MICTION

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Évacuation de la vessie urinaire. La miction réflexe, non contrôlée par la volonté, telle qu'on l'observe chez les jeunes enfants, ne doit pas être confondue avec les mictions mécaniques qui ont lieu dans des états d'incontinence partielle ou complète du fait d'une atteinte neurologique sévère (compression des racines nerveuses dans le canal rachidien, neuropathie diabétique, traumatismes touchant la moelle épinière lombosacrée).

Appareil urinaire

Appareil urinaire

vidéo

Description et physiologie de l'appareil urinaire humain.L'appareil urinaire se charge d'épurer et de filtrer le sang, tout en régulant la quantité des liquides organiques par la production d'urine.Les reins disposent chacun d'environ un million d'unités fonctionnelles appelées néphrons. Dans... 

Crédits : Planeta Actimedia S.A.© Encyclopædia Universalis France pour la version française.

Afficher

Lorsque l'innervation vésicale est détruite, seule une faible quantité de l'urine contenue dans la vessie est évacuée, à intervalles variables, par des contractions spontanées consécutives à la distension de l'organe. Au contraire, dans le réflexe mictionnel, la contraction vésicale est neurogène : elle est déclenchée par des fibres nerveuses parasympathiques provenant de la moelle sacrée (S2-S3). Là se trouve le centre de commande du réflexe, dont l'activité est coordonnée avec celle des centres qui contrôlent les sphincters de l'urèthre. Pour que l'urine soit émise dans le canal uréthral, il faut, en effet, que le sphincter interne (commandé par des nerfs sympathiques issus de la moelle lombaire L1-L2) et le sphincter externe (commandé par des fibres somatomotrices d'origine sacrée) soient en état de décontraction. Cette décontraction résulte de l'inhibition des centres nerveux responsables du maintien du tonus sphinctérien.

Le contrôle du réflexe mictionnel s'acquiert chez l'enfant au cours des deux premières années de la vie : l'influence du cortex cérébral moteur s'exerce, d'une part, sur les mécanismes sphinctériens, en particulier sur le sphincter externe (dont la contraction obéit par nature à la volonté), d'autre part, sur le tonus vésical, permettant ainsi un réglage relatif du volume de l'urine contenue dans la vessie ; les afférences sensitives partant de la paroi vésicale distendue apportent aux centres nerveux les informations nécessaires à ce réglage.

On s'explique ainsi pourquoi les lésions des voies sensitives (tabès), celles des voies motrices (sclérose en plaques) ou celles du cortex cérébral (foyers de nécrose de la sénescence ou des accidents vasculaires) peuvent causer des anomalies irréversibles de la miction.

—  Didier LAVERGNE

Écrit par :

Classification


Autres références

«  MICTION  » est également traité dans :

URINAIRE APPAREIL

  • Écrit par 
  • Didier LAVERGNE
  •  • 5 141 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Troubles de la miction »  : […] Les troubles de la miction intéressent essentiellement le bas appareil. L' incontinence est l'écoulement involontaire et inconscient des urines contenues dans la vessie. Normale chez l'enfant en bas âge qui n'a pas encore appris à contrôler le sphincter strié, l'incontinence infantile devient énurésie lorsqu'elle se prolonge au-delà de l'âge de trois […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/appareil-urinaire/#i_50988

Pour citer l’article

Didier LAVERGNE, « MICTION », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/miction/