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1er-21 novembre 2006

Liban. Pressions du Hezbollah sur le gouvernement et assassinat de Pierre Gemayel

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Le 1er, la Maison-Blanche affirme détenir des preuves de la volonté conjointe de la Syrie, de l'Iran et du Hezbollah de renverser le gouvernement libanais de Fouad Siniora, afin notamment d'empêcher la création d'un tribunal international destiné à juger les auteurs de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, en février 2005. La commission d'enquête internationale sur cet assassinat a mis en cause de hauts responsables des services de sécurité syriens ainsi que des collaborateurs libanais prosyriens. Le Hezbollah et ses alliés ont engagé une campagne de dénigrement du gouvernement Siniora, exigeant la formation d'un cabinet d'union nationale dans lequel l'opposition détiendrait une minorité de blocage.

Le 11, à la suite de l'échec des « consultations » engagées le 6 par le président du Parlement Nabih Berri sur la formation d'un gouvernement d'union nationale, les cinq ministres chiites représentant le Hezbollah et le mouvement Amal démissionnent. Un sixième ministre, proche du président de la République Émile Lahoud, fait de même le 13.

Le 13, le gouvernement adopte des documents transmis par l'O.N.U., relatifs à la création du tribunal international qui doit juger les assassins de Rafic Hariri. Le président Lahoud met en cause la légitimité constitutionnelle d'un gouvernement où les chiites ne sont plus représentés.

Le 21, le ministre de l'Industrie chrétien Pierre Gemayel, fils de l'ancien président Amine Gemayel, ainsi que son garde du corps sont tués par balles dans la banlieue de Beyrouth. Ce crime, qui suscite de vives réactions dans le pays comme dans le monde, intervient quelques heures avant l'adoption, par le Conseil de sécurité des Nations unies, du règlement intérieur du futur tribunal international appelé à juger l'assassinat de Rafic Hariri.

—  ENCYCLOPÆDIA UNIVERSALIS

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