28 juillet 1998France. Accord sur l'adaptation du temps de travail dans la métallurgie

 

Le 28, l'Union des industries métallurgiques et minières (U.I.M.M.) et les syndicats F.O., C.F.E.-C.G.C. et C.F.T.C. signent un accord sur l'adaptation du temps de travail dans le cadre de la loi sur les 35 heures hebdomadaires adoptée en mai. L'U.I.M.M., qui couvre quarante-cinq mille entreprises et un million huit cent mille salariés, est la plus puissante fédération du C.N.P.F. L'accord, qui prévoit de compenser la diminution de la durée légale du travail par une augmentation du nombre des heures supplémentaires, maintient la durée effective du travail à 39 heures. Il ne doit pas être créateur d'emploi. La C.G.T. et la C.F.D.T., majoritaires dans cette branche, refusent de le signer, l'accusant de « détourner » l'esprit de la loi d'orientation de Martine Aubry. La ministre de l'Emploi et de la Solidarité qualifie ce compromis d'« accord virtuel ». Le gouvernement n'est tenu à aucun délai pour avaliser cet accord qui n'est applicable qu'à compter du 1er janvier 2000.

—  Universalis



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«  28 juillet 1998 - France. Accord sur l'adaptation du temps de travail dans la métallurgie », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 02 décembre 2021. URL : http://www.universalis.fr/evenement/28-juillet-1998-accord-sur-l-adaptation-du-temps-de-travail-dans-la-metallurgie/