militaire Frounze, dont il est diplômé en 1936, puis à l'Académie de l'état-major. Nommé général au début de la guerre de 1941, il se bat à Kharkov, dans le Caucase et en Ukraine. Il cond ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard FÉRON
Né à Starye Gromyki, près de Minsk, en Biélorussie, Andreï Andreïevitch Gromyko a fait ses études à l'Institut d'économie de Moscou. Après avoir enseigné l'économie pendant quelques années, il entre en mars 1944 dans la carrière diplomatique. Il dirige au ministère le département Amérique, puis part à Washington comme conseiller d'ambassade. En 19 ... Lire la suiteÉcrit par : André FONTAINE
Dans le chapitre La création des blocsDe plus en plus persuadé que le gouvernement soviétique « était froidement résolu à exploiter l'état où se trouvait une Europe sans défense pour propager le communisme », le nouveau secrétaire d'État américain, George Marshall, annonça le 5 juin 1947 l'intention de son gouvernement de fournir une aide économique importante aux pays européens, à ch ... Lire la suite
Dans le chapitre Le temps des crisesBien que l'U.R.S.S. se fût passablement intéressée au Moyen-Orient pendant la guerre, elle s'y était peu manifestée par la suite, se contentant d'être la première, en 1948, à reconnaître de facto l'État d'Israël, qu'elle aida discrètement à venir à bout de ses ennemis arabes. Staline pensait ainsi faire échec à l'« impérialisme » britanni ... Lire la suite
Écrit par : Cécile VAISSIÉ
Alexandre Guinzbourg fut l'un des plus célèbres dissidents soviétiques et joua un rôle majeur dans la définition des principes et des méthodes de cette dissidence. Né le 21 novembre 1936 à Moscou, il affirma très tôt son refus du conformisme : à treize ans, dans un pays qui prônait l'athéisme, il se fit baptiser ; à seize ans, alors que l'antisémi ... Lire la suiteÉcrit par : Henri MÉNUDIER
Résistant antifasciste, Robert Havemann, savant de réputation internationale, connut tous les honneurs en République démocratique allemande avant de devenir son dissident le plus célèbre. Né le 11 mars 1910 à Munich, il fit des études de chimie aux universités de Munich et de Berlin et entra dès 1932 à l'Institut Kaiser Wilhelm de chimie physique ... Lire la suiteÉcrit par : Anne-Marie AUTISSIER
Né en 1908 à Gjirokastër, Enver Hodja (ou Hoxha) dirigea l'Albanie de 1945 à 1985. Fils d'un commerçant tosque de religion musulmane, il bénéficia, en 1930, d'une bourse du gouvernement albanais pour l'université de Montpellier. À Paris, il entreprit sa formation politique auprès d'un petit groupe de communistes albanais en exil. En 1933, il devin ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BÉRENGER, Lorant CZIGANY, Albert GYERGYAI, Pierre KENDE, Edith LHOMEL, Marie-Claude MAUREL, Fridrun RINNER, Universalis
Dans le chapitre La Hongrie sous le communisme (1945-1989)Le fait d'avoir de 1941 à 1944 (et même au-delà) combattu aux côtés de l'Allemagne nazie a livré la Hongrie, pays vaincu, à la puissance soviétique. S'y installant dès l'automne de 1944, les Soviétiques ont dans un premier temps (1945-1948) toléré qu'il y règne une relative liberté sous la forme d'un parlementarisme à l'occidentale, encore que le ... Lire la suite
Écrit par : Bernard FÉRON
Né à Bratislava, Gustáv Husák adhère au mouvement communiste alors qu'il est étudiant. Pendant la guerre, il prend une part active au travail clandestin du parti. Il est l'un des organisateurs du soulèvement de la Slovaquie en 1944. Il est alors nommé membre du præsidium du comité central et vice-président du Parti communiste en Slovaquie. De 1946 ... Lire la suiteÉcrit par : Georges HAUPT
Commissaire du peuple à l'Intérieur de 1934 à 1936, Iagoda est l'un des principaux artisans du déclenchement des grandes purges des années trente. Fils d'artisan, il travaille dans un bureau de statistiques et adhère au P.O.S.D.R. (Parti ouvrier et social-démocrate russe), à Nijni-Novgorod en 1907. Arrêté et exilé en 1911, mobilisé en 1915, il ent ... Lire la suiteÉcrit par : Cécile VAISSIÉ
Mort le 18 octobre 2005 à Moscou, Alexandre Iakovlev suscitait des controverses depuis vingt ans. Certains le considèrent comme le « père de la perestroïka », la restructuration qui aurait permis de démocratiser l'U.R.S.S. D'autres lui reprochent la disparition de l'U.R.S.S., tandis que d'autres encore se demandent si, par ses revirements abrupts, ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre BROUE
Celle que le monde entier a connue sous le nom de « la Pasionaria » était née à Gallarta, bourgade minière proche de Bilbao, le 9 décembre 1895. D'ascendance à la fois basque et castillane, Dolores Ibarruri Gómez était la huitième de treize enfants. Son père était mineur de charbon, dévot et carliste. La famille avait une vie misérable. Elle eut p ... Lire la suiteÉcrit par : Georges HAUPT
