LACAILLE NICOLAS-LOUIS DE (1713-1762)

le 15 mars 1713, à Rumigny, près de Charleville-Mézières (auj. dans les Ardennes), l'abbé Nicolas-Louis de Lacaille (La Caille) est un astronome typique de la France du xviiie siècle, puisqu'il accomplit aussi bien des observations astronomiques que des observations géodésiques. Élève de l'astronome Jacques Cassini (Cassini II), il participe en 1738 à une longue campagne de relevés de la côte atlantique, puis, en 1739, à la mesure d'un arc de méridien dans les Pyrénées. Nommé professeur de mathématiques au collège des Quatre-Nations (collège Mazarin), à Paris, cette même année, il entre à l'Académie royale des sciences en 1741. En octobre 1750, l'Académie l'envoie en Afrique australe, où il monte un observatoire au cap de Bonne-Espérance. Il y mesure pour la première fois la position de près de 10 000 étoiles de l'hémisphère Sud, plus que le nombre mesuré alors dans l'hémisphère Nord, et celle d'une quarantaine de nébuleuses. Lacaille donne un nom à quatorze constellations australes, en renomme une autre (la Mouche australe, qui remplace l'Abeille, auj. la Mouche) et divise en trois l'immense constellation du Navire Argo (qui donne naissance à la Carène, la Poupe et les Voiles). Il mesure aussi la position de Mars et de Vénus afin d'obtenir leur parallaxe, d'où l'échelle de distance du système solaire, mais ses collègues restés en Europe n'y font pas les observations simultanées qui seraient nécessaires, si bien que ses résultats sont de peu de valeur. En janvier 1753, il quitte l'Afrique australe pour l'île de France (auj. île Maurice), dont il fait un relevé géodésique, puis séjourne à l'île Bourbon (auj. île de la Réunion). En février 1754, il retourne en France, rapportant une collection considérable de végétaux et d'oiseaux. Il participe encore en 1756 à des relevés géodésiques près de Paris. Il meurt à Paris, le 21 mars 1762. Un astéroïde [(9135) Lacaille] et un cratère lunaire (La Caille) sont nommés en son honneur, et un télescope de 60 centimètres d'ouverture portant son nom a été construit à La Réunion.

Planisphère par Nicolas-Louis Lacaille

Planisphère par Nicolas-Louis Lacaille

photographie

Planisphère contenant les constellations célestes comprises entre le Pole Austral et le Tropique du Capricorne, par Nicolas-Louis de Lacaille (in Histoire de l'Académie royale des sciences, Année 1752, publiée en 1756). Lacaille a nommé de nombreuses constellations... 

Crédits : D.R.

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—  James LEQUEUX

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Dans le chapitre « Nouvelles constellations : du XVIe au XXe siècle »  : […] qui porte le nom d'un des instruments qu'il employait. Quatorze constellations australes supplémentaires seront présentées par Nicolas-Louis de Lacaille après sa visite au cap de Bonne-Espérance en 1750. Elles apparaîtront dans les Mémoires de l'Académie royale des sciences en 1752 (publiées en 1756). Toutes les autres tentatives d'inclure […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/constellations/#i_54437

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James LEQUEUX, « LACAILLE NICOLAS-LOUIS DE - (1713-1762) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/nicolas-louis-de-lacaille/