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Écrit par : Jean MEYER
L'expression « Ancien Régime », dont le caractère dénigrant ne peut faire de doute, a été popularisée par le célèbre livre d'Alexis de Tocqueville, paru en 1856, L'Ancien Régime et la Révolution. Elle a cependant été utilisée telle quelle dès la fin de 1789. Elle est issue du vocabulaire familier du xviiie siècle et, p ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
La faveur de Louis XVI vaut à d'Angiviller de remplacer, en 1774, le marquis de Marigny comme surintendant des bâtiments du roi. Ses idées sont plus personnelles que celles de son prédécesseur, mais il reconnaît la valeur de l'œuvre accomplie par lui grâce aux sages conseils dont il a su s'entourer ; d'Angiviller cherche à continuer cette action m ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Fille de Philippe III d'Espagne et de Marguerite d'Autriche, femme de Louis XIII (1615), mère de Louis XIV (1638) et du duc d'Orléans (1640), grande, belle, telle que l'ont peinte Rubens (musée du Prado) et Mignard (musée du Louvre), héroïne enfin d'Alexandre Dumas, la reine a suscité amitiés fidèles et animosités redoutables. Louis XIII ne l'aime ... Lire la suiteÉcrit par : Vincent GOURDON
L'annexion de Strasbourg, le 30 septembre 1681, suivie de l'entrée solennelle de Louis XIV et de Marie-Thérèse dans la ville soumise, le 23 octobre, marque l'apogée de la puissance du Roi-Soleil en Europe. Elle s'inscrit dans la politique des réunions (1679-1684), inaugurée à la suite de ses succès lors de la guerre de Hollande. Louis XIV, décidé ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier COLLOMB
Frère cadet de René Louis d'Argenson. Lieutenant de police de Paris en 1720, conseiller d'État (1724), ministre et secrétaire d'État à la Guerre (1743-1757), Marc Pierre d'Argenson est disgracié après l'attentat de Damiens. Homme habile plus qu'administrateur avisé, brillant causeur très apprécié dans les salons parisiens, capable à la fois d'accu ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marcel CHAMPION
Corsaire et chef d'escadre dunkerquois. Issu d'une famille de marins, Jean Bart sert d'abord dans la flotte des Provinces-Unies sous les ordres de l'amiral De Ruyter (1666). Quand éclate la guerre franco-hollandaise (1672), il rentre à Dunkerque, s'embarque sur un navire corsaire et est rapidement promu au commandement d'un bâtiment (1674). À la f ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
Maréchal de France sous Louis XIII, François de Bassompierre, né en Lorraine, est issu d'une branche de la famille de Clèves. Devenu fidèle d'Henri IV alors qu'il partait s'engager au service du roi d'Espagne, il fut célèbre à la cour où il plut par son goût du faste et par son esprit. En 1602, il participe à la guerre contre le duc de Savoie, pui ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Le « Chevalier sans peur et sans reproche » a joui en Europe, de son vivant, d'une renommée privilégiée, puis, après sa mort, a été considéré comme un modèle historique glorieux. Incarnation du « bon chevalier », il est aux yeux de ses contemporains l'archétype d'un idéal de vie que Cervantès, un demi-siècle plus tard, et non sans remords, va tour ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Fils de César de Vendôme, donc petit-fils de Henri IV et de Gabrielle d'Estrées. Son ascendance vaut à Beaufort d'être relativement épargné lors de la répression des incessants complots contre Richelieu et Mazarin. Lié à Cinq-Mars, le duc est obligé de s'enfuir en Angleterre. Revenu en 1642, à la mort de Richelieu, il devient l'un des chefs de la ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier COLLOMB
Appartenant à une famille protestante d'artistes parisiens, Samuel Bernard se convertit au catholicisme après la révocation de l'édit de Nantes. Son père était un peintre en vue qui travaillait pour l'aristocratie française et étrangère. D'abord marchand de draps puis « marchand banquier » (grossiste en marchandises diverses), Bernard trafique sur ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques TRUCHET, Universalis
Bossuet est comme un homme du Moyen Âge planté au cœur d'un siècle de crises qui s'ouvre, dès 1598, avec le traité de Vervins et la mort de Philippe II, et s'achève, en 1715, avec la mort de Louis XIV. Son intelligence exceptionnelle et sa foi inébranlable sont tout au service de l'ordre établi, de la tradition religieuse, de la plus rigoureuse or ... Lire la suiteÉcrit par : Hervé PINOTEAU
Actuellement ville de Belgique (province de Luxembourg), Bouillon fut sous l'Ancien Régime le centre d'un petit État protégé par le roi de France. C'est à l'origine une possession des comtes d'Ardennes. Godefroi de Boulogne (mort en 1100), fils d'Ide d'Ardennes, reçut château et seigneurie de Bouillon de son oncle maternel Godefroi le Bossu, duc d ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Connétable de France sous François Ier, puis général sous le principal adversaire du roi, Charles Quint, Charles de Bourbon est né le 17 février 1490 à Montpensier et mort le 6 mai 1527 à Rome. Deuxième fils de Gilbert, comte de Montpensier, chef de file de la branche cadette de la maison de Bourbon, le jeune Charles bénéficie d'une suc ... Lire la suiteÉcrit par : Yves DURAND
La plus célèbre des maisons souveraines ne fut pendant longtemps que l'une des multiples branches du tronc capétien ; la mort sans héritier mâle des trois derniers Valois devait pourtant donner la couronne aux Bourbons à la fin du xvie siècle. Leurs règnes allaient coïncider, au xviie siècle et au début du ... Lire la suiteÉcrit par : Régine PERNOUD, Universalis
Dans le chapitre Louis XI, premier roi bourgeoisC'est sous le règne de que s'opère la grande mutation par laquelle, en lieu et place d'une France féodale, se constitue une France monarchique et bourgeoise. L'Europe de ce temps s'est fragmentée en nations au sein desquelles s'affirme un pouvoir souverain ; or, pour l'entretien des armées, ce pouvoir doit compter avec les services des financiers ... Lire la suite
Dans le chapitre Le règne de Louis XIV, règne de la bourgeoisieSaint-Simon définissait l'époque du roi Louis XIV comme « un long règne de vile bourgeoisie ». À cet observateur sagace n'échappait pas cette vérité que par la suite nombre d'historiens devaient perdre de vue : le xviie siècle représente une période d'apogée pour la bourgeoisie française. Le bouleversement révolutionnaire, avec ... Lire la suite
Dans le chapitre De la réaction nobiliaire à la révolution bourgeoiseLe début du xviiie siècle est marqué par une forte réaction de la noblesse par rapport à la bourgeoisie. Sous Louis XVI, tous les ministres comme tous les évêques seront nobles ; une seule exception : Necker ; il en sera de même dans le recrutement des intendants, et aussi dans l'armée où la noblesse tend véritablement à former ... Lire la suite
Écrit par : Solange MARIN
Conflit qui opposa, sous le règne de Louis XV, le procureur général du parlement de Rennes, La Chalotais, au duc d'Aiguillon, commandant en chef de la province de Bretagne par commission royale. Depuis le début de la guerre de Sept Ans, le parlement de Bretagne soutenait une guerre d'escarmouches contre l'enregistrement d'impôts destinés à finance ... Lire la suiteÉcrit par : Hervé PINOTEAU
