KEELUNG

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Avec 390 000 habitants en 2007, Keelung (Jilong) est le deuxième port de Taïwan, au nord-est de la capitale, Taipei. Le site portuaire est un des meilleurs de l'île, ancré dans un rentrant de la côte rocheuse qui ourle la pointe septentrionale de Taïwan. Il bénéficie aussi d'une position extrêmement favorable, à proximité des gisements de matières premières parmi les plus importants de l'île : cuivre et, surtout, charbon.

Taïwan : carte administrative

Taïwan : carte administrative

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Carte administrative de Taïwan. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Le site est occupé dès la conquête portugaise, espagnole, puis hollandaise, mais essentiellement mis en valeur par les immigrants chinois à partir de la fin du xviiie siècle. Après une brève occupation par les forces françaises lors de la guerre du Tonkin, Keelung — déclaré « port ouvert » comme les principaux ports de la Chine continentale, à la suite du traité de Tianjin — tombe sous la domination japonaise. Après la victoire communiste sur le continent en 1949, le repli de la république de Chine à Taïwan (dont Taipei devint la capitale) et l'industrialisation qui s'ensuivit ont conféré à Keelung une autre dimension : l'ensemble est aujourd'hui intégré à l'espace économique de la capitale, avec laquelle il constitue la plus grande zone urbaine et industrielle de l'île (6 752 000 hab. en 2007). Cette croissance ne va pas sans problèmes. Le site lui-même, très favorable à l'implantation portuaire, est par contre fort contraignant pour l'expansion urbaine, qui se heurte aux reliefs dominant la baie ; aussi les quartiers commerciaux et industriels ont-ils repoussé sur les hauteurs les espaces résidentiels et tertiaires, tout en rendant nécessaire la conquête de nouveaux espaces, à gagner sur la mer.

Le climat constitue un autre élément contraignant. Jilong est un des ports les plus défavorisés du monde à cet égard : des pluies très abondantes y rendent malaisées les opérations portuaires, et, surtout les redoutables typhons qui sévissent en été dans cette partie de l'Extrême-Orient ne l'épargnent guère (tel celui de juillet 1977, qui détruisit une partie des installations).

—  Pierre TROLLIET

Écrit par :

  • : professeur des Universités, Institut national des langues et civilisations orientales

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«  KEELUNG  » est également traité dans :

TAÏWAN [T'AI-WAN] (FORMOSE)

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Dans le chapitre « Menaces ultérieures et modernisation »  : […] Taïwan attira très vite les convoitises des Occidentaux ; dès la première guerre de l'opium, les troupes anglaises avaient attaqué l'île. Après la seconde guerre de l'opium, les Occidentaux imposèrent en 1860 l'« ouverture » des ports de Tamsui (Danshui), Keelung (Jilong), Anping et Takao (Gaoxiong). La « politique de la canonnière », par laquelle les Occidentaux cherchaient à rendre docile la Ch […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/taiwan-t-ai-wan/#i_46992

Pour citer l’article

Pierre TROLLIET, « KEELUNG », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 06 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/keelung/