PÉDOPHILIE

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Les mots « pédophilie » ou « pédophile » sont utilisés par les médias pour recouvrir des réalités disparates, allant de la simple agression au viol avec actes de barbarie et parfois meurtre d'un enfant, en passant par la cybercriminalité et le tourisme sexuel. Il convient de se demander quelle est le sens précis de la notion de pédophilie. Ensuite, les diverses approches qui la prennent en compte doivent être examinées. En effet, selon que l'on est historien des civilisations, psychiatre, psychologue ou juriste, le fait pédophile n'est pas analysé de la même manière. Pour autant, ces approches différentes sont complémentaires et plus ou moins imbriquées. Chacune sera ici rapidement précisée pour éclairer l'actualité de la question et les réponses qui lui sont apportées.

Étymologie et mythologie

Le terme pédophilie est d'un emploi relativement récent. Il nous vient de la terminologie psychiatrique de la fin du xixe siècle. C'est un néologisme formé de l'alliance de deux racines grecques : pais, paidos, signifiant « enfant » et philein, « aimer d'amitié ». Étymologiquement, l'acception de pédophile est entendue comme signifiant « celui qui aime les enfants ». Le terme philia n'ayant aucune connotation sexuelle en grec, il n'était pas des plus judicieux de le retenir pour caractériser une pulsion libidinale conduisant, dans les cas les plus graves, à un passage à l'acte, avec ou sans violence.

Il importe de bien différencier cette notion moderne de pédophilie de la notion antique de pédérastie. Ce dernier terme, formé à partir de la même première racine et de erastês, « amoureux », dérivé de erân (désirer sexuellement), signifie spécifiquement dans l'Antiquité le désir amoureux de l'homme adulte pour un jeune garçon. C'est par un abus de langage que, au xixe siècle, le terme pédérastie fut pris pour équivalent du mot homosexualité. Ce dernier, apparu au milieu du siècle, désigne l'appétence d'un sujet – masculin ou féminin – pour des personnes de son sexe. Il n'est alors question que de relations entre adultes consentants.

La pédérastie comme relation initiatique est une pratique que l'on retrouve dans les plus anciennes sociétés (Papous, Aborigènes) et sur tous les continents (Polynésie, Chine, Japon, Crète, Grèce).

Dans la tradition mythologique grecque, l'amour des jeunes garçons possède une double valence. Côté séduction, c'est le mythe du jeune Ganymède, à peine adolescent, dont l'extrême beauté avait charmé le plus puissant des dieux de l'Olympe, Zeus. Ce dernier aurait pris la forme d'un aigle pour enlever le jeune mortel. Devenu sur l'Olympe son amant, Zeus en fit son échanson. À côté de cette face lumineuse, il y a une face sombre de l'amour des enfants, beaucoup plus archaïque, celle de la pédophagie incarnée par Cronos, le père de Zeus, qui dévore ses propres enfants pour sauvegarder son pouvoir. Ainsi, déjà chez les dieux du panthéon grec, séduction et dévoration sont liées dans la question de l'amour des enfants.

Du côté des mortels, la pédophilie est bannie. C'est le rapt d'un jeune garçon qui est l'origine de la malédiction des Labdacides. C'est la faute cachée du père d'Œdipe : Laïos, réfugié chez Pélops, s'éprend du fils de celui-ci, Chrysippos, l'enlève et le viole. Une version du mythe rapporte que ce dernier, ne pouvant surmonter sa honte, se suicida. Pélops maudit Laïos et sa descendance. La suite de cette malédiction est contenue dans l'histoire d'Œdipe : meurtre de son père, épousailles incestueuses avec sa mère, guerre fratricide de ses fils Etéocle et Polynice, enfin ruine de Thèbes, livrée à la Sphinge et à la peste. Le mythe d'Œdipe trouve donc son origine dans une violation : un homme ravit aux dieux une de leurs prérogatives. La pédophilie des hommes est donc d'emblée à comprendre comme la métaphore d'une transgression majeure : un outrage à l'ordre du monde garanti par les dieux.

C'est par référence au rapt de Ganymède et au crime de Laïos que peut être compris le rapport de séduction entre un homme adulte et un cadet dans la société grecque. Le couple masculin était constitué d'un éraste (entre vingt et quarante ans) et d'un éromène (entre douze ans et l'apparition de la première barbe). Il reposait sur la relation d'identification du cadet à l'aîné, permettant une transmission de l'identité virile et citoyenne, empreinte de fermes règles éthiques destinées à protéger l'éromène. Les relations sexuelles étaient très codifiées : elles se déroulaient debout, face à face, avec coït intercrural (entre les cuisses). Le coït anal était interdit. L'éromène, une fois son éducation terminée, prenait femme et devenait éraste à son tour. La pédérastie des Grecs ne peut donc en aucun cas être prise pour un précédent des pratiques pédophiles contemporaines.

