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2-10 octobre 2021

France - Algérie. Crise diplomatique à la suite des propos du président Emmanuel Macron sur la « rente mémorielle »

Le 2, Alger rappelle son ambassadeur à Paris en réaction aux propos tenus par le président Emmanuel Macron le 30 septembre, lors d’une rencontre à l’Élysée avec dix-huit jeunes – petits-enfants de combattants du Front de libération nationale (FLN), d’appelés du contingent, de harkis et de rapatriés d’Algérie – pour évoquer cette « blessure mémorielle » que représente la guerre d’Algérie. Le chef de l’État avait notamment déclaré : « La nation algérienne post-1962 s’est construite sur une rente mémorielle et qui dit : tout le problème, c’est la France. » Il avait dénoncé le « système politico-militaire qui s’est construit sur cette rente », dans lequel le président algérien Abdelmadjid Tebboune est « pris », et qui est à présent « fatigué ». Il s’était également demandé s’« il y avait une nation algérienne avant la colonisation française » et avait nié que les Français aient été « les seuls colonisateurs » de l’Algérie. Le gouvernement algérien dénonce des « propos irresponsables » et une « ingérence inadmissible dans ses affaires intérieures ».

Le 3, Alger interdit le survol de son territoire aux avions militaires français participant à l’opération Barkhane au Mali.

Le 10, le président Tebboune déclare que le retour de l’ambassadeur d’Algérie en France est « conditionné au respect total de l’État algérien » par Paris.

— Universalis

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