La famille Gribaldi, d'origine piémontaise, est connue depuis 1254, et même avant, et sa filiation est établie depuis Simon Broglia, vivant à Chieri en 1342. François Broglia (mort en 1656), investi du comté de Revel (province de Coni) par le duc de Savoie, passa au service de la France, où il obtint des lettres de naturalisation en 1654. Son fils ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Conseiller au parlement de Paris en 1637, Pierre Broussel n'est entré dans l'histoire que parce qu'apparemment il a été considéré comme un des chefs de la Fronde. Très populaire, menant un train de vie modeste, il se fait le porte-parole de l'opposition parlementaire contre les édits de Mazarin. Son arrestation, le 26 août 1648, suscite une émeute ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
Surintendant des Finances et ministre d'État sous Louis XIII, Claude de Bullion passait, selon Tallemant des Réaux, pour avoir une des plus belles fortunes de son temps. Son grand-père était, en 1560, un important marchand en gros de Mâcon, seigneur de deux terres. Son père, secrétaire du roi et avocat au parlement, avait épousé Charlotte de Lamoi ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
Soldat courageux, homme de cour et écrivain de talent, Bussy-Rabutin laissa derrière lui comme un parfum de scandale. Il reçut une brillante éducation chez les jésuites d'Autun, puis au collège de Clermont, avant de partir en Lorraine avec le régiment de son père. De 1634 à 1659, il fut de toutes les campagnes militaires en Flandre, en Lorraine, e ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
L'erreur judiciaire de l'affaire Calas, commise par le parlement de Toulouse en 1762, s'explique par l'intolérance religieuse persistant au siècle des Lumières. Louis XV considère les protestants avec une relative bienveillance : l'exercice de leur culte est devenu pratiquement libre, mais Choiseul applique encore, de temps à autre, les dispositio ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Nom donné aux calvinistes cévenols révoltés à la fin du règne de Louis XIV et qui vient du patois languedocien camiso, chemise, parce qu'ils portaient, dans leurs opérations nocturnes, une chemise blanche sur leurs vêtements pour se reconnaître entre eux. Alors qu'ils paraissaient résignés à abjurer, l'édit de révocation de Fontainebleau ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
L'élection de Charles Quint comme empereur du Saint Empire romain germanique, le 28 juin 1519, signifie, face à la puissance française, l'« alliance », autour du noyau bourguignon puis espagnol, des pays limitrophes. Pour rétablir l'équilibre, compromis par l'afflux des richesses américaines, François Ier est contraint de rechercher des ... Lire la suiteÉcrit par : Michel BRUNET, Louis MASSICOTTE
Dans le chapitre L'intervention de la FranceEn 1524, le navigateur florentin Verrazano explore la côte américaine depuis la Floride jusqu'au Cap-Breton. Il cherche, écrit-il, « les bienheureux rivages du Cathay ». Au service de banquiers italiens établis en France, Verrazano travaille également pour François Ier. Celui-ci n'entend pas laisser aux Espagnols et aux Portugais la dom ... Lire la suite
Écrit par : Frédéric BLUCHE
Naguère encore, on donnait des capitulations la définition suivante : « Traités signés par le roi de France et par l'empereur ottoman, depuis le règne de François Ier, et destinés à garantir les droits du commerce chrétien aux échelles (escales) du Levant. » Il faut nuancer cette définition. En premier lieu, les capitulations ne sont pa ... Lire la suiteÉcrit par : Michel FRANÇOIS
Née à Florence, Catherine de Médicis n'avait pas deux mois lorsqu'elle perdit successivement sa mère, Madeleine de La Tour d'Auvergne, comtesse de Boulogne, et son père Laurent II de Médicis, duc d'Urbino. Elle passe ses premières années à Rome sous la protection de son cousin le cardinal Jules de Médicis qui deviendra en 1523 le pape Clément VII. ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Issu d'une très noble famille, Henri de Talleyrand est le représentant type de cette noblesse de cour de la première moitié du xviie siècle, aimant le duel, agitée et brouillonne, qui souffre d'avoir été écartée des responsabilités du pouvoir. Habituée à la liberté politique qu'elle avait eu l'occasion d'exercer lors des guerre ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
Fils de François, comte de Vaudémont, frère du duc Henri II, Charles IV devint duc lorsque son père abdiqua en 1625. Chevaleresque mais inconsistant, il fut mêlé à toutes les querelles européennes et crut habile, pour protéger son duché en pleine guerre de Trente Ans, de combattre la France, sa puissante voisine. Il négocia ainsi avec l'Angleterre ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
Fille de Charles-Louis, Électeur palatin du Rhin, la princesse palatine Charlotte-Élisabeth de Bavière vint en France en 1672 pour épouser Philippe d'Orléans, frère de Louis XIV et veuf d'Henriette d'Angleterre. Petite, mais grosse et même difforme à la suite d'une petite vérole mal soignée, elle était gaie, pétillante d'esprit et indépendante ; e ... Lire la suiteÉcrit par : Marcel LE CLÈRE
L'appellation de Châtelet vient peut-être du castellum (petit fort) élevé par Jules César au nord de Lutèce pour en défendre et en surveiller l'accès. Les Mérovingiens y dressèrent une grosse tour en bois que conforta Charles le Chauve (870) jusqu'à ce que Louis VI le Gros construisît, en 1130, un petit château fort (chastelet) qui comman ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Notes et réflexions politiques rédigées par Fénelon à Chaulnes avec la collaboration du duc de Chevreuse. L'ensemble établissait un plan de gouvernement qui était destiné au duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV, lorsqu'il accéderait au trône (Fénelon avait été nommé précepteur du duc en 1689). Le duc de Bourgogne, cependant, mourut avant son ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise MOYEN
Dans la communauté rurale telle qu'elle exista en Occident du ixe au xviiie siècle au moins, les communaux représentaient cette partie du territoire d'un village qui, n'étant pas l'objet d'actes (formels ou non) de propriété privée (même limitée), était de ce fait réputée commune à tous les habitants. Il s'a ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Fils de Henri II de Bourbon, frère de la duchesse de Longueville et du prince de Conti, arrière-petit-fils du célèbre Louis Ier de Bourbon, tué à la bataille de Jarnac en 1569, le prince de Condé fait d'excellentes études chez les jésuites de Bourges ; il épouse, en 1641, l'une des nièces de Richelieu. Très jeune, il devient la gloire d ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
Branche cadette de la maison de Bourbon. Conti est un village de Picardie entre Amiens et Montdidier. La maison fut formée en 1551 en faveur de Louis Ier de Bourbon et s'éteignit en 1614 avec la mort de François son troisième fils. Elle fut relevée vers 1630 en faveur d'Armand de Bourbon, frère du Grand Condé, et dura jusqu'en 1814. Arm ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Jurisconsulte, il débute comme avocat, d'abord à Paris puis à Nevers. Sa renommée d'homme de loi en fait l'un des représentants les plus en vue du tiers état, d'abord aux états généraux d'Orléans en 1560, puis à ceux de Blois en 1576 et en 1588. Premier échevin de Nevers en 1568, Guy Coquille devient procureur général fiscal du Nivernais en 1571 e ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
