NORODOM Ier (1835-1904) roi du Cambodge (1860-1904)

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Roi du Cambodge (1860-1904), né en 1835 au Cambodge, mort le 24 avril 1904 à Phnom Penh.

Norodom Sihanouk

Norodom Sihanouk

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Considéré par certains comme le « père de la nation » cambodgienne, Norodom Sihanouk a surtout fait preuve sa vie durant d’une grande faculté d’adaptation et d’une remarquable habileté politique. 

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Fils aîné du roi Ang Duong, Ang Voddey étudie les écritures bouddhistes en pali et en sanskrit ainsi que les canons sacrés du bouddhisme Theravada à Bangkok, la capitale du royaume de Siam. Cette formation vise à renforcer les liens entre les deux royaumes.

Le Cambodge, vassal du Siam, reconnaît également la suzeraineté du Vietnam depuis 1802. Le protocole veut que les rois du Cambodge soient couronnés en présence des représentants des deux suzerains. À la mort d'Ang Duong en 1860, Ang Voddey est choisi comme successeur, sous le nom de Norodom Ier, mais n'est pas couronné. Les Thai, qui détiennent les symboles de la royauté cambodgienne (la couronne, l'épée sacrée et le sceau royal), refusent en effet de les restituer pour l'occasion, insistant sur le fait que le nouveau roi élu est un simple représentant et refusant aux Vietnamiens le droit de couronner Norodom. Le Siam cherche ainsi à saper les prétentions du Vietnam sur le Cambodge et à affirmer qu'il est seul maître de cet État vassal.

Le coup d'État ourdi en 1861 par le demi-frère de Norodom, Si Votha, est écrasé avec l'aide des troupes thaïlandaises. La France, qui possède alors une grande partie de la Cochinchine (dans le sud du Vietnam), considère déjà les provinces cambodgiennes limitrophes de la Cochinchine comme de futures possessions coloniales. Elle tente ainsi de se faire verser le tribut que le Cambodge doit au Vietnam et force Norodom à accepter sa protection par un accord signé le 11 août 1863. La ratification de l'accord prévue à Paris tardant à venir, Norodom signe un traité secret avec le Siam le 1er décembre 1863, ratifié le 22 janvier 1864. En vertu de ce traité, Norodom devient le vice-roi du Siam et le gouverneur du Cambodge, tandis que le Siam conserve le contrôle des provinces cambodgiennes de Battambang et de Siemreap. La France s'empresse alors d'empêcher le Siam d'affirmer toute nouvelle prétention sur le Cambodge et le contraint à restituer les insignes royaux. Norodom Ier est ainsi finalement sacré à Oudong (Cambodge) en juin 1864 en présence des représentants de la France et du Siam, puis établit sa capitale à Phnom Penh en 1866. Le Siam reconnaît officiellement le protectorat français sur le Cambodge en 1867. Les autorités françaises imposent dès lors une réforme agraire, réorganisent l'armée cambodgienne et abolissent l'esclavage. Leur emprise coloniale ne cessera de s'affirmer durant le règne de Norodom.

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Dans le chapitre « Le Cambodge dans l'étau »  : […] de 1857 à 1859, réprimer divers mouvements d'agitation. Il se méfiait des Siamois (qu'il préférait aux Vietnamiens), mais il veillait à ne donner à aucun des deux une occasion nouvelle d'intervenir. À la mort d'Ang Duong (octobre 1860), son fils Ang Voddey, qui avait été éduqué à Bangkok, lui succéda. Il prit comme nom de règne celui de Norodom […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cambodge/#i_27525

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« NORODOM Ier (1835-1904) - roi du Cambodge (1860-1904) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/norodom-ier/