ANGELOU MAYA (1928-2014)

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La poétesse américaine Maya Angelou explora les thèmes de l’oppression économique, raciale et sexuelle à travers six ouvrages autobiographiques, dont le premier, Je sais pourquoi l’oiseau chante en cage (I Know Why the Caged Bird Sings, 1969), fut un best-seller, nommé pour le National Book Award.

Marguerite Annie Johnson naît le 4 avril 1928 à Saint Louis (Missouri). C’est sa grand-mère paternelle qui s’occupe d’elle pendant une grande partie de son enfance, passée dans la commune rurale de Stamps, dans l’Arkansas. Après le meurtre du compagnon de sa mère, qui l’a violée quand elle avait huit ans, elle reste muette pendant cinq ans. Revenue à Stamps chez sa grand-mère, elle découvre la littérature grâce à une éducatrice, Mrs Flowers. En 1940, elle s’installe avec sa mère à San Francisco et travaille tour à tour comme cuisinière, chanteuse et danseuse, emploi pour lequel elle prend le pseudonyme de Maya Angelou. À la fin des années 1950, elle s’établit à New York, où ses talents littéraires sont encouragés par des membres de la Harlem Writer’s Guild (James Baldwin et J. O. Killens, notamment). Elle obtient des rôles dans une production (sponsorisée par le Département d’État et destinée à une tournée internationale) de l’opéra de George Gershwin Porgy and Bess et dans la pièce de Jean Genet, Les Nègres. En 1961, Vusumzi Make, un militant pour les droits civiques sud-africain, avec lequel elle sera mariée pendant un temps assez bref, la persuade de le suivre au Caire, où elle travaille pour l’hebdomadaire Arab Observer. Elle déménage ensuite au Ghana et collabore à l’African Review. Là, elle rencontre également Malcolm X. Après son retour aux États-Unis, elle travaille étroitement avec l’organisation de Martin Luther King, jusqu’à l’assassinat de celui-ci, le 4 avril 1968.

Dès 1966, Maya Angelou avait écrit Black, Blues, Black (diffusé en 1968), une série télévisée en dix épisodes sur le rôle de la culture africaine dans la vie américaine. On lui doit également le scénario du film Georgia Georgia (1972). Elle joue dans plusieurs films et productions télévisuelles, dont la mini-série Racines (Roots, 1977), et est nommée pour les Tony Awards pour la pièce Look Away (1973). Ses poèmes, réunis dans des recueils tels que Just Give Me a Cool Drink of Water ’fore I Die (1971, nommé pour le prix Pulitzer), et I Shall Not Be Moved (1990), s’inspirent largement de son histoire personnelle

En 1981, Maya Angelou, devient professeur d’études américaines à l’université de Wake Forrest, à Winston-Salem (Caroline du Nord). En 1993, elle est invitée à écrire et lire un poème, On the Pulse of Morning, à l’occasion de l’investiture du président américain Bill Clinton. En 2011, elle reçoit des mains de Barack Obama la médaille présidentielle de la liberté (Presidential Medal of Freedom). Elle meurt à Winston-Salem le 28 mai 2014.

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  • Marc CHÉNETIER, 
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  • Jean-Pierre MARTIN, 
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  • Claudine RAYNAUD, 
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Dans le chapitre « De la « renaissance » au « pouvoir noir » »  : […] Dans les années 1920, la Renaissance de Harlem, inaugurée avec le manifeste The New Negro (1925) d’Alain Locke, proclame une fierté raciale qui se tourne vers l’Afrique dans un élan teinté de primitivisme. Son texte le plus éclatant est le chef-d’œuvre moderniste Canne ( Cane , 1924) de Jean Toomer qui juxtapose poésie, vignettes en prose, la Géorgie et Washington. Les ouvrages se succèdent : a […] Lire la suite

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« ANGELOU MAYA - (1928-2014) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 mai 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/maya-angelou/