Pédophilie et psychiatrie

Au xixe siècle, l'enfant apparaît comme la première victime des agressions sexuelles et, sous le poids de la demande judiciaire, il échoit à la psychiatrie d'intervenir dans la régulation de ces pratiques sexuelles déviantes. La première étude sur les attentats aux mœurs et les maltraitances sur enfant en France date de 1867, sous la forme d'un rapport du médecin légiste Auguste Tardieu. Mais c'est au psychiatre allemand Richard von Krafft-Ebing, traçant, dans son célèbre ouvrage Psychopathia sexualis, la carte des multiples perversions sexuelles, que revient l'invention du terme de pédophilie érotique. Par cette expression, il désignait des individus présentant une attirance relativement exclusive pour des personnes impubères de l'autre sexe. Cet auteur signalait déjà une pédophilie féminine.

Mis à part Freud, qui fait de l'aberration pédophile la trace d'un état de la sexualité infantile, dans l'esprit de cette psychiatrie le sujet pédophile est considéré à l'époque comme un individu « taré ». Cela signifie qu'il présente une altération non soignable de l'instinct : c'est le « pervers instinctif » décrit par Ernest Dupré en 1913. Une telle conception a prévalu jusque dans les années 1980, quand les travaux de Claude Balier, psychanalyste membre de la Société psychanalytique de Paris, alors médecin-chef du service médico-psychologique régional de la prison de Varces (Isère), ont permis d'envisager un soin psychique pour ce type de sujet.

Actuellement, la psychiatrie dispose de deux définitions, essentiellement centrées sur une base comportementale. Selon celle de l'Organisation mondiale de la santé (C.I.M. 10), arrêtée en 1990, la pédophilie fait partie des « troubles de la préférence sexuelle » et est définie comme une préférence pour les enfants généralement pré-pubères ou en début de puberté. La définition de l'Association des psychiatres américains, le D.S.M. IV, publié en 1994, intègre la pédophilie dans les « paraphilies », sa spécificité étant le rapport sexuel avec un enfant âgé de treize ans au plus.

Si de nombreuses tentatives ont été faites pour classifier les différents types de pédophilies, aucune n'est vraiment satisfaisante. En général, on distingue une pédophilie situationnelle (occasionnelle, au cours d'un voyage touristique par exemple) d'une pédophilie préférentielle, caractérisée par une recherche spécifique et continuelle de liens avec des enfants.

Les travaux psychanalytiques montrent qu'avec le sujet agresseur sexuel d'enfant la question est de traiter non pas un trouble de la sexualité, même si la manifestation de ce trouble est de l'ordre d'une atteinte sexuelle, mais un trouble majeur du narcissisme qui entraîne, le plus souvent à l'insu du sujet, un état de dépression menaçant l'équilibre primaire de son Moi. L'acte pédophile, selon cette logique, est une tentative de sauvegarde face à une telle menace.

Prise en charge thérapeutique

La prise en charge de l'agresseur sexuel d'enfant relève principalement d'une psychothérapie. Rares sont les cas où une hormonothérapie est indiquée. Quand elle l'est, le sujet doit être demandeur, être informé de ses incidences et bénéficier d'un suivi psychothérapique dans tous les cas.

La loi du 17 juin 1998 offre pour la première fois en France la possibilité d'un suivi socio-judiciaire pour les sujets condamnés pour agressions sexuelles. Lorsqu'un tel suivi est prononcé, il peut être assorti d'une « injonction de soin ». Ce suivi peut aller jusqu'à dix ans en cas de délit et vingt ans en cas de crime. En cas de non-observation de ce suivi, et donc de l'obligation de soin dont il peut être assorti, une peine complémentaire de deux ans de prison en cas de délit et de cinq ans en cas de crime est prévue. Cette mesure de suivi socio-judiciaire, qui n'entre en vigueur qu'au terme de la peine privative de liberté, doit être comprise comme une tentative de prévention de la récidive. Au fond, il s'agit d'une mesure de sûreté même si, dans sa forme, c'est une peine. Cependant, et c'est la grande nouveauté de cette loi, elle enjoint au condamné de se soigner.