Issu d'une famille pauvre, Nikolaï Ivanovitch Iejov adhère au Parti bolchevique après 1917. Jusqu'à la fin des années vingt, il est permanent du parti dans le Kazakhstan. Son ascension débute en 1929 : il grimpe rapidement les échelons. Vice-commissaire du peuple à l'Agriculture, il est chargé l'année suivante des sections cadres et affectations d ... Lire la suiteÉcrit par : Vincent GOURDON
Décidée à soutenir un gouvernement communiste luttant contre une guérilla d'inspiration musulmane, dans un pays frontalier qu'elle juge indispensable à sa sécurité, mais aussi inquiète devant la vague islamique qui vient de l'emporter en Iran, l'Union soviétique tire prétexte du traité soviéto-afghan de 1978 pour envoyer, un an plus tard, un corps ... Lire la suiteÉcrit par : Georges MOND
Wojciech Jaruzelski est né le 6 juillet 1923 à Kurow, près de Pulawy, de parents appartenant à la petite noblesse polonaise aux armes du Ślepowron (« corbeau aveugle »). En septembre 1922, sa tante avait baptisé le drapeau du 49e régiment d'infanterie à Kolomyja en présence du maréchal Pilsudski. Jaruzelski a fréquenté le collè ... Lire la suiteÉcrit par : Georges HAUPT
Responsable de l'idéologie du Parti communiste d'Union soviétique à la veille et au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Andreï Jdanov est le promoteur d'une ligne dure désignée sous le terme de jdanovisme. Fils d'un inspecteur d'école, Jdanov adhère au bolchevisme en 1915. Mobilisé pendant la Première Guerre mondiale, président du soviet de s ... Lire la suiteÉcrit par : Christophe CHICLET
Soviétophile convaincu, Todor Jivkov a battu tous les records de longévité dans les démocraties populaires puisqu'il a gouverné la Bulgarie de 1954 à 1989, flattant tour à tour Khrouchtchev, Brejnev, Andropov et Tchernenko. C'est finalement Gorbatchev qui le fera trébucher. Né le 7 septembre 1911 dans le village de Pravets près de Sofia, il devien ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard FÉRON
D'origine paysanne, János Kádár est né à Somogy, en Hongrie occidentale. Ouvrier métallurgiste, il adhère en 1932 au Parti communiste clandestin et participe peu après à la direction de l'organisation de jeunesse à laquelle il appartient depuis 1931 ; l'une et l'autre organisation étant interdites, il est à diverses reprises incarcéré par la polic ... Lire la suiteÉcrit par : Roland LOMME
Juif ukrainien originaire du village de Kabany, près de Kiev, Lazar Kaganovitch est apprenti cordonnier lorsqu'il adhère au Parti ouvrier social démocrate de Russie en 1911. Au lendemain de la révolution, il dirige les organes du Parti communiste et de l'État soviétique à Nijni-Novgorod aux côtés de Molotov et d'Anastase Mikoyan. En 1920, il est n ... Lire la suiteÉcrit par : Georges HAUPT
Vieux bolchevik, Kalinine fut, de 1919 à 1946, le chef de l'État soviétique en tant que président du conseil exécutif central des soviets et de l'U.R.S.S. Issu d'une famille de paysans pauvres de la province de Tver, Kalinine travaille avec son père dans l'agriculture, puis en usine à Saint-Pétersbourg, au Caucase, à Revel (aujourd'hui Tallin), au ... Lire la suiteÉcrit par : Georges HAUPT
C'est dans le mouvement étudiant révolutionnaire à Moscou que Kamenev, fils d'un ancien mécanicien devenu ingénieur, commence à militer. Arrêté, il doit regagner Tiflis avant de se rendre à Paris, puis à Genève où il adhère au groupe de l'Iskra. Bolchevik dès 1903, révolutionnaire professionnel, il remplit des missions clandestines en Rus ... Lire la suiteÉcrit par : Alain PÂRIS
L'histoire n'aurait peut-être pas retenu le nom de ce compositeur s'il n'avait joué un rôle déterminant dans l'application de la politique stalinienne en matière culturelle. Tikhon Nikolaïevitch Khrennikov voit le jour à Elets, en Russie centrale (oblats de Lipetsk), le 10 juin (28 mai, ancien style) 1913, dans une famille modeste où tout ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard FÉRON
Pendant une dizaine d'années, de 1953 à 1964, Nikita Sergueiëvitch Khrouchtchev fut le chef de l'Union soviétique. Il fut alors célèbre dans le monde entier, à tel point que les journaux occidentaux prirent l'habitude de le désigner par la lettre « K ». Communiste depuis sa jeunesse, formé à l'école du parti, il se distinguait de la plupart de ses ... Lire la suiteÉcrit par : Georges HAUPT
L'assassinat, le 1er décembre 1934, de Kirov, c'est-à-dire de celui-là même qui était considéré comme le dauphin de Staline, donna le coup d'envoi aux grandes purges staliniennes (procès de Moscou). Révolutionnaire « de l'intérieur », c'est en 1904 que Kirov commence à militer en Sibérie dans le P.O.S.D.R. (Parti ouvrier social-démocrat ... Lire la suiteÉcrit par : Georges HAUPT
