MUTATIONS ET SPÉCIATION

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Botaniste comme Gregor Mendel (1822-1884), le Néerlandais Hugo De Vries (1848-1935) s'intéresse à la formation des espèces, dans un contexte d'intenses discussions autour du darwinisme. Il étudie l'apparition de nouveaux caractères dans les populations de fleurs à croissance rapide, les onagres (Œnothera). Il découvre ainsi la survenue de mutations, c'est-à-dire de variations brutales d'un caractère. Il interprète ces mutations comme des modifications de forme d'un « pangène », terme que son collègue danois Wilhem Johannsen (1857-1927) contractera en « gène » en 1909. Ce faisant, De Vries redécouvre les travaux de Mendel, qu'il interprète en supposant qu'à chaque pangène correspond un caractère. Quoique confuses dans leurs formulations (les deux tomes de Die Mutations Theorie – La Théorie des mutations – publiés respectivement en 1901 et 1903, font 1 300 pages), les idées de De Vries se sont révélées exactes, bien qu'on sache aujourd'hui que les mutations qu'il observait chez les onagres n'étaient pas des modifications de gènes, comme il le supposait, mais le résultat d'une réorganisation chromosomique chez les plantes étudiées.

—  Nicolas CHEVASSUS-AU-LOUIS

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Nicolas CHEVASSUS-au-LOUIS, « MUTATIONS ET SPÉCIATION », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 01 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/mutations-et-speciation/