BOURDON SÉBASTIEN (1616-1671)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

Le Roi Salomon sacrifiant aux idoles, S. Bourdon

Le Roi Salomon sacrifiant aux idoles, S. Bourdon
Crédits : Peter Willi/ Bridgeman Images

photographie

Portrait présumé de René Descartes, S. Bourbon

Portrait présumé de René Descartes, S. Bourbon
Crédits : Erich Lessing/ AKG

photographie


C'est la mobilité qui caractérise le mieux la vie et l'œuvre de Sébastien Bourdon. Il est envoyé très jeune de Montpellier — sa ville natale — à Paris comme apprenti peintre, et son adolescence se passe dans les ateliers de différentes villes, de Bordeaux à Toulouse et à Rome où il arrive en 1634. Ses biographes sont unanimes à vanter sa précoce virtuosité et son génie des pastiches qui le rendent célèbre : avant d'avoir vingt ans, Bourdon peint, pour gagner sa vie, des Claude Lorrain, des Pieter van Laer (le « Bamboche »), des Poussin, des Castiglione. Le succès est immédiat. Tout ce que la peinture romaine compte de genres, de tempéraments a été connu, compris, comme « digéré » par ce jeune homme naturellement porté vers les scènes réalistes, au coloris raffiné — reflet de l'atmosphère artistique romaine si riche vers 1630. Mais il doit rentrer à Paris en 1637, car il est calviniste et menacé par l'Inquisition. Pour la clientèle parisienne, il se met à peindre des bambochades « selon le goût français, où la misère n'est pas exempte d'une certaine distinction » (Charles Sterling, Catalogue de l'exposition Le XVIIe Siècle européen, Rome 1956-1957), comme dans Les Mendiants (musée du Louvre) qui révèlent une certaine influence de Louis Le Nain. On apprécie également ses petites scènes de batailles ou de chasses. En 1643, il est chargé de la commande d'un Martyre de saint Pierre, offert le 1er mai au chapitre de Notre-Dame par les maîtres orfèvres de la Ville de Paris ; composition mouvementée en grandes obliques, éclairage contrasté, l'œuvre est très proche du baroque. De la même veine, plusieurs toiles aux sujets bibliques où se révèle la confuse présence de Pierre de Cortone (Salomon sacrifiant aux idoles, musée du Louvre), peu à peu plus discrète au profit de la leçon mesurée de Poussin (Moïse sauvé des eaux, National Gallery, Washington). Devenu en 1648 un des douze membres fondateurs de l'Académie, sa réputation lui vaut d'être invité en 1652 par la reine de Suède, au moment [...]

Le Roi Salomon sacrifiant aux idoles, S. Bourdon

Le Roi Salomon sacrifiant aux idoles, S. Bourdon

Photographie

Sébastien Bourdon, Le Roi Salomon sacrifiant aux idoles, 1646-1647, huile sur toile, 156 cm X 145 cm. Musée du Louvre, Paris. 

Crédits : Peter Willi/ Bridgeman Images

Afficher

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 2 pages




Écrit par :

  • : historien de l'art, chargé de mission à la Caisse nationale des monuments historiques et des sites

Classification

Pour citer l’article

Jean-Pierre MOUILLESEAUX, « BOURDON SÉBASTIEN - (1616-1671) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 février 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/sebastien-bourdon/