Entre le 22 et le 27 septembre 1947 se tient en Pologne la réunion constitutive du Kominform (Bureau d'information des partis communistes). Ni par les tâches qu'il s'est fixées ni par les structures qu'il s'est données, ce nouvel organisme, qui se définit comme une instance de coordination et d'échange d'expériences, ne peut être considéré comme u ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Maréchal de l'U.R.S.S., Koniev fut l'un des grands chefs militaires de la Seconde Guerre mondiale. Né près d'Arkhangelsk, où il va travailler, il sert dans l'armée tsariste pendant la Première Guerre mondiale. En 1918, il adhère au Parti communiste et rejoint l'Armée rouge. Pendant la guerre civile, il combat les légions tchécoslovaques en Sibérie ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard FÉRON
Fils d'un ouvrier, Alexeï Kossyguine est né à Saint-Pétersbourg. À l'âge de quinze ans il s'engage dans l'Armée rouge. Démobilisé, il s'inscrit à une école technique de sa ville natale. Il travaille de 1924 à 1929 dans les coopératives de Sibérie, revient à Leningrad (nom de Saint-Pétersbourg de 1924 à 1991) pour y suivre les cours de l'institut t ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Née à Saint-Pétersbourg, Nadejda Konstantinovna Kroupskaïa, fille de militaire, doit interrompre ses études à l'âge de quatorze ans à la suite de la mort de son père. Tolstoïenne convaincue, elle enseigne de 1891 à 1896 dans une école du dimanche et donne des cours du soir aux travailleurs. C'est à cette époque qu'elle découvre le marxisme et devi ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas WERTH
Après le succès mondial de Staline : la cour du Tsar rouge, le journaliste britannique, romancier et présentateur de télévision Simon Sebag Montefiore s'est attaqué à la jeunesse du futur dictateur dans Le Jeune Staline (Calmann-Lévy, Paris, 2008). Dès l'introduction, l'auteur annonce son parti pris de narrer par le menu la « vie ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas WERTH
Fondateur et bâtisseur de l'État soviétique, qui affiche d'emblée sa forte spécificité par rapport aux États existants, Lénine est l'un des hommes politiques qui a le plus profondément marqué le xxe siècle. Véritable icône pour des centaines de millions de nouveaux croyants en une religion inédite, le communisme, Lénine apparaî ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
L'un des grands artisans de la diplomatie soviétique, Maxime Litvinov en dirige les destinées de 1930 à 1939. Militant du mouvement ouvrier dès la fin du xixe siècle, il adhère au Parti ouvrier social-démocrate de Russie en 1898. Froid, discret et efficace, sachant admirablement manœuvrer, il devient à Londres, en 1902, dès son ... Lire la suiteÉcrit par : Vladimir Claude FISERA
Né à Ostrava, London adhère à quatorze ans à la Jeunesse communiste. Trop pauvre pour poursuivre des études, il est vendeur dans le textile. Animateur de la Jeunesse communiste et du syndicat rouge dans cette vieille région minière, il connaît à quinze ans ses premiers séjours en prison pour lutte antimilitariste et participation à des grèves illé ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Considéré comme l'héritier de Staline, éliminé en 1957 comme dirigeant du groupe « antiparti », Malenkov fut le chef de file de la jeune génération stalinienne. Engagé dans l'Armée rouge en 1919, il adhère l'année suivante au Parti communiste ; il a déjà été commissaire politique des districts du Turkestan et de l'Est durant la révolution de 1917. ... Lire la suiteÉcrit par : Vladimir Claude FISERA
Fils d'ouvrier, engagé à dix-sept ans dans les armées de Nicolas II, Malinovski fait preuve d'une grande bravoure et reçoit la croix de Saint-Georges en 1916. En 1917, il est transféré sur le front français, en Champagne ; il s'y montre excellent soldat (mitrailleur). Après la dissolution des unités russes, il fait un court séjour dans la Légion é ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Fils de commerçants, Martynov adhère au mouvement populiste Narodnaïa Volia (la Volonté du peuple) en 1884. Condamné à quatre ans de prison en 1887, il adhère au Parti social-démocrate ouvrier, dans lequel il anime le courant dit « économiste » pour lequel l'avènement du socialisme en Russie est inéluctable si la société russe parcourt la série de ... Lire la suiteÉcrit par : Vladimir Claude FISERA