L'ancienne France était, depuis le Moyen Âge, composée de groupes d'individus appelés corps : collèges, communautés, associations de gens ayant même métier ou même fonction dans la nation, et réunis à la fois pour la préservation de leurs intérêts particuliers et celle du bien commun. Ces corps existaient avec la permission du souverain et lui éta ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Ce jésuite, confesseur de Henri IV, est entré dans l'histoire sous la forme d'une boutade : « Le roi a du coton dans les oreilles ! » Il fait partie de ce groupe de religieux qui ont dû leur célébrité à leurs prédications à la fin du xvie siècle. Le choix d'un jésuite par Henri IV relève évidemment de la politique, le père Coto ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
Frère du « grand Colbert », Charles Colbert fit ses études au collège de Clermont et à la faculté de droit d'Orléans. Après avoir exercé les charges d'intendant des armées de Catalogne, Provence et Naples, il achète une charge de conseiller au parlement de Metz. Cela lui donnera une compétence particulière pour les affaires d'Allemagne, d'autant p ... Lire la suiteÉcrit par : André CORVISIER
Nom donné au xviie siècle aux paysans révoltés du sud-ouest de la France. En 1594, poussés par la misère, quelques milliers de paysans du Périgord et du Limousin prirent les armes. On les appela tard-avisés, car les guerres civiles s'apaisaient à ce moment, ou crocquants, probablement du nom du village de Croc ... Lire la suiteÉcrit par : Georges BLUMBERG
Rémunérations que devaient verser les fermiers généraux chargés du recouvrement des impôts soit à des personnes qui leur avançaient des fonds, soit à des personnalités qui facilitaient ou étaient censées faciliter leurs opérations. Les croupes avaient fini par prendre le caractère de libéralités, de plus en plus importantes, voire de pots-de-vin, ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Perte de la qualité qui fait le noble, et donc retour à l'état de roture. La perte de la noblesse et des privilèges qui y étaient attachés venait essentiellement de la non-observance du genre de vie noble convenant à la dignité de cet ordre. En France, il est interdit au noble d'Ancien Régime de se livrer au commerce — le maniement de l'argent est ... Lire la suiteÉcrit par : Myriam COHEN
Neveu et disciple de Colbert, Nicolas Desmarets eut à soutenir l'énorme effort de guerre de Louis XIV contre l'Europe coalisée, dans une période de marasme économique. Saint-Simon le juge « ingrat », « bourru », le traite de « vizir rogue », puis, admirant son attitude face aux difficultés, lui concède une « tête de fer ». Son père était trésorier ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Symbole de la féminité d'une époque et célèbre pour sa beauté, Diane est aussi l'un des très grands noms de la politique française du milieu du xvie siècle. Née à Poitiers, fille de Jean de Poitiers, comte de Saint-Vallier, mariée dès quinze ans à Louis de Brézé, grand sénéchal de Normandie, elle est d'abord dame d'honneur de l ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise MOYEN
Créé par édit en 1710, le dixième, impôt qui connut des éclipses de 1717 à 1741, fut permanent à partir de cette date. Devenu le vingtième en 1749, doublé en 1756, il fut la plus remarquable et la plus significative des tentatives que fit la monarchie pour établir un impôt cédulaire sans exemption pour quiconque. Le dixième frappait quatre sortes ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Tallemant des Réaux appelle la journée des dupes « la grande cabale des deux Reynes, de Monsieur et de toute la maison de Guise ». On pourrait ajouter à cette liste les bâtards de Henri IV, le parti dévot avec le chancelier d'Aligre et les deux Marillac, pour ne pas parler du mécontentement du Parlement, de la misère et de la famine des années 162 ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
« L'une des grandes figures de la France monarchique », selon R. Mousnier. Antoine Duprat a eu une rare et double carrière, laïque d'abord, ecclésiastique par la suite. Son ascension sociale est très rapide : à trente-trois ans, on le trouve lieutenant général du bailliage de Montferrand, puis, cinq années plus tard, en 1495, avocat général au par ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Fils d'un capitaine marchand très représentatif du protestantisme dieppois, Duquesne se distingue dès dix-sept ans par la prise d'un navire hollandais, puis passe à la « Royale » où il devient capitaine de vaisseau pendant la guerre de Trente Ans. En 1644, il prend du service dans la marine suédoise et contribue, en 1644, à la victoire de Femern s ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
Nom donné à l'origine (seconde moitié du xvie s.) aux établissements français, puis européens, installés dans les principaux ports et dans quelques villes de l'intérieur de l'Empire ottoman, dans lesquels les négociants européens bénéficient des privilèges des Capitulations et où, éventuellement, réside un consul. Le mot « éche ... Lire la suiteÉcrit par : Frédéric BLUCHE
Dans la France de l'Ancien Régime, l'élection était une juridiction de l'impôt, symbole même des progrès de l'administration royale directe. Plusieurs élections formaient une généralité. Les pays d'élection, soumis à la taille personnelle et à tous les impôts royaux ordinaires, s'opposaient aux pays d'états, provinces où les états provinciaux cons ... Lire la suiteÉcrit par : Yves DURAND
Dans le chapitre Les états généraux aux XVIe et XVIIe sièclesLes guerres religieuses provoquèrent la convocation des états d'Orléans en 1560-1561, de Blois en 1576 et 1588, de Paris en 1593. Les partisans de la Ligue et des Guise triomphèrent en 1588 et en 1593. Aux seconds états de Blois, les députés choisissent leurs présidents parmi les chefs ligueurs et imposent à Henri III de jurer à nouveau l'édit d'U ... Lire la suite
Écrit par : Louis TRENARD
Troubles provoqués en 1775 par l'édit de Turgot libérant le commerce des grains à l'intérieur du royaume. La crainte de la disette avait conduit à la tradition d'« emprisonner les blés » par une réglementation étroite du marché. Des droits de douane empêchaient la circulation des grains ; de ce fait, le blé pourrissait dans les provinces où la réc ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Écrivains et historiens n'ont cessé, depuis le xviiie siècle, de dénoncer les tares de la Ferme générale. L'étude objective de l'institution n'est pas encore terminée. La tâche n'est, en effet, pas aisée. La dispersion des archives de la Ferme au début de la Révolution, la persécution, puis l'exécution de vingt-huit fermiers gé ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Marquis de Belle-Isle, vicomte de Melun, vice-roi d'Amérique, procureur du roi au parlement de Paris et surintendant des Finances, Fouquet, mécène fastueux qui a construit Vaux, le premier Versailles du Grand Siècle, pensionné La Fontaine, découvert et fait travailler Molière, Lebrun, Le Nôtre, est le type accompli du grand seigneur en ce premier ... Lire la suiteÉcrit par : Yves DURAND
Dans le chapitre L'évolution de la notion de frontière au XVIIIe siècleSi la France est engagée dans beaucoup de conflits au xviiie siècle, cela n'entraîne guère de modifications territoriales. Trois provinces, pourtant, sont réunies au royaume : la Lorraine, la Corse et les Dombes. Les gouvernements français n'ont pas poursuivi un système prémédité d'expansion en Europe, alors que la volonté de d ... Lire la suite
Écrit par : Jehan de MALAFOSSE
Liberté, égalité, ces deux principes constituent, en 1789, les fondements de l'ordre nouveau, mais plus encore la négation radicale de l'ancien droit français, en ce qui concerne tant la conception de l'État que celle des droits individuels. L'explosion individualiste de la Révolution française a gagné toute l'Europe, tandis qu'elle a profondément ... Lire la suiteÉcrit par : Vincent GOURDON
