MYRTILLE

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Récoltée en masse pour la gelée et la liqueur dans les régions où elle abonde (60 000 t certaines années, en Bavière), la myrtille est aussi un fruit médicinal non négligeable. Elle renferme, outre les quatre cinquièmes de son poids d'eau, 5 à 7 p. 100 de sucres, des tanins, des acides (citrique, malique, quinique en particulier), de nombreux sels minéraux, des vitamines A et C, une matière colorante, la myrtilline, etc. Les feuilles contiennent aussi des tanins, de l'acide quinique et des glucosides phénoliques, éricoline et surtout arbutine.

Rarement citée par les anciens médecins (qui, en Europe centrale, ont souvent confondu myrtille, myrte et fragon), l'airelle est longtemps restée au rang des « vulnéraires astringents » les plus modestes. Bien étudiée depuis la fin du xixe siècle, elle est considérée de nos jours d'une part, en pathologie vasculaire, comme facteur d'entretien et d'autre part, en pathologie digestive, comme astringente antiseptique. Les baies sont bactéricides sur diverses entérobactéries. On prescrit utilement leur suc frais, à défaut leur décoction (100 g de baies sèches par litre d'eau ; de quatre à six tasses par jour), leur sirop ou leur teinture au cinquième dans la dysenterie, les diarrhées persistantes, l'entérite, la colibacillose, la fièvre typhoïde, les infections intestinales diverses et dans certains états carentiels. Suc et décoction concentrée sont utilisables en application externe sur les dermatoses, en injections dans la blennorragie, la leucorrhée, en lavements dans les hémorroïdes, en gargarismes et bains de bouche dans les angines, le muguet, les aphtes et l'inflammation des gencives. Les feuilles en décoction (30 g par litre) sont antiseptiques des voies urinaires, quelque peu fébrifuges par leur acide quinique, et hypoglycémiantes (cette propriété est contestée).

—  Pierre LIEUTAGHI

Écrit par :

Classification


Autres références

«  MYRTILLE  » est également traité dans :

ÉRICALES

  • Écrit par 
  • Aline RAYNAL
  •  • 1 162 mots
  •  • 3 médias

Cléthracées, Empétracées et Diapensiacées). Les Éricacées, avec les bruyères, myrtilles et rhododendrons, en sont la partie la plus importante. Toutes vivaces, à feuilles entières souvent coriaces, les Éricales prennent une grande part à la constitution de types de végétation particuliers : landes et maquis, brousse « éricoïde » du cap de Bonne- […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ericales/#i_7202

Pour citer l’article

Pierre LIEUTAGHI, « MYRTILLE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/myrtille/