Fils du premier président de la République tchécoslovaque, Tomáš Masaryk, et de l'Américaine Charlotte Garrigue, Jan Masaryk, musicien doué et causeur attachant, cache sous un humour de bon vivant une sensibilité très vive marquée par le protestantisme social de ses parents. Ce doux géant est en fait un infirme et un valétudinaire angoissé par le ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Homme d'État soviétique, spécialiste du commerce et des transports, Mikoyan a fait partie de l'équipe dirigeante pendant des décennies, aussi bien sous Staline qu'après sa mort, et fut l'un des artisans de la déstalinisation. Arménien né en Géorgie, Mikoyan fait ses études au séminaire. À sa sortie, en 1915, il adhère au bolchevisme. Il est l'un d ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Molotov, l'un des principaux personnages de l'entourage de Staline, fut son lieutenant et son bras droit pendant des décennies. Issu d'une famille bourgeoise, Molotov adhère au bolchevisme à la fin de 1906 et milite parmi les étudiants et les lycéens. En 1912, il devient secrétaire de rédaction de la Pravda à Saint-Pétersbourg et fait alo ... Lire la suiteÉcrit par : Vladimir Claude FISERA
Né en Transylvanie hongroise (département de Somogy), Nagy resta très marqué par son origine paysanne et calviniste qui le portait à s'opposer aux grands propriétaires terriens et au cléricalisme catholique dominant. En cela il se distinguait des autres dirigeants communistes hongrois qui provenaient de la bourgeoisie urbaine. Autre trait caractér ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier COMPAGNON
En mars 1921 se tient à Moscou le Xe congrès du Parti bolchevique, dans un contexte de crise aiguë que traduisent de multiples soulèvements ruraux et la révolte des marins de Kronstadt. Pressé par les circonstances, Lénine fait adopter une Nouvelle Politique économique, la N.E.P., qui rompt avec les principes du communisme de guerre. Il ... Lire la suiteÉcrit par : Vladimir Claude FISERA
Fils d'ouvrier, Antonín Novotny adhère à dix-sept ans au Parti communiste tchécoslovaque qui vient de se constituer. Ce jeune serrurier de la banlieue de Prague gravira peu à peu les échelons d'une carrière d'apparatchik commencée dès 1929. Membre du comité régional du parti pour la ville de Prague, il fera partie en 1935 de la délégation ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Né en Géorgie, originaire de la petite noblesse, Grigori Ordjonikidze adhère au P.O.S.D.R. en 1903, et devient d'emblée bolchevik. Il milite surtout à Bakou, où il fait la connaissance de Staline. En octobre-novembre 1910, il participe à la révolution iranienne, part pour Paris, où il fréquente l'école du parti de Longjumeau, animée par Lénine. Lo ... Lire la suiteÉcrit par : Hélène CARRERE D'ENCAUSSE
La carrière du maréchal Oustinov, ministre de la Défense de l'U.R.S.S. durant huit ans, illustre les problèmes de la cohabitation des pouvoirs civil et militaire dans ce pays. Dimitri Oustinov naquit dans une famille ouvrière russe de Kouibychev (l'actuelle Samara) le 30 octobre 1908. L'armée et le parti furent deux données inséparables de sa vie ... Lire la suiteÉcrit par : Vincent GOURDON
La signature du pacte de Varsovie, huit ans après le début de la guerre froide, parachève la construction du bloc communiste en Europe orientale. Désireux de réagir à l'entrée de la République fédérale d'Allemagne dans l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (signé le 4 avril 1949), les dirigeants soviétiques mettent en place une alliance mi ... Lire la suiteÉcrit par : Vladimir Claude FISERA
Ayant adhéré au Parti communiste tchécoslovaque, en 1929, Pavel étudie de 1935 à 1937 à l'Académie Lénine de Moscou et à l'école militaire de Riazan. Commandant des brigades internationales créées pour venir en aide aux républicains espagnols, il assure, en 1937-1938, le commandement du bataillon Čapaev et du régiment Georges Dimitrov ; il obtient ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Ancien dirigeant soviétique. Diplômé de l'Institut des finances, Valentin Sergueïevitch Pavlov fait une carrière d'économiste au ministère des Finances avant d'être nommé à la direction du Gosplan en 1981. En janvier 1991, il est élu par le Soviet suprême Premier ministre de l'U.R.S.S., un poste dont il sera le dernier titulaire. La réforme monéta ... Lire la suiteÉcrit par : Claude LEFORT
Introduite par Khrouchtchev lors du XXe congrès du Parti communiste de l'Union soviétique (P.C.U.S.) pour donner une explication des « erreurs » et des crimes de Staline, l'expression de culte de la personnalité est ambiguë, car elle permet de suggérer tout à la fois que celui-ci fut la victime de ce culte et qu'il l'aménagea. Mais, que ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Brillant administrateur, l'un des grands organisateurs de l'industrie soviétique, Piatakov est nommé dans le testament de Lénine parmi les six « héritiers ». Fils d'un fabricant de sucre de Kiev, Piatakov, d'abord anarchiste, adhère au P.O.S.D.R. en 1910, alors qu'il fait ses études à Saint-Pétersbourg. Assigné à résidence à Kiev, puis arrêté en j ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard FÉRON
