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3-24 janvier 2003

Corée du Nord - États-Unis. Crise nucléaire

Le 3, les États-Unis rejettent la demande de négociation d'un pacte de non-agression formulée le même jour par la Corée du Nord, et exigent l'arrêt du programme nucléaire militaire que Pyongyang a repris en décembre 2002, en violation de l'accord de désarmement nucléaire signé en octobre 1994.

Le 6, l'Agence internationale de l'énergie atomique (A.I.E.A.) accorde « une seconde chance » à la Corée du Nord en lui proposant de reprendre sa coopération avec les inspecteurs de l'O.N.U. expulsés par Pyongyang en 2002.

Le 7, Washington, qui avait suspendu ses négociations avec Pyongyang, se dit prêt à « discuter avec la Corée du Nord sur le respect de ses obligations envers la communauté internationale ».

Le 10, la crise rebondit avec la décision de la Corée du Nord de se retirer immédiatement du traité de non-prolifération nucléaire. L'ambassadeur nord-coréen aux Nations unies invoque la « guerre nucléaire » déclenchée par les États-Unis en « incluant la république démocratique de Corée dans un axe du Mal » et en en faisant la « cible d'une prochaine attaque préventive ».

Le 14, le président américain George Bush évoque la reprise d'un programme d'assistance à la Corée du Nord en échange du démantèlement de son programme nucléaire d'armement.

Le 15, Pyongyang rejette cette offre.

Le 17, le secrétariat d'État américain affirme que les États-Unis sont prêts à faire une déclaration de non-agression vis-à-vis de la Corée du Nord si celle-ci renonce à son programme nucléaire militaire.

Le 24, au terme d'entretiens bilatéraux, les deux Corées affirment leur volonté de résoudre pacifiquement la crise nucléaire.

— Universalis

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