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6-31 juillet 2013

Syrie. Recomposition des forces en présence et nouveaux fronts

Le 6, à Istanbul (Turquie), les membres de la Coalition nationale syrienne (C.N.S.), principal rassemblement de l'opposition au régime de Bachar al-Assad, élisent leur président: Ahmad Assi Jarba, un chef tribal sunnite proche de l'Arabie Saoudite. Celui-ci doit remplacer Cheikh Ahmad Moaz al-Khatib qui avait démissionné en mars.

Le 8, le Premier ministre nommé en mars par la C.N.S., Ghassan Hitto, démissionne, faute d'être parvenu à former un gouvernement de transition.

Le 8 également, le parti Baas au pouvoir à Damas annonce un remaniement de l'ensemble de sa direction. Le vice-président de la République, le sunnite Farouk al-Chareh, critique à l'égard de la répression gouvernementale, en est évincé. D'autres sunnites sont écartés au profit d'alaouites, issus de la même communauté que le président Bachar al-Assad.

Le 29, au terme d'un mois de bombardements et de combats de rue, l'armée reprend le contrôle de Homs, troisième ville du pays.

Le 31, l'enlèvement de quelque deux cents civils kurdes dans la province d'Alep, dans le nord du pays, par des fondamentalistes du Front al-Nosra (le « Front de secours ») et de l'État islamique en Irak et au Levant – tous deux proches d'Al-Qaida – illustre l'ouverture de nouveaux fronts dans la guerre qui oppose les fondamentalistes aux Kurdes, également hostiles au régime de Damas.

— Universalis

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