Né dans une famille d'ouvriers à Karlovka près de Poltava en Ukraine, ouvrier d'usine à l'âge de quinze ans, Nikolaï Viktorovitch Podgorny adhère au Komsomol après la révolution. Il est envoyé en 1923 dans une école pour ouvriers puis obtient un diplôme d'ingénieur de l'industrie alimentaire. Il adhère au Parti communiste en 1930. Ingénieur dans u ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Créé à la réunion du comité central du Parti ouvrier social-démocrate russe (P.O.S.D.R.) du 10 au 23 octobre 1917 sur la proposition de Dzerjinski, le bureau politique est un organe permanent formé de membres du comité central qui se doit d'assurer la direction politique du parti entre les plénums du comité central. En fait, il commença à fonction ... Lire la suiteÉcrit par : Vladimir Claude FISERA
La crise que connut la Tchécoslovaquie, du 13 au 25 février 1948, se déroula tant au niveau des institutions qu'au niveau de la rue. Les communistes, qui avaient obtenu 38 p. 100 des voix aux élections de mai 1946, contrôlaient directement des ministères clés tels l'Intérieur, l'Information, l'Agriculture, les Finances et, indirectement, la Défen ... Lire la suiteÉcrit par : Vladimir Claude FISERA
Le 20 août 1968, vers vingt-trois heures, des dizaines de milliers de parachutistes soviétiques débarquent à l'aérodrome de Prague, transportés en avions-cargos Antonov 24 à partir de Moscou et de Lvov. Quelques instants auparavant, des soldats est-allemands et polonais, soviétiques, hongrois et bulgares avaient franchi les frontières nord, est et ... Lire la suiteÉcrit par : Yves SUAUDEAU
Né dans une famille de petits fonctionnaires, Preobrajenski connaît, dès le lycée, les cercles d'études marxistes. Militant et bolchevik à dix-huit ans, il participe après 1907 à la lutte clandestine. Arrêté, il intervient lorsque Kerenski, son avocat, qui sera en 1917 chef du gouvernement provisoire, veut le disculper ; envoyé au bagne, il demeur ... Lire la suiteÉcrit par : Sylvain VENAYRE
Alexandre Dubček, qui devient premier secrétaire du Parti communiste tchécoslovaque (P.C.T.) en janvier 1968, engage une série de réformes libérales. Le 5 mars, la censure est supprimée. En avril est accepté le principe d'un « socialisme à visage humain ». Des écrivains emprisonnés pour délit d'opinion sont libérés. L'attitude de l'État vis-à-vis ... Lire la suiteÉcrit par : Vladimir Claude FISERA
Les procès politiques qui se sont déroulés dans les démocraties populaires de l'Europe de l'Est prennent leur origine dans le tournant de la guerre froide qui poussa Staline à intégrer celles-ci plus complètement à l'Union soviétique. On y passe de l'expérience nationaliste et gradualiste à la « dictature du prolétariat » en adoptant la thèse stal ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Né en Galicie, Radek commence à militer au tournant du siècle dans le mouvement révolutionnaire polonais ; ses lectures encyclopédiques et éclectiques le conduisent à se rallier au marxisme. Il se rend à l'étranger où il entre en contact avec les dirigeants de la social-démocratie polonaise et russe. En 1905, il est à Varsovie où il collabore aux ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Bulgare de naissance, roumain de nationalité, français d'éducation, russe par ses sympathies et sa culture, Rakovski, qui s'illustra à la tête du gouvernement soviétique d'Ukraine et dans la diplomatie soviétique, était, dès avant 1914, l'une des personnalités connues du mouvement ouvrier international. C'est en tant que militant révolutionnaire b ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Érudit marxologue, Riazanov adhère au P.O.S.D.R. dès la fin des années 1890. Après cinq ans de prison, il émigre à l'étranger. Pendant la révolution de 1905, il regagne Odessa, organise et dirige le mouvement syndical à Saint-Pétersbourg, s'enfuit une nouvelle fois à l'étranger et se consacre à l'édition russe des œuvres de Marx et d'Engels ainsi ... Lire la suiteÉcrit par : Charles URJEWICZ
Né à Varsovie, Rokossovski est enrôlé en 1914 dans l'armée russe ; il y sert comme sous-officier. Sensible à la propagande bolchevique, il s'engage, en octobre 1917, dans la Garde rouge, puis, en février 1918, dans l'Armée rouge. Ses connaissances théoriques et pratiques lui permettent d'occuper des postes de responsabilité au cours de la guerre c ... Lire la suiteÉcrit par : Hubert CURIEN