Approche judiciaire de la pédophilie

En droit pénal, on ne peut être condamné pour un état, mais seulement pour des actes contrevenant à la loi. C'est pourquoi, tout comme l'ancien Code, le nouveau Code pénal français de 1994 ne vise pas de manière expresse la pédophilie, pas plus que l'inceste. Le nouveau Code distingue les « agressions sexuelles », qui sont des « atteintes à l'intégrité physique ou psychique de la personne » commises avec violence, et les « atteintes aux mineurs et à la famille », qui sont des atteintes sexuelles exercées « sans violence, contrainte, menace ni surprise ». Parmi les agressions sexuelles, il faut distinguer le viol, considéré comme un crime, des autres agressions sexuelles, considérées comme des délits. Il existe des circonstances aggravantes qui ont trait aux fonctions d'autorité du violeur, la qualité d'ascendant déterminant une situation d'inceste ; à la vulnérabilité de la victime, apparente ou connue de l'auteur (la minorité de quinze ans, viendra donc définir une situation pédophile qui pourra être intra- ou extra-familiale). Une dernière circonstance aggravante est liée à la qualité de l'acte (mutilation, infirmité entraînée par l'agression, menace d'une arme, viol commis à plusieurs en qualité d'auteur ou de complice), et depuis 1998 s'ajoute à cette liste le cas où la victime a été mise en contact avec l'agresseur par le biais d'un réseau de télécommunication (type Minitel ou Internet).

Enfin, il est utile de rappeler que la question du consentement ne peut pas être avancée, puisqu'avant l'âge de quinze ans cette notion est exclue par le droit pénal pour toute relation sexuelle. Une victime de moins de quinze ans, quelles que soient ses déclarations, sera toujours considérée comme ayant subi une agression sexuelle. Cela signifie que, en France, les relations sexuelles avec un mineur de moins de quinze ans sont totalement prohibées.

Données statistiques du phénomène en France

Les chiffres recueillis par différentes institutions donnent un certain ordre de grandeur, mais sont certainement loin de traduire la totalité du phénomène, compte tenu du silence qui l'entoure. Pour la France, une source des plus fiables est celle de l'Observatoire national de l'action sociale décentralisée. Compte tenu de variations annuelles, les chiffres pour l'année 2000, expriment une stabilisation des abus sexuels sur enfants (5 500 en 1995, 5 500 en 2000). Il faut souligner que les cas d'inceste représentent 75 p. 100 de ces actes répertoriés d'agressions sexuelles (source S.N.A.T.E.M., 1999) et plus de 57 p. 100 des viols sur mineurs. Ils constituent 20 p. 100 des procès d'assises.

En 2000, une enquête nationale sur les violences envers les femmes indiquait que 9,7 p. 100 des femmes interrogées déclaraient avoir fait l'objet d'un abus sexuel de quelque nature avant l'âge de dix-huit ans. Quant aux hommes, il semble que 4,6 p. 100 d'entre eux aient connu des abus de ce type avant le même âge.

Les adultes auteurs d'agressions sexuelles sur enfant sont principalement des hommes. La proportion de femmes ayant été poursuivies en 1999 devant les tribunaux pour agression sexuelle sur mineur, dont le viol, est de 3,18 p. 100 soit 169 personnes (dont 86 pour viol).

Les mineurs représentent 29 p. 100 des auteurs de viols sur mineur (20,5 p. 100 quand c'est un adulte) ; quand il s'agit de harcèlement sexuel et autres agressions, 27,5 p. 100 des auteurs sont mineurs. La proportion des filles mineures agressant sexuellement des mineurs, dont le viol, est de l'ordre de 3,5 p. 100. La part des mineurs dans les faits de viol est passée de 21 p. 100 en 1995 à 28,9 p. 100 en 1999, en raison principalement du développement du phénomène des bandes.

Il n'est pas certain que, en proportion, les agressions sexuelles sur enfant soient plus nombreuses aujourd'hui que ce quelles ont été par le passé. Pour autant, avec l'accroissement de la sensibilité à cette question, le développement des associations, l'amplification de la formation des policiers, la sensibilisation des juges, les moyens de diagnostic social sont infiniment supérieurs et nous permettent des repérages plus pertinents et plus efficaces. À lire certains chiffres, à être alerté sur certaines pratiques comme le tourisme sexuel, on pourrait croire à une forme nouvelle de pandémie. Il y cependant fort à parier que l'homme est exposé depuis toujours à cette forme de violence dans sa sexualité : à charge pour lui d'en éteindre le feu sans y brûler sa pensée.

—  André CIAVALDINI

Bibliographie

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Écrit par :

  • : docteur en psychologie clinique, psychanalyste, chargé d'enseignement, université de Grenoble-II

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Pour citer l’article

André CIAVALDINI, « PÉDOPHILIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 08 avril 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/pedophilie/