PYROCLASTIQUES ROCHES ou PYROCLASTITES

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Les matériaux pyroclastiques consolidés

Lorsque les cendres sont entraînées dans des dépressions, elles peuvent se consolider, par l'intermédiaire d'un ciment dont la nature n'est pas directement éruptive, pour former des cinérites et des tufs. Il s'agit donc de formations mixtes, volcano-sédimentaires, qui sont en général finement stratifiées et dont l'origine marine ou continentale ne peut être déterminée que par l'analyse du contexte géologique ou par la présence de fossiles caractéristiques. Cependant, dans l'ensemble, les tufs sont plutôt marins et calcaro-pélitiques (et parfois constituées de lapilli ou de blocs), alors que les cinérites sont plutôt lacustres et siliceuses (et d'ailleurs souvent associées à des diatomites).

Les hyaloclastites sont des roches souvent fort bien stratifiées qui accompagnent ordinairement les émissions basaltiques sous-marines, sous-lacustres ou sous-glaciaires. Lancés dans l'eau par l'explosion volcanique, les fragments de lave, brutalement trempés, éclatent en débris vitreux anguleux qui s'accumulent en se mêlant aux sédiments éventuels et qui se trouvent cimentés par des minéraux zéolitiques. Leur association avec des « pillow-lavas » est fréquente et ce type de roche est très répandu dans les fonds océaniques. Là encore, la grande instabilité des verres basiques permet une facile évolution, et en particulier le passage, souvent décrit, à des amphibolites. On peut en rapprocher les « pépérites » d'Auvergne et les « pipernos » d'Italie, dont l'aspect granulaire résulte d'un processus analogue, mais sous-lacustre, ainsi que les « tufs palagonitiques » d'Islande, attribués à des éruptions basaltiques sous-glaciaires.

On a regroupé sous le terme d'épanchements pyroclastiques (pyroclastic flows) des formations variées, auxquelles correspondait un nombre impressionnant de types descriptifs : tufs chaotiques, tufs soudés, tuffo-laves, ignimbrites, nuées ardentes, avalanches incandescentes, etc. La multiplicité des appellations allait souvent de pair avec leur imprécision et, dans les années cinqu [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 3 pages




Écrit par :

  • : professeur de géologie à l'université de Bretagne-Occidentale, Brest

Classification


Autres références

«  PYROCLASTIQUES ROCHES ou PYROCLASTITES  » est également traité dans :

ÉRUPTIONS VOLCANIQUES

  • Écrit par 
  • Édouard KAMINSKI
  •  • 3 926 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « La remontée du magma dans le conduit volcanique et les différents dynamismes éruptifs »  : […] La remontée d'un magma dans un conduit volcanique , qui relit la chambre magmatique à la surface, représente une très forte chute de pression (de la dizaine de kilobars jusqu'à la pression atmosphérique). Cette chute de pression produit d'importantes modifications chimiques et physiques du magma, et, en fonction de ses propriétés, détermine le type d'éruption observée (fig. 2) . La première évolu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eruptions-volcaniques/#i_95886

VOLCANISME ET VOLCANOLOGIE

  • Écrit par 
  • Roger COQUE, 
  • Jean-François LÉNAT, 
  • Haroun TAZIEFF, 
  • Jacques VARET
  •  • 14 516 mots
  •  • 38 médias

Dans le chapitre « L'éruption du Pinatubo en 1991 »  : […] Le volcan Pinatubo, aux Philippines, n'était pas répertorié comme actif avant 1991. Quinze mille personnes vivaient sur ses flancs et environ cinq cent mille dans la région environnante. Le 2 avril 1991, les villageois furent surpris par une série d'explosions se produisant près du sommet. Dans les jours qui suivirent, les volcanologues du Phivolcs (Philippine Institute of Volcanology and Seismol […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/volcanisme-et-volcanologie/#i_95886

Voir aussi

Pour citer l’article

Jean-Paul CARRON, « PYROCLASTIQUES ROCHES ou PYROCLASTITES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/pyroclastiques-pyroclastites/