Mondialement connu pour ses prises de position courageuses sur la défense des droits de l'homme et des libertés fondamentales, Andreï Dimitrievitch Sakharov a reçu le prix Nobel de la paix en 1975. Ses paroles ont eu d'autant plus d'impact qu'il fut l'un des grands physiciens soviétiques de sa génération, dont les travaux, aussi bien théoriques qu ... Lire la suiteÉcrit par : Henri MÉNUDIER
Homme politique est-allemand. Fils d'un employé, député social-démocrate au Reichstag, Horst Sindermann est né le 5 septembre 1915 à Dresde. Il va au lycée et, dès 1929, il adhère à la Jeunesse communiste allemande dont il sera un des responsables à Dresde de 1932-1933. Arrêté par les nazis en 1934, il est interné presque sans interruption jusqu'à ... Lire la suiteÉcrit par : Georges NIVAT
Andreï Siniavski est né à Moscou en 1925. Chercheur à l'Institut de littérature mondiale de Moscou de 1951 à 1965, il aurait pu être un brillant critique littéraire soviétique, mais il préféra narguer le pouvoir, et ses Récits fantastiques, écrits à partir de 1955 et parus dès 1958 en France sous le pseudonyme d'Abram Tertz, ainsi que son ... Lire la suiteÉcrit par : Vladimir Claude FISERA
Membre du Parti communiste tchécoslovaque depuis sa fondation, dirigeant des Jeunesses communistes, journaliste puis secrétaire régional dans les fiefs communistes d'Ostrava et de Kladno (1925-1928), Rudolf Slánsky, de son vrai nom Rudolf Salzmann, s'oppose à la conception social-démocrate d'un parti ouvert représentée par Šmeral. En 1928, au VIÉcrit par : Krzysztof POMIAN
Né à Varsovie, Antoni Słonimski était le fils d'un médecin connu, le petit-fils d'un écrivain qui avait fondé un journal en hébreu et l'arrière-petit-fils d'un mathématicien et astronome fameux qui fut le premier juif à être admis dans la Société des amis des sciences, l'institution scientifique la plus prestigieuse de Pologne au cours de la premi ... Lire la suiteÉcrit par : Vladimir Claude FISERA
Fils de paysan, ouvrier boulanger, Smrkovský adhère en 1930 au Parti communiste tchécoslovaque. Secrétaire des Jeunesses communistes jusqu'en 1937 puis secrétaire du comité régional de Brno, il reste dans le pays pendant l'occupation allemande. En 1944, il reconstitue le comité central clandestin décimé par trois fois et se fait le promoteur du fr ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Vieux bolchevik, Sokolnikov fut l'un des organisateurs de l'économie soviétique. Fils d'un médecin juif, il adhère en 1905 à l'organisation bolchevique de Moscou et participe à la révolution de 1905 dans le mouvement social-démocrate étudiant. Arrêté en 1907, il parvient à passer la frontière et s'installe à Paris où il fait ses études de droit et ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Maréchal de l'U.R.S.S., Sokolovski fut l'un des grands chefs militaires de la Seconde Guerre mondiale. Né dans une famille de paysans, il s'engage volontairement dans l'Armée rouge en 1918 et il adhère au parti communiste en 1931. En 1921, il est diplômé de l'Académie de l'état-major. Au Turkestan en 1922, il participe à la liquidation du mouvemen ... Lire la suiteÉcrit par : Georges NIVAT
Proscrit d'U.R.S.S. en février 1974, Alexandre Soljénitsyne est rentré en Russie en juillet 1994. Vingt ans d'exil, vingt ans d'écriture forcenée en sa retraite américaine du Vermont n'avaient pas entamé l'énergie du dissident, ni la force du prophète. Il choisit de rentrer lentement, étape par étape, d'est en ouest. Son avion fit escale à Magadan ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard FÉRON
Fils de paysans, né dans la région de Saratov, Souslov adhère au Parti communiste en 1921. Après des études d'économie politique, il est nommé professeur à l'université de Moscou et responsable de la section de propagande. En 1933, il est envoyé dans l'Oural pour y conduire les purges ordonnées par Staline. En 1937, il est nommé secrétaire du part ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas WERTH
De tous les grands hommes politiques du xxe siècle, Staline est sans doute celui qui a pesé le plus longtemps sur les affaires mondiales et transformé le plus en profondeur son pays. Churchill et Lénine n'ont exercé une influence majeure que cinq ans durant, Roosevelt et Hitler douze ans, tandis que Staline a, pendant un quart ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Difficilement dissociables du stalinisme dans la mesure où elles en constituent la structure significative, les purges staliniennes ont connu plusieurs vagues de dimensions et de significations différentes. Elles ont été pour Staline le moyen de s'assurer le pouvoir absolu. Plongeant le pays dans un climat de terreur et de suspicion policière, ell ... Lire la suiteÉcrit par : Henri MÉNUDIER