Louis XIV, âgé de quatre ans, succède à son père, Louis XIII Traités de Westphalie. La France, garante de la paix, obtient la Haute-Alsace et les Trois-Évêchés (Toul, Metz et Verdun). Paix des Pyrénées avec l'Espagne, qui cède l'Artois et le Roussillon. Mort de Mazarin. Début du règne personnel de Louis XIV. Traité d'Aix-la-Chapelle, qui met fin à ... Lire la suiteÉcrit par : Vincent GOURDON
L'armée du roi Charles VII met fin à la présence anglaise en Guyenne à la bataille de Castillon (17 juillet). La guerre de Cent Ans est terminée. Un an après l'occupation des terres de Jean V, comte d'Armagnac (qui sera banni en 1460), un autre grand féodal, le duc Jean II d'Alençon, est puni (21 mai) pour avoir demandé une intervention anglaise. ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
En 1515, en tant que chef de la branche des Valois-Angoulême, François Ier succède à son cousin Louis XII, dont il a épousé la fille, Claude de France, l'année précédente. Son règne de trente-deux ans marque profondément le xvie siècle français, transformant à l'extérieur les guerres d'Italie en un affrontement avec ... Lire la suiteÉcrit par : Victor-Lucien TAPIÉ
La Fronde est une période de troubles et de guerre civile qui s'est étendue sur quatre années, de 1648 à 1652, pendant la minorité de Louis XIV. La diversité des événements et la complexité de cette crise en ont rendu l'interprétation difficile aux historiens. La Fronde : vision simplifiée. Il y a eu, en réalité, plusieurs Frondes. Comme l'a obser ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Surnommé le Foudre d'Italie, Gaston de Foix est fils de Jean de Foix, vicomte de Narbonne, et de Marie d'Orléans, la sœur de Louis XII, et petit-fils de Gaston IV de Foix et d'Éléonore d'Aragon, reine de Navarre. Dès 1505, le roi érige pour lui le comté de Nemours en duché-pairie et lui fait même prendre le titre de roi de Navarre. Au moment de la ... Lire la suiteÉcrit par : Frédéric BLUCHE
Au sens strict, le mot « généralité » désignait une des premières circonscriptions administratives de type moderne que le souci du contrôle fiscal avait imposées à la France. L'édit de 1542 peut, à cet égard, être considéré comme le véritable acte de naissance de cette institution : il établissait pour les impositions directes seize recettes génér ... Lire la suiteÉcrit par : Denise BRAHIMI
Bourgeoise intelligente, Mme Geoffrin sut devenir riche malgré des origines modestes ; son père était valet de chambre de la dauphine, sa mère n'avait pour elle qu'un esprit très distingué. M. Geoffrin, qu'elle épouse à quinze ans, ne lui apporte pas de très grands biens, mais elle sait les faire fructifier par un remarquable esprit d'o ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
Famille d'origine toscane, établie à Retz en France au xvie siècle, et dont les membres jouent un rôle important à la cour, au conseil, dans la diplomatie, l'armée et l'Église. Le membre le plus illustre de la famille Gondi est le cardinal de Retz, Jean François Paul (1613-1679), coadjuteur de l'évêque de Paris pendant la Frond ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
Seconde fille de Charles de Gonzague, duc de Nevers et de Mantoue, qui la destinait au cloître, Anne de Gonzague fut envoyée avec sa jeune sœur à Fare-Moutier où l'abbesse Françoise de La Châtre devait la préparer à « cette vocation ». Son père mort, elle quitta le couvent pour vivre avec sa sœur aînée. Belle, dotée d'un esprit fin, elle plut à la ... Lire la suiteÉcrit par : Vincent GOURDON
Édouard III d'Angleterre, petit-fils de Philippe le Bel, annonce qu'il conteste désormais le trône de France à Philippe VI, neveu de Philippe le Bel, sacré roi en 1328 quand est mort, sans laisser d'héritier mâle, Charles IV. La lourde cavalerie de Philippe VI est écrasée à Crécy-en-Ponthieu par les archers d'Édouard III (26 août). Le 4 septembre, ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre ROLLAND
À la suite de l'épuisement du mouvement des pasteurs prédicants, première résistance née de la révocation de l'édit de Nantes, le prophétisme se répand en Cévennes et bas Languedoc. Commis à l'instigation des prophètes Abraham Mazel et Esprit Séguier, le meurtre de l'abbé du Chaila, chargé de la surveillance des « religionnaires », et la délivranc ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DELMAS
Guibert écrivait en 1790 : « Quand les nations elles-mêmes prendront part à la guerre tout changera de face ; les habitants d'un pays devenant soldats, on les traitera comme ennemis, la crainte de les avoir contre soi, l'inquiétude de les laisser derrière soi, les fera détruire. Ah ! c'était une heureuse invention que ce bel art, ce beau système d ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Issus de la branche cadette de la maison ducale de Lorraine, dont ils se sont détachés avec Claude Ier, fils du duc René II, au début du xvie siècle, les Guise dominent la vie politique française du milieu et de la seconde partie du xvie siècle avec les deux frères : François Ier de Gui ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Fils de François Ier, Henri II hérite, à la mort de son père en 1547, du plus puissant et du plus riche royaume européen, dont la cohésion contraste avec l'hétérogénéité de l'Empire des Habsbourg et la multiplicité de petits États ; mais il doit faire face à la coalition antifrançaise d'une partie de l'Europe occidentale. Le nouveau roi ... Lire la suiteÉcrit par : Michel FRANÇOIS
Ayant d'abord reçu le titre de duc d'Angoulême et les prénoms d'Alexandre-Édouard, auxquels sa mère Catherine de Médicis substitua en 1565 celui d'Henri, en souvenir de son père Henri II, Henri fut duc d'Orléans (1560) puis d'Anjou (1566) avant de succéder sous le nom d'Henri III à son frère, Charles IX, décédé le 31 mai 1574. Celui qui devait êtr ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Nul roi ne fut, de son vivant, plus passionnément discuté. Nul non plus ne fut, mort, plus pleuré, adulé. Nul crime politique n'a tant « choqué » les contemporains que l'assassinat du 14 mai 1610. Personnalité complexe, Henri IV est entré dans l'histoire française comme le symbole d'un monarque idéal, tel que pouvait le rêver l'opinion française d ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Désignant les calvinistes français, le vocable « huguenot » est doublement d'origine genevoise, puisqu'il est apparu dans cette ville dans les années 1520-1525 par une double dérivation-altération du mot allemand Eidgenossen (les compagnons du serment, désignant les confédérés suisses) et du prénom personnel Hugues synthétisés en « eignot ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
À la mort de Louis XIII, tous ceux qui ne veulent plus d'un Premier ministre puissant et espèrent, à la faveur d'un changement, se pousser aux affaires sont liés à la régente Anne d'Autriche, souhaitant le renversement à leur profit de la politique générale. On trouve à la tête de ce groupe la duchesse de Chevreuse, le duc de Beaufort, petit-fils ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard VALADE
