MENDOZA

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Oasis et ville subandine, chef-lieu d'une province homonyme de 148 827 kilomètres carrés et comptant 1 579 651 habitants lors du recensement de 2001, Mendoza oriente et anime le développement des régions sèches de l'Argentine subandine, de Jujuy au río Negro. Elle a atteint, en effet, une maîtrise réelle des techniques d'aménagement et de production en domaine irrigué puisque l'agglomération, qui comptait 848 660 habitants en 2001, est la métropole incontestable des riches périmètres développés depuis 1880 au pied des Andes du Cuyo. La ville s'étend, à 700 mètres d'altitude, sur le glacis de la précordillère et sur le rebord septentrional du cône construit puis entaillé par le río Mendoza. C'est une ville aérée, au dessin orthogonal souligné de milliers d'arbres baignés par les rigoles d'irrigation : la cité coloniale — qui vit se préparer l'expédition transandine libératrice du général San Martín — a été totalement détruite par le séisme de 1861.

Argentine : carte administrative

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Carte administrative de l'Argentine. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Bien située au débouché de l'unique voie de passage permanente vers le Chili et à la tête de ce qui fut, longtemps, l'unique liaison routière vers la Pampa et Buenos Aires, Mendoza maîtrise l'ensemble des fonctions et des moyens d'une grande métropole régionale. Elle a su notamment retenir une population que la relative prospérité du Cuyo n'incite pas à émigrer. Disposant d'industries (pétrochimie, mécanique), elle est avant tout le grand centre de distribution d'une riche région agricole produisant fruits, légumes et céréales ; surtout, elle est la capitale viticole et vinicole de l'Argentine. Elle est également un centre culturel et universitaire important.

—  Romain GAIGNARD

Écrit par :

  • : maître assistant des facultés des lettres et sciences humaines, professeur à l'université nationale de Cuyo-Mendoza, Argentine

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Dans le chapitre « Le piémont andin et les oasis »  : […] Au pied des Andes arides, les villes coloniales de Mendoza et de San Juan sont nées dans des oasis irriguées par les cours d'eau descendant de la cordillère des Andes. Terroirs d'agricultures minutieuses, elles ont connu un fort développement avec l'arrivée du chemin de fer, en 1885, permettant de vendre à Buenos Aires leurs vins et leurs fruits. Les grands domaines viticoles, jadis possédés par […] Lire la suite

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6-26 janvier 2000 • Équateur • Destitution du président Jamil Mahuad.

de la Défense et chef d'état-major de l'armée, le général Carlos Mendoza, du président de la Confédération des nations indigènes d'Équateur, Antonio Vargas, et de l'ancien président de la Cour suprême, Carlos Solorzano. Mais bientôt le général Mendoza annonce sa démission et le triumvirat, émanation [...] Lire la suite

1er-2 août 1985 • Chili • Démission de l'un des quatre membres de la junte, compromis dans l'assassinat de trois opposants

Cesar Mendoza, commandant en chef des carabiniers et l'un des quatre membres de la junte militaire, démissionne. Il occupait ces fonctions depuis le coup d'État militaire du 11 septembre 1973. Il est remplacé par le numéro deux du corps des carabiniers, le général Rodolfo Stange.  [...] Lire la suite

Pour citer l’article

Romain GAIGNARD, « MENDOZA », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 02 juillet 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/mendoza/