SILVERBERG ROBERT (1935- )

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Les rapports qu'entretient Robert Silverberg avec la science-fiction sont assez mouvementés. Traversée par deux périodes de désamour, sa carrière a connu trois périodes distinctes et peut être résumée en une phrase : « De tous les écrivains de SF de quelque importance, peu ont écrit autant de mauvais romans et peu en ont écrit autant d'excellents » (Lorris Murail).

Robert Silverberg est né à New York. Dans la première partie de sa carrière, cet écrivain extrêmement doué et précoce verse dans la facilité. Il vend sa première nouvelle en 1954 (il n'a que dix-neuf ans) et l'année d'après son premier roman, en s'orientant vers la littérature de jeunesse. Dans les trois années qui suivent, il publie près de deux cents nouvelles (dont une quarantaine en collaboration avec Randall Garrett et bon nombre sous divers pseudonymes – il en aurait utilisé plus d'une vingtaine) – et une demi-douzaine de romans dans les trois années suivantes. Même s'il est couronné en 1956 du prix Hugo du nouvel écrivain le plus prometteur de l'année, il est clair que Silverberg a fait le choix d'un stakhanovisme cynique et lucratif, dénué de toute prétention littéraire.

Le marché de la science-fiction se rétrécissant, il se tourne avec succès, au début des années 1960, vers la vulgarisation scientifique, domaine dans lequel il publie une soixantaine d'ouvrages. Mais l'attrait de Silverberg pour la science-fiction est resté vivace. En 1966, il se lance dans la composition d'anthologies et décide de sortir de la routine littéraire qui est la sienne. C'est alors que, tombé malade, il connaît la dépression et la panne d'inspiration. Silverberg sortira de cette crise personnelle en publiant Un jeu cruel (1967), une ambitieuse histoire de vampires psychiques qui marque un nouveau début dans sa carrière. Commence un véritable âge d'or au cours duquel l'auteur aligne les chefs-d'œuvre : Les Ailes de la nuit (1969), évocation poétique et intimiste d'une Terre envahie par les extraterrestres ; L'Homme dans le labyrinthe (1970), audacieuse transposition dans l [...]


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UCHRONIE, science-fiction

  • Écrit par 
  • Denis GUIOT
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Pour Le Petit Robert , qui référence soixante mille mots de la langue française, le mot « uchronie » n'existe pas. Pourtant, il ne s'agit pas d'un de ces néologismes dont la science-fiction use, et même parfois abuse. Il est apparu pour la première fois en 1857, dans la Revue philosophique et religieuse , sous la plume du philosophe Charles Renouvier. En forgeant, pour désigner ce qui n'appartien […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/uchronie-science-fiction/#i_33339

Pour citer l’article

Denis GUIOT, « SILVERBERG ROBERT (1935- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/robert-silverberg/