Appelée tabaco aux Antilles et en Amérique, petun au Brésil, l'herbe rapportée de ce dernier pays en 1556 par un moine cordelier, André Thivet, serait restée un simple objet de curiosité si Jean Nicot, lors de son ambassade au Portugal, n'en avait fait parvenir des grains, en 1561, à Catherine de Médicis, qui s'en servit pour soi ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Issu d'une bonne famille de parlementaires (son père a été président aux requêtes du Parlement de Paris, puis ambassadeur à Venise, enfin chancelier de François d'Alençon), le père Joseph se situe donc dans un milieu étonnamment ouvert, marqué à la fois par le service de l'État et par l'intérêt profond pour les questions religieuses. Capucin en 15 ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Sous l'Ancien Régime, on appelait jurande un corps de métier constitué par le serment mutuel que se prêtaient, chaque année dans la plupart des cas, les maîtres : serment d'observer les règlements, mais aussi serment de solidarité et de morale professionnelle. Ces métiers étaient gouvernés par des syndics, ou gardes, ou maîtres (qu'il ne faut pas ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Né à Rennes d'une famille de petite noblesse bretonne, La Chalotais, procureur général au parlement de Rennes, nous présente le portrait achevé d'un magistrat du xviiie siècle. Il va, en effet, consacrer le meilleur de ses forces à défendre les privilèges de son ordre au nom de l'intérêt général, le particularisme de sa provinc ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard CROQUETTE
Attaché à la suite de M. de La Thuillerie, ambassadeur extraordinaire au Danemark, puis à la maison du prince de Condé — dont il deviendra le bibliothécaire — Lapeyrère est chargé de nombreuses missions dans plusieurs pays européens. Méridional rieur, huguenot gaillard, « grand liseur, grand amateur de singularités, inventeur d'un système d'orthog ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier COLLOMB
Le premier lieutenant de police de Paris. Né à Limoges d'une famille de robe pauvre et mal pourvue, Gabriel Nicolas fait un riche mariage en 1645 et prend alors le nom de La Reynie, médiocre fief de 200 livres de revenu annuel. Magistrat au présidial d'Angoulême puis président à celui de Bordeaux, il résiste à la Fronde, sert d'intendant au gouver ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
La Bruyère, qui fit le portrait du duc de Lauzun sous le nom de Staton, écrivait : « Sa vie est un roman. » De Louis XIII à Louis XV, selon le duc de La Force qui lui consacra un livre paru en 1914, il fut « le témoin du Grand Siècle [...] dans l'entourage intime du roi ». Lauzun reçut une éducation militaire de gentilhomme et, capitaine au régime ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Type de l'officier de cour souveraine dévoué à la couronne. Jurisconsulte distingué, Le Bret compte, avec Charles Loyseau, avec Guy Coquille et tant d'autres, parmi les théoriciens de la monarchie absolue. Il résume ses vues dans le Traité de la souveraineté du roi, de son domaine, et de sa couronne (1632). Sa carrière politique se situe ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard CROQUETTE
Courtisane française, célèbre par sa beauté (mais c'est déjà la légende qui parle, il faudrait dire sans doute son « agrément » ou son « charme ») et par son esprit, Ninon de Lenclos décide très jeune de vivre indépendante comme un homme. Elle a dès lors « des galans en assez bon nombre » (Tallemant des Réaux), pour une nuit ou pour trois mois, pa ... Lire la suiteÉcrit par : Denise BRAHIMI
La célébrité de Mlle de Lespinasse tient à ce qu'elle a tenu un salon (1764-1776), fréquenté notamment par son grand ami d'Alembert et par d'autres fidèles tels que Condillac, Marmontel, Condorcet, Turgot. À dire vrai, elle n'eut son propre salon qu'après avoir rompu avec la marquise du Deffand et entraîné avec elle la plupart des hôtes de son anc ... Lire la suiteÉcrit par : André CORVISIER
Fils d'un conseiller à la Cour des aides, Michel Le Tellier fait de solides études juridiques et embrasse la carrière administrative. Il est successivement conseiller au Grand Conseil (1624), procureur du roi au Châtelet (1631), maître des requêtes (1639), intendant à l'armée du Piémont (1640). Apprécié dans cette fonction par Mazarin, il devient ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Ayant commencé une brillante carrière de juriste humaniste à l'université de Padoue, d'abord comme étudiant, puis comme professeur de droit civil, Michel de L'Hospital fait un long séjour en Italie (il a été, entre autres, auditeur de la Rote à Rome) qui lui vaut une grande réputation de savant. Délégué aux Grands Jours de justice de Moulins (1540 ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
En son temps, Hugues de Lionne fut considéré comme un grand ministre des Affaires étrangères. Voltaire en fit l'éloge et Saint-Simon écrit à son sujet : « Lionne était très instruit des intérêts des princes, adroit négociateur mais trop connu pour tel par les ministres étrangers qui se défiaient de lui et le craignaient. » Ce diplomate était issu ... Lire la suiteÉcrit par : Michel de CERTEAU
Petite capitale protestante près de Poitiers, Loudun est entrée dans la grande histoire en 1634. Le Mercure françois consacre, cette année-là, une longue chronique aux « possédées religieuses ursulines de Loudun » : le 18 août, Urbain Grandier, curé de Saint-Pierre, a été brûlé vif sur la place Sainte-Croix pour crime de sorcellerie. On l ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Fille du remuant duc de Savoie, Philippe, et de Marguerite de Bourbon, Louise de Savoie épouse en 1490 le comte d'Angoulême, Charles de Valois (1460-1496), petit-fils de Louis d'Orléans. Anne de Bretagne n'ayant donné le jour qu'à un héritier mâle mort au bout de quelques jours en 1502, le fils de Louise (c'est François Ier), est procla ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Fils de Henri IV et de Marie de Médicis, Louis XIII est l'une des figures les plus énigmatiques de la royauté française. Son personnage, cette singulière et si efficace alliance politique qu'il a constituée avec Richelieu ont donné lieu aux interprétations les plus diverses. Du tableau, à la fois critique et ambigu, de Tallemant des Réaux à l'admi ... Lire la suiteÉcrit par : Victor-Lucien TAPIÉ
Louis XIV est un des personnages historiques sur lesquels l'attention demeure portée, sans que nul historien puisse prétendre donner de lui une image certaine et définitive. Qu'il ait influencé directement les destinées françaises et qu'à ce titre on ne puisse imaginer l'histoire de la France sans lui, nul doute. Mais, parce que son règne a curieu ... Lire la suiteÉcrit par : André CORVISIER
Fils du chancelier Michel Le Tellier, Louvois est associé par son père, dès 1662, à la charge de secrétaire d'État à la Guerre dont il a reçu la survivance, charge qu'il exerce pleinement à partir de 1677. Louis XIV l'appelle à son Conseil en 1672. Homme dur, exigeant et d'un abord difficile, Louvois est un travailleur ordonné et méthodique, capab ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Petit-fils d'un laboureur assez fortuné pour pouvoir acheter à son fils une charge d'avocat, Charles Loyseau fait à Paris, sa ville natale, des études de droit qui lui ouvriront les offices de judicature. Lieutenant de bailliage, puis bailli, il fait une honorable carrière dans la magistrature de province, avant de revenir à Paris, où il termine s ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Prince français, né le 31 mars 1670, probablement à Saint-Germain-en-Laye, mort le 14 mai 1736 à Sceaux. Fils aîné de Louis XIV et de la marquise de Montespan, Louis Auguste est légitimé en 1673 et reçoit le titre de duc du Maine. Il combat dans la guerre de la Ligue d'Augsbourg (1689-1697) et, en 1714, Louis XIV le désigne apte à succéder au trôn ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
Petite-fille du grand poète protestant dont elle porte le nom, Françoise d'Aubigné naquit à la prison de Niort où son père, un débauché, purgeait une peine pour faux monnayage. Baptisée selon le culte catholique, elle reçoit l'éducation huguenote de sa tante madame de Villette qu'elle retrouve en 1647, après un séjour de six ans à la Martinique où ... Lire la suiteÉcrit par : Hervé PINOTEAU
