23-29 décembre 1992Chine – France. Représailles chinoises après la vente de Mirage français à Taïwan

 

Le 23, Pékin annonce la fermeture du consulat général de France à Canton, ouvert depuis un an. Cette mesure constitue la première riposte diplomatique à la vente par Paris de soixante Mirage-2000 à Taïpeh.

Le 29, la presse procommuniste de Hong Kong annonce que Pékin a interdit à la municipalité de Canton de faire appel à des entreprises françaises pour la construction du métro de la ville. Ce geste politique survient peu de temps après l'acceptation par les autorités chinoises d'une assistance financière française d'un montant de 650 millions de francs. L'attitude de la Chine à l'égard de la France et l'accroissement de la polémique avec la Grande-Bretagne au sujet des projets de réformes à Hong Kong contrastent avec l'amélioration observée de ses relations avec les États-Unis, qui ont pourtant reçu de Taïwan, en novembre, la commande de cent cinquante avions de combat F-16. Washington a annoncé, le 22, la levée des dernières sanctions qui pesaient sur la Chine depuis l'écrasement du « printemps de Pékin », en juin 1989.

—  Universalis



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«  23-29 décembre 1992 - Chine – France. Représailles chinoises après la vente de Mirage français à Taïwan », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 13 août 2022. URL : http://www.universalis.fr/evenement/23-29-decembre-1992-represailles-chinoises-apres-la-vente-de-mirage-francais-a-taiwan/