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6-25 février 1998

Corée du Sud. Réforme du système social

Le 6, le patronat et les syndicats parviennent, sous l'égide du gouvernement, à un accord qui assouplit les conditions de licenciement en échange de la reconnaissance totale des droits syndicaux et d'une réforme améliorant l'indemnisation du chômage. Les syndicats, qui avaient fait la démonstration de leur force lors des manifestations de décembre 1996 et janvier 1997, deviennent ainsi des partenaires effectifs de la vie politique. L'accord constitue également un succès pour le président Kim Dae-Jung, élu en décembre 1997, qui a exprimé sa volonté de se soumettre aux injonctions du Fonds monétaire international. Celui-ci a accordé une aide de 57 milliards de dollars à Séoul, en décembre 1997, en échange d'un programme d'austérité draconien. Les jours suivants, l'aile dure de la Confédération coréenne des syndicats, organisation qui avait mené le combat en 1996-1997, exige la renégociation des accords sur la flexibilité de l'emploi. Ses efforts de mobilisation sont toutefois insuffisants pour déclencher une grève illimitée.

Le 14, le Parlement adopte la loi autorisant les licenciements massifs ainsi que diverses autres réformes économiques.

Le 25, Kim Dae-Jung prête serment. Il prévient de l'ampleur des difficultés économiques à venir et promet un « gouvernement du peuple ».

Le 25 également, le Grand Parti national, dans l'opposition mais majoritaire au Parlement, boycotte la séance d'intronisation de Kim Jong-Pil, Premier ministre désigné par le président Kim et ancien bras droit du dictateur militaire Park Chung-Hee. Kim Jong-Pil avait soutenu Kim Dae-Jung lors de l'élection présidentielle de décembre 1997 en échange de la promesse du poste de Premier ministre.

— Universalis

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