La famille des rois de France est composée des descendants d'Hugues Capet par filiation mâle et mariages catholiques. Cet ensemble de dynastes, dont les titulatures ont considérablement varié à travers les siècles, s'est nommé « famille » ou « lignage du roi », puis « maison de France ». Ce terme de maison pour désigner une famille apparaît au ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Fils d'un maréchal-ferrant qui le laisse, à sa mort en 1742, chef d'une famille de neuf enfants, Louis Mandrin est compromis dans une rixe en 1753 et condamné à être roué vif ; un de ses frères est pendu comme faux-monnayeur. Louis se réfugie dans l'illégalité, s'enrôle dans une bande dont il devient bientôt le chef en 1754. La contrebande connaît ... Lire la suiteÉcrit par : Michel FRANÇOIS
Il est peu de princesses de France qui aient autant défrayé la chronique de leur époque et alimenté si généreusement une littérature prétendument historique que Marguerite de Valois, restée célèbre sous le nom de « reine Margot ». Fille d'Henri II et de Catherine de Médicis, elle grandit entre ses trois frères qui seront Charles IX, Henri III et F ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Reine de France, née le 26 avril 1573 à Florence, morte le 3 juillet 1642 à Cologne. Fille de François de Médicis, grand duc de Toscane, et de Jeanne d'Autriche, Marie de Médicis épouse en octobre 1600 Henri IV, tout juste divorcé de Marguerite de Valois. Le roi espère ainsi mettre la main sur une dot confortable qui lui permette de rembourser ses ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
Garde des Sceaux de France, Michel de Marillac était fils d'un avocat général au parlement de Paris. Il entra dans les ordres et opta pour le parlement, dont il devint conseiller, étape importante avant d'entrer au Conseil, comme maître des requêtes, puis comme conseiller d'État. Ligueur, il se rallia à Henri IV, puis fut recommandé à Richelieu, q ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre ROLLAND
De 1702 à 1704, les protestants cévenols vont tenir en échec les armées de Louis XIV, inventant les tactiques de la guérilla moderne. Une bataille marque l'apogée de cette révolte. Le 14 mars 1704, six cents fantassins et cinquante cavaliers des régiments de la marine, les meilleurs du Languedoc, traquent dans les collines bordant le Gardon, à une ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Frère cadet d'Henri de Guise, le duc de Mayenne est l'un des principaux chefs de l'opposition contre Henri IV. Gouverneur de la Bourgogne, il est, après l'assassinat de son frère, désigné par le conseil parisien des Seize comme le chef militaire de la Ligue. En tant que tel, il contribue à la désignation du cardinal de Bourbon comme candidat au tr ... Lire la suiteÉcrit par : Madeleine LAURAIN-PORTEMER
Si Mazarin occupe dans l'histoire de la France et dans celle de l'Europe une place si importante, c'est qu'il a poursuivi et même couronné l'œuvre de Richelieu. Grâce à lui, les effets d'une continuité, rare dans la vie politique nationale, se sont fait sentir, à l'intérieur par le triomphe de l'absolutisme, à l'extérieur par l'abaissement de la M ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier COLLOMB
« L'ami des hommes ». Né d'une famille noble, peut-être d'ancienne extraction chevaleresque, venue d'Italie et agrégée au xvie siècle à la haute noblesse provençale par de brillants mariages, propriétaire depuis 1570 de la terre de Mirabeau, érigée en marquisat par Louis XIV. Gentilhomme et grand seigneur en Provence, le marqui ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
D'une famille saintongeaise très ancienne et illustre dans tous les domaines, Françoise Athénaïs de Rochechouart vint à la cour en 1660 pour devenir fille d'honneur de la nouvelle reine. En 1663, elle épousa Louis Henri de Pardaillan, marquis de Montespan, dont elle eut un fils, le duc d'Antin. Brillant à la cour par sa beauté et son esprit, elle ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Digne fille de l'éternel conspirateur, du rival velléitaire et malheureux de Richelieu et de Mazarin, Gaston d'Orléans, et de sa première femme, Marie de Bourbon, duchesse de Montpensier. Deux événements, l'un plus romanesque que l'autre, ont dominé la vie de la Grande Mademoiselle. Le 2 juillet 1652, l'armée royale sous le commandement de Turenne ... Lire la suiteÉcrit par : Vincent GOURDON
En un siècle, les ducs de Bourgogne ont regroupé de vastes territoires tant dans le royaume de France que dans l'Empire. Outre le bloc formé autour des deux Bourgognes, ils règnent sur un ensemble septentrional regroupant Artois, Flandre, Hainaut, Brabant, Hollande, Luxembourg. Charles, duc en 1467, achète l'Alsace et la Gueldre (1469) et se fait ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DELMAS
Soldat d'infanterie armé d'un mousquet. Amélioration de l'arquebuse, le mousquet est introduit dans les armées françaises au xvie siècle. On donne le nom de mousquetaires aux bandes qui en étaient armées. Tant que les piquiers restent la principale masse de choc au combat, arquebusiers puis mousquetaires jouent le rôle d'infant ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Ambassadeur à Lisbonne de 1559 à 1561, Jean Nicot (qui passe dans l'histoire pour avoir introduit le tabac en France) y apparaît comme un excellent observateur et ses lettres demeurent une source précieuse de renseignements pour l'historien. C'est alors qu'il envoie à Catherine de Médicis du tabac en poudre, destiné à soulager les migraines de la ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Après avoir exercé ses premiers talents militaires en Catalogne aux côtés de son père, puis sous Vendôme duc de Penthièvre (1693-1696), Adrien Maurice de Noailles est choisi en raison de sa valeur et de sa prudence pour accompagner le nouveau souverain Philippe V en Espagne. Il épouse Françoise d'Aubigné, nièce de Mme de Maintenon en 16 ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Titre recouvrant des fonctions très différentes selon qu'il s'agit du notaire de chancellerie ou du notaire public. Le premier se rencontre déjà dans toutes les administrations de l'Antiquité et n'est autre chose qu'un scribe. Dès le haut Moyen Âge, la chancellerie des différents souverains comprenait des notaires, placés dans la chancellerie caro ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Une des nombreuses « émotions » qui troublent la période 1623-1648. La révolte des Nu-Pieds, soulèvement populaire de Normandie, est à la fois rurale et citadine ; elle fut châtiée par une expédition punitive du chancelier Séguier en personne. Dans l'Avranchin en 1639, le bruit s'était répandu que le gouvernement allait interdire le sel blanc et é ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Prince français, né le 25 avril 1608 à Fontainebleau, mort le 2 février 1660 à Blois. Troisième fils du roi Henri IV et de Marie de Médicis, Gaston reçoit dans un premier temps le titre de duc d'Anjou. Seul frère survivant de Louis XIII, il prend le titre de « Monsieur » à partir de 1611. La première de ses nombreuses révoltes et intrigues contre ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Révolte survenue en Basse-Bretagne, d'autant plus grave qu'elle se produit pendant une émeute bordelaise au cours de la guerre de Hollande (1675). En Bretagne, les officiers seigneuriaux (sénéchal, notaire, sergent, procureur fiscal) jouaient le rôle d'hommes d'affaires du seigneur ; rémunérés par vacations, ils se montraient tracassiers. Les seig ... Lire la suiteÉcrit par : Bruno CHANETZ, Laurent CHANETZ
