6-23 mars 1983

République fédérale d'Allemagne. Élections législatives et nouveau gouvernement Kohl

Le 6, plus de 43 millions d'électeurs ouest-allemands sont appelés à renouveler 498 des 516 sièges du Bundestag (les parlementaires de Berlin-Ouest étant élus selon un système spécial). Au terme d'une campagne électorale dominée par les problèmes économiques – le nombre des chômeurs a dépassé en février le cap des 2 millions et demi –, l'issue de ce scrutin est attendue avec intérêt aussi bien à l'Ouest qu'à l'Est, en raison de l'enjeu que constitue l'installation sur le territoire fédéral des missiles Pershing II de l'O.T.A.N., acceptée par la majorité, alors que l'opposition souhaite un aménagement du programme d'euromissiles. Dans ces conditions, les résultats sont accueillis avec soulagement dans les capitales occidentales : la C.D.U.-C.S.U., avec 48,8 p. 100 des voix (+ 4,3 p. 100 par rapport au scrutin du 5 octobre 1980), obtient en effet 244 sièges (+ 18), la majorité absolue lui échappant de peu. Son allié libéral (F.D.P.) avec 6,9 p. 100 des voix (— 3,7 p. 100) obtient 34 sièges (— 19). L'opposition social-démocrate (S.P.D.) enregistre un recul d'une ampleur inattendue, avec 38,8 p. 100 des suffrages (— 4,7 p. 100) et 193 sièges (— 25). Les Verts (écologistes) franchissent la barre fatidique des 5 p. 100 (5,6 p. 100), faisant ainsi leur entrée au Parlement où ils occuperont 27 sièges.

Le 23, Helmut Kohl fait connaître la composition de son gouvernement, qui comporte peu de changements par rapport au précédent : il n'y a que deux nouveaux ministres : Ignaz Kiechle (C.S.U.), à l'Agriculture, et Henrich Windelen (C.D.U.), aux Affaires interallemandes. La C.S.U. obtient cinq portefeuilles, au lieu de quatre, tandis que le F.D.P. conserve trois postes clés (Affaires étrangères, Économie, Justice).

— Universalis

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