MORT DE BEETHOVEN

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Le 26 mars 1827, Ludwig van Beethoven meurt à Vienne. Considéré par certains comme le premier des romantiques, par d'autres – de culture germanique – comme un musicien intemporel, une sorte de préromantique dont l'impact s'étend bien au-delà de son temps, Beethoven occupe dans l'histoire de la musique une place qui n'a pas d'égale. Ses premières œuvres s'inscrivent dans l'héritage de Joseph Haydn ; celles de la période médiane font éclater tous les genres en fixant de nouveaux canons ; les dernières, profondément marquées par la surdité dont le compositeur a pris conscience vers 1802, semblent n'appartenir à aucune époque. Ses trente-deux sonates pour piano, ses neuf symphonies, ses cinq concertos pour piano, son concerto pour violon, ses dix-sept quatuors à cordes et son opéra Fidelio révèlent une puissance dramatique et une inventivité du discours qui marqueront tous ses successeurs. La solitude, les déboires amoureux – l'immortelle bien-aimée, qui semble avoir occupé une place essentielle, n'a jamais été identifiée – et les difficultés financières ont certainement joué un rôle, bien que la musique de Beethoven ne soit jamais une confession. Sous sa plume, elle n'est plus un art d'élite ; elle devient universelle.

—  Alain PÂRIS

Écrit par :

  • : chef d'orchestre, musicologue, producteur à Radio-France

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Pour citer l’article

Alain PÂRIS, « MORT DE BEETHOVEN », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 30 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/mort-de-beethoven/