Dans le chapitre Les manufactures d'ÉtatTant dans le domaine civil que militaire, la monarchie absolue va en effet doter la France de bâtiments industriels prestigieux, dont l'architecture empruntée aux palais des princes magnifie le pouvoir royal. Aux xviie et xviiie siècles, la France se couvre ainsi d'un blanc manteau de manufactures et d'arsen ... Lire la suite
Écrit par : Frédéric BLUCHE
Nom donné, d'après celui de son initiateur, le traitant Charles Paulet, au célèbre édit de décembre 1604 consacrant la transmission et l'hérédité des offices par la création d'un « droit annuel ». Le xvie siècle français connaissait déjà, outre la vénalité traditionnelle, une manière d'hérédité des charges, mais celle-ci demeur ... Lire la suiteÉcrit par : Marc SORIANO
Le plus célèbre des Perrault reste Charles (1628-1703), contrôleur des Bâtiments et bras droit de Colbert, académicien, chef de file des Modernes et adaptateur probable des fameux Contes, vraisemblablement collectés par son troisième fils. Cet homme illustre est, paradoxalement, encore inconnu pour la partie la plus considérable et la plu ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis, Richard VAUGHAN
Duc de Bourgogne (1419-1467) né le 31 juillet 1396 à Dijon, mort le 15 juin 1467 à Bruges. Fils de Jean sans Peur et de Marguerite de Bavière, Philippe devient duc de Bourgogne à vingt-trois ans. Son objectif premier est alors de se dégager aussi vite que possible des affaires qui ont conduit les Armagnacs à assassiner son père en 1419. Tenant le ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Robert LECLERCQ
Le 25 mars 1675, dans un couvent de Liège occupé par les troupes françaises, la marquise de Brinvilliers est arrêtée ; elle était recherchée, avec plus ou moins de zèle, depuis 1672. Cette année-là mourait à Paris un jeune officier, Godin de Sainte-Croix ; comme il était poursuivi pour dettes, la police inventorie ses affaires et découvre une cass ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Gouvernement aux multiples conseils, en France de 1715 à 1718. Louis XIV avait systématiquement écarté les nobles des grandes fonctions du gouvernement pour administrer le pays avec six ministres, dont le contrôleur général des Finances, généralement d'origine bourgeoise. Simples commis aux yeux du roi, ils semblaient les personnages les plus puis ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
Neveu du grand Arnauld, Simon Arnauld, marquis de Pomponne, entre au Conseil du roi en 1644, puis devient intendant des armées de Naples et de Catalogne. Les opinions jansénistes de sa famille nuisent à sa carrière, mais, bel esprit, il est reçu à l'hôtel de Rambouillet où règne Voiture, à l'hôtel de Nevers, chez la princesse Palatine, à Vaux chez ... Lire la suiteÉcrit par : Vincent GOURDON
Maître du Milanais depuis sa victoire sur les troupes suisses à Marignan (septembre 1515), François Ier est en position de force en Italie. Il peut donc négocier avec le pape Léon X, sur une base favorable à son autorité, les relations entre monarchie française et Église catholique. Par le concordat promulgué à Bologne en 1516, le pape ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier COLLOMB
« Déclaration du clergé de France sur la puissance ecclésiastique », texte latin en un préambule et quatre articles (d'où son nom) ; elle fut votée le 19 mars 1682 par une assemblée générale extraordinaire du clergé de France, convoquée par Louis XIV, alors en conflit avec la papauté sur l'étendue de l'autorité royale en matière ecclésiastique : l ... Lire la suiteÉcrit par : Frédéric BLUCHE
La torture ou question était sous l'Ancien Régime un moyen d'instruction couramment utilisé, même si l'ordonnance criminelle de 1670 en limitait l'usage aux cas les plus graves. La question préparatoire était appliquée à l'accusé afin d'obtenir de lui des aveux. Précédant l'exécution, la question préalable était appliquée au condamné afin qu'il ré ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Nom qui désigne la réaction des privilégiés au cours du xviiie siècle contre l'ordre politique et social établi par Louis XIV. La réaction aristocratique comprend une réaction proprement nobiliaire, venue de ceux qu'on appelle des gentilshommes, une autre du clergé et, enfin, celle des parlementaires et de la noblesse de robe e ... Lire la suiteÉcrit par : Frédéric BLUCHE
Les droits du roi ou droits régaliens étaient, sous l'Ancien Régime, l'expression même de la souveraineté. L'un d'entre eux était le droit de régale. Abus consolidé en droit au viiie siècle, il apparaît à l'époque carolingienne. Le roi l'exerce en cas de vacance d'un siège épiscopal, prenant le diocèse sous sa protection, assur ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Régime établi pendant la minorité de Louis XV (1715-1723) et dans une période de réaction contre le Grand Siècle, le Conseil de régence est dominé par trois hommes : le régent Philippe d'Orléans, le banquier Law et l'abbé Guillaume Dubois. Louis XIV avait réglé dans son testament l'organisation du Conseil de régence de son arrière-petit-fils âgé d ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
L'édit de Nantes (1598) avait établi, pour la première fois dans un grand État européen, la tolérance religieuse. L'édit de grâce d'Alès (1629) retirait aux protestants leurs garanties politiques ; ils demeurèrent cependant loyaux durant la Fronde. Louis XIV considéra que cette présence de sujets étrangers à l'Église, assez nombreux dans le Midi e ... Lire la suiteÉcrit par : Victor-Lucien TAPIÉ
L'histoire a offert de Richelieu des interprétations successives, comme il ne peut manquer d'arriver à une figure exceptionnelle. L'impopularité générale du cardinal en ses dernières années (« il n'était pas aimé du peuple, disait au xviiie siècle l'historien de Louis XIII, le père Griffet, et j'ai connu des vieillards qui se s ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre GOBERT
Célèbre bataille opposant l'armée française, commandée par le jeune duc d'Enghien (le futur Grand Condé), à l'armée de don Francisco de Mello, en majorité espagnole mais comprenant des unités wallonnes, allemandes et italiennes. Les coalisés, qui mettent en ligne 17 000 fantassins et 8 000 cavaliers, assiègent Rocroi, place forte des Ardennes, que ... Lire la suiteÉcrit par : Hervé PINOTEAU
Henri III, roi de France et de Pologne, fonda l'ordre et milice du benoît Saint-Esprit en décembre 1578. L'ordre était destiné à fortifier la foi et la religion catholique, à restaurer le royaume déchiré dans sa splendeur ; le roi voulait raffermir ses liens avec une noblesse turbulente et pallier la décadence de l'ordre de Saint-Michel. Le Saint- ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
Il semblerait que des forgerons se soient installés très tôt dans cette région favorisée par la présence d'un bassin houiller et par les eaux du Furan qui permettaient la trempe du fer. Cependant, c'est sous le règne de François Ier qu'apparurent les premières industries (arbalètes, fers de lance, couteaux, armes à feu). « Les statuts e ... Lire la suiteÉcrit par : Claude DUCOURTIAL-REY
Ordre créé par Louis XIV en avril 1693. La France faisait alors front à la ligue d'Augsbourg et ses armées souffraient d'une pénurie de cadres subalternes, souvent d'origine roturière, sans fortune, et découragés par l'indifférence du pouvoir central. C'est pour leur témoigner son intérêt que le roi, sur l'incitation des maréchaux de Luxembourg et ... Lire la suiteÉcrit par : Hervé PINOTEAU