Né à Berlin le 9 juillet 1914, Willi Stoph meurt le 13 avril 1999, dans cette même ville où s'est déroulée sa carrière de dirigeant communiste. Après avoir exercé d'importantes fonctions étatiques dans la République démocratique allemande (1949-1990), il perd tout à la fin de l'année 1989 et connaît ensuite la prison, les procès et la maladie. Iss ... Lire la suiteÉcrit par : Vladimir Claude FISERA
Soldat dans l'armée austro-hongroise, Ludvík Svoboda déserte en 1917 pour rejoindre les rangs de la Légion tchèque qui combat en Russie. Il ne prend pas alors le parti des bolcheviks comme le fait la minorité de légionnaires communisants menée par l'écrivain Jaroslav Hašek ; après avoir quitté la légion en 1920, il sert dans l'armée tchèque de 192 ... Lire la suiteÉcrit par : Julien THOREZ
Tachkent [selon l'étymologie populaire de taš, « pierre », et de kent, « ville » ; anciennement ̌C̄ač] est la capitale de l'Ouzbékistan, pays d'Asie centrale indépendant depuis 1991. Située sur le piémont occidental du Tianshan, la ville s'est développée au cœur de l'oasis irriguée par le Tchirtchik et ses affluents. Malgré sa pr ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Elizabeth DUCREUX, Michel LARAN, Jacques RUPNIK
Dans le chapitre La Tchécoslovaquie de 1945 à 1968Entre la libération en mai 1945 et le « coup de Prague » de 1948, la Tchécoslovaquie a connu une évolution politique originale par rapport aux autres pays d'Europe de l'Est libérés par l'Armée rouge. Alors que certains de ces pays avaient subi soit une soviétisation rapide et brutale (Roumanie, Bulgarie), soit la fameuse « tactique du salami » (Po ... Lire la suite
Dans le chapitre La politique de « normalisation »La politique de « normalisation » inaugurée par le successeur d'Alexandre Dubček à la direction du Parti communiste tchécoslovaque, Gustáv Husák, en avril 1969, fut centrée dans un premier temps sur l'élimination systématique des réformes du printemps de 1968, le Printemps de Prague, et la mise à l'écart de ceux qui en furent les promoteurs. Or l' ... Lire la suite
Écrit par : Roland LOMME
Issu d'une famille paysanne de la région de Krasnoïarsk, en Sibérie, Constantin Oustinovitch Tchernenko entre au Parti communiste d'Union soviétique en 1931 après avoir exercé, selon sa biographie officielle, le métier d'ouvrier agricole. Il appartient à la génération de ceux dont la carrière politique est accélérée par la terreur stalinienne des ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Dirigeant des syndicats soviétiques dans les années vingt, une des figures éminentes du « bloc de droite », aux côtés de Boukharine et de Rykov, Tomski appartient à la vieille garde bolchevique éliminée par Staline. Ayant adhéré au mouvement social-démocrate en 1904, militant ouvrier, Tomski se consacre avant tout à la création des syndicats en Ru ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Né dans une famille de propriétaires terriens, officier du régiment de la garde Semenovski, lieutenant pendant la Première Guerre mondiale, Mikhaïl Toukhatchevski est alors fait prisonnier ; il parvient à s'échapper et à regagner la Russie en octobre 1917. En avril 1918, il adhère au Parti communiste (bolchevique) de Russie et participe à la fonda ... Lire la suiteÉcrit par : Catherine GORSKI
Chef de l'Orchestre rouge, le plus important réseau du service de renseignements soviétique durant la Seconde Guerre mondiale, connu de la Gestapo sous le nom de Jean Gilbert, fiché à la Sûreté française sous le pseudonyme de Dom, codé par les Soviétiques sous celui de Otto, Léopold Trepper est mort à soixante-dix-sept ans à Jérusalem le 19 janvie ... Lire la suiteÉcrit par : Michel LEQUENNE
Dans le chapitre TrotskiLev Davidovitch Bronstein (qui devait devenir Trotski en 1902, par le hasard d'un faux passeport) est né le 26 octobre [7 nov.] 1879 à Ianovka, village perdu dans les steppes du gouvernement de Kherson, en Russie du Sud, au sein d'une famille juive de paysans moyens. Il connaît une enfance grise, sans grande tendresse, dans les années où s'élèvent ... Lire la suite
Écrit par : Bernard FÉRON
Né à Leipzig dans une famille de condition modeste, Ulbricht est d'abord apprenti, puis ouvrier ébéniste. Tôt, il s'affilie à une association de jeunesse socialiste, et entre au S.P.D. (Parti social-démocrate) à dix-neuf ans. Au sein de ce parti, il se lie au courant spartakiste, puis participe en décembre 1918 avec celui-ci à la création du K.P.D ... Lire la suiteÉcrit par : Edith LHOMEL
Le Conseil européen d'Édimbourg annonce que des décisions vont être prises « afin de préparer les pays associés à l'adhésion à l'Union ». Le Conseil européen de Copenhague précise que les pays associés devront remplir trois critères s'ils désirent devenir membres de l'U.E. : présenter les caractéristiques d'une économie de marché viable capable de ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas WERTH