Alors que l'Angleterre avait la Jarretière sous la protection de saint Georges et qu'un vassal français comme le duc de Bourgogne avait la Toison d'or avec saint André, le roi de France n'avait aucun ordre à proposer à ses fidèles les plus proches et les plus méritants. La guerre de Cent Ans attira l'attention sur le Mont-Saint-Michel, qui ne peut ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
École de vie intérieure et office catholique d'action sociale, la Compagnie du Saint-Sacrement reste, dans l'histoire, comme une société secrète efficace, prompte à organiser les cabales. La première idée de compagnie revient à Henri de Lévis, duc de Ventadour, sous l'influence de sa femme, Marie-Liesse, fille de Henri de Luxembourg. Animés d'une ... Lire la suiteÉcrit par : Dirk VAN DER CRUYSSE
« Tout m'avoit préparé à me survivre à moi-même, et j'avois tâché d'en profiter. » Cette déclaration qui surgit vers la fin des célèbres Mémoires nous autorise à voir l'œuvre de Saint-Simon comme une immense opération de survie. Il s'agit d'abord d'un témoignage historique exceptionnel, qui se propose de dire la vérité – toute la vérité, ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Né à Barcelone, conseiller au Châtelet, maître des requêtes, Sartine remplace Bertin comme lieutenant général de police à Paris en 1759. Il exerce ses fonctions avec justice, humanité, fermeté et vigilance, et il a l'estime générale. Ses services sont les mieux renseignés d'Europe. Il est nommé conseiller d'État en 1767, en reconnaissance de sa bo ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques LOVIE
Quelques données de l'histoire de la province de Savoie se rattachent à celle de l'Europe. Ce n'est point un hasard si l'activité des princes s'est manifestée dans la partie médiane de l'ancienne Lotharingie, à la naissance du fugitif royaume de Bourgogne. À l'échec des Rodolphiens succéda la tentative poursuivie pendant plusieurs siècles par les ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Type parfait de l'homme du pouvoir, Pierre Séguier est prêt à accepter n'importe quelle tâche délicate et impopulaire. Il y a là une part, réelle, d'esprit de fidélité à la monarchie (mais qui a ses limites) et du besoin d'être du côté du pouvoir, pour lui-même et pour sa famille. Il a su choisir son camp, et y rester même au moment des difficulté ... Lire la suiteÉcrit par : André CORVISIER
Fils aîné et préféré de Jean-Baptiste Colbert qui avait obtenu pour lui la survivance de ses charges et le prépara avec soin à sa future mission. En 1670 et 1671, Seignelay visite les ports de France, l'Italie, les arsenaux et chantiers de constructions navales de Hollande et d'Angleterre. Il est admis auprès de Louis XIV, en 1672, pour aider son ... Lire la suiteÉcrit par : Hervé PINOTEAU
Branche cadette de la maison de Rohan dont le chef est seigneur de Soubise en Saintonge par mariage (1663), puis prince de Soubise par érection du fief en principauté (lettres patentes de 1667). Le premier prince fait bâtir à Paris l'hôtel de Soubise (maintenant Archives nationales) ; il a un fils cardinal, prince-évêque de Strasbourg, et un autre ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
L'une des figures les plus populaires de l'histoire française, Sully est devenu presque légendaire avec sa phrase sur le labourage et le paturage. Cadet d'une famille protestante, il prend part aux campagnes du jeune Henri IV, ce qui lui vaut une ascension politique rapide : directeur des Finances et surintendant général en 1596, grand maître de l ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier COLLOMB
Famille de magistrats français qui se sont surtout illustrés au xviie siècle. Omer Talon (1595-1632), avocat général au parlement de Paris en 1631, renommé pour son éloquence, défend, pendant la Fronde et après, les anciennes traditions monarchiques et religieuses. Opposé à l'absolutisme royal, il soutient le droit de contrôle ... Lire la suiteÉcrit par : Claude DUCOURTIAL-REY
Le plus illustre des ordres de chevalerie, créé le 10 janvier 1430 à Bruges par Philippe le Bon, duc de Bourgogne, comte de Flandres, qui arbitrait alors les destinées de la France, entre le Français Charles VII et l'Anglais Henri V. L'ordre devait regrouper, autour de Philippe, les principales personnalités flamandes et bourguignonnes, au moment ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
Chevalier de Malte à quatorze ans, Tourville, jusqu'en 1667, guerroya en Méditerranée contre les Turcs et les Barbaresques, fut décoré et félicité par le doge de Venise et par Louis XIV qui le nomma capitaine de vaisseau. Envoyé à Candie en 1669, il devint en 1671 commandant d'un des vaisseaux de l'escadre du comte d'Estrées contre les Hollandais. ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
Sans doute le plus grand homme de guerre qu'ait produit la France avant Napoléon. Taciturne et souvent bourru, Turenne cachait mal, sous une apparence de froideur une chaude humanité qui le faisait adorer de ses hommes. Stoïque dans les revers comme réservé dans les victoires, ambitieux uniquement de la gloire, généreux au point de payer ses solda ... Lire la suiteÉcrit par : Catherine BRISAC
La carrière de Vauban correspond à l'apogée de la fortification bastionnée en France, dont les nombreuses guerres du règne de Louis XIV favorisent le développement. Vauban est né à Saint-Léger de Foucheret (actuellement Saint-Léger-Vauban, Yonne) dans une famille de petite noblesse nivernaise. Après des études chaotiques, il commence son apprentis ... Lire la suiteÉcrit par : Frédéric BLUCHE
L'office est primitivement une fonction confiée par le roi à l'un de ses serviteurs pour la gestion du domaine. Lorsque s'affirme le pouvoir monarchique, l'office se transforme en délégation partielle de l'autorité du souverain. Au xve siècle, une part importante de ces fonctions sont devenues viagères sans que le roi ait pu le ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Pour en arriver au statu quo de la paix de Vervins le 2 mai 1598 entre la France et l'Espagne, il aura fallu près d'un demi-siècle d'une longue guerre civile, qui n'est qu'un élément de l'affrontement européen ayant débuté avec les guerres d'Italie. L'abjuration, à Saint-Denis, de Henri IV (25 juill. 1593) est le fait décisif, mais non suffisant, ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DELMAS
« À la guerre, tout dépend d'imposer à son ennemi et, dès qu'on a gagné ce point, de ne lui plus donner le temps de reprendre du cœur. » Cette maxime de Villars peint bien les qualités foncières de l'homme de guerre qu'il fut : esprit d'entreprise et ardeur, à quoi il faut ajouter la faculté de ne se point décourager et une jeunesse de caractère c ... Lire la suiteÉcrit par : Michel FRANÇOIS
Né à Provins, Villegagnon est élève des collèges de La Marche et de Montaigu à Paris, en compagnie de Calvin, et étudie le droit à Orléans. Entré dans l'ordre de Malte en 1531 sur la recommandation de son oncle Villiers de L'Isle-Adam, grand maître de l'ordre, il prend part en 1541 à l'expédition, dont il a écrit le récit, de Charles Quint contre ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
La première grande étape de la justice française au xvie siècle commence avec l'ordonnance de Villers-Cotterêts. Son intérêt est quadruple. Elle marque, d'abord, la volonté de rendre l'administration accessible au peuple par le remplacement, dans les actes notariaux et judiciaires, du latin par le français. Par là, elle donne à ... Lire la suite
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