Dans le chapitre Le « second stalinisme » : de la guerre à la mort de Staline (1941-1953)La période de la guerre et de l'après-guerre dessine les contours d'un « second stalinisme », nationaliste, conservateur et expansionniste, distinct, par certains aspects, d'un « premier stalinisme » des années 1930, caractérisé par l'excès, la démesure, la terreur de masse, la volonté de mettre au pas à la fois la société, le parti et des adminis ... Lire la suite
Dans le chapitre Les années Khrouchtchev (1953-1964)La disparition de Staline marque une étape décisive, la fin d'une époque, sinon la fin d'un système. Elle révèle « le paradoxe d'un système prétendument inscrit dans les lois du développement social, et dans lequel tout dépend tellement d'un seul homme que, cet homme disparu, le système a perdu quelque chose qui lui était essentiel » (François Fur ... Lire la suite
Dans le chapitre L'obsession de la stabilité (1965-1985)Les années 1965-1985 apparaissent comme deux décennies hautement paradoxales. Sous la rigidité apparente d'un système aspirant à une stabilité érigée en véritable dogme, la société soviétique se transforme en profondeur. État et société semblent, en partie, s'ignorer et évoluer chacun de son côté : l'État ne cherche plus à prendre l’initiative, à ... Lire la suite
Dans le chapitre De la perestroïka à la fin de l'U.R.S.S. (1985-1991)L'élection de Mikhaïl, le 11 mars 1985, au poste de secrétaire général du P.C.U.S., ouvre la dernière phase de la période soviétique de l'histoire russe, une phase de six ans au cours de laquelle, de réforme en réforme, d'emballement en emballement, le projet gorbatchévien originel, qui n'avait pour but que de rendre plus efficient le système sov ... Lire la suite
Écrit par : Mario BETTATI, Universalis
« Il y a aujourd'hui sur la terre deux grands peuples [...] les Russes et les Anglo-Américains [...] chacun d'eux semble appelé par un dessein secret de la Providence à tenir un jour dans ses mains les destinées de la moitié du monde. » Cette prophétie d'une singulière lucidité que prononça Alexis de Tocqueville dans le contexte de politique inter ... Lire la suiteÉcrit par : Ilios YANNAKAKIS
Ouvert le 14 février 1956, au Grand Palais du Kremlin, trois ans après la mort de Staline, le XXe congrès du Parti communiste de l'U.R.S.S. accueille à ses délibérations les délégations de cinquante-cinq partis communistes et ouvriers. À la tribune d'honneur des invités ont pris place les représentants des partis au pouvoir et ceux des ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Maréchal de l'U.R.S.S., président du présidium du Soviet suprême, Klementi Vorochilov fut l'un des plus proches compagnons de Staline. Né dans la province d'Ekaterinoslav dans une famille pauvre, il travaille dès son plus jeune âge dans les mines et adhère en 1903 à la fraction bolchevique du P.O.S.D.R. Délégué aux congrès de Stockholm (1906) et d ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Juriste, Andreï Ianouarievitch Vychinski milite au Parti ouvrier social démocrate russe (P.O.S.D.R.) dès 1903 en tant que menchevik. Il n'adhère au Parti communiste qu'en 1920 et connaît une ascension rapide grâce à son ralliement inconditionnel à Staline. Dès 1928, il préside le procès des ingénieurs et, en 1930, celui du Parti industriel. Promu ... Lire la suiteÉcrit par : Vladimir Claude FISERA
Né dans la vieille région industrielle de Kladno, d'un père qui fut l'un des fondateurs de la social-démocratie tchèque, Antonín Zápotocky s'est intégré très jeune dans le mouvement ouvrier. Apprenti tailleur de pierre, ouvrier maçon, il adhère à seize ans aux Jeunesses socialistes puis, deux années plus tard, au parti. À partir de 1907, il est se ... Lire la suiteÉcrit par : Hélène MÉLAT
Peu d'œuvres sont aussi paradoxales et inclassables que celle d'Alexandre Zinoviev. Enfant de paysan devenu philosophe, faisant dissidence parmi les dissidents, rentrant après vingt et un ans d'émigration dans le pays qui l'avait expulsé et renié, ardent pourfendeur du communisme soviétique encourageant à voter pour le candidat communiste de la Ru ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Autodidacte, Zinoviev commence par militer dans les cercles d'éducation politique du sud de la Russie. En 1902, il se rend à l'étranger, où il rencontre Plekhanov et Lénine. Bolchevik dès 1903, il milite dans le sud de la Russie. En mars 1906, il regagne Saint-Pétersbourg, où il est membre du comité du parti. L'une de ses principales activités est ... Lire la suite
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