DESBORDES-VALMORE MARCELINE (1786-1859)

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Née à Douai, fille d'un peintre en armoiries ruiné par la Révolution, Marceline Desbordes connaît une enfance difficile. Pour tenter de redresser la précaire situation financière de la famille, elle accompagne sa mère aux Antilles, dans un éprouvant voyage dont elle reviendra seule et à demi-morte. À l'âge de seize ans, elle embrasse la carrière de comédienne qu'elle n'abandonnera qu'en 1832, se spécialise dans les rôles d'ingénue, créant, sur la scène de l'Odéon, notamment, des rôles de Pigault-Lebrun. Pressentie par Grétry, elle débute même sur la scène de l'Opéra-Comique. En 1817, elle épouse un camarade de sa troupe, Prosper Lanchantin, dit Valmore.

Marceline est l'un des plus grands poètes de sa génération. Ame sensible, délicate, impressionnable, elle sait traduire ses sentiments avec une sincérité et une spontanéité rares et surtout dans une langue d'une musicalité qui séduit les plus grands écrivains de l'époque : Lamartine, Béranger, Vigny, Hugo, dont elle restera toujours l'amie. Avec les années marquées par les déceptions, les difficultés matérielles, les deuils cruels, son lyrisme gagne en beauté, en intensité et en passion douloureuse. Elle excelle dans l'élégie, où son lyrisme personnel trouve sa juste mesure, mais écrit aussi des idylles, des romances, des contes et des récits en prose et en vers pour les enfants : genres néo-classiques toujours en vigueur, continuant à dépendre d'une rhétorique un peu trop convenue, mais qui n'empêchent pas l'éclosion d'un des plus romantiques et des plus émouvants tempéraments poétiques de cette époque.

Marceline Desbordes-Valmore donne de son premier recueil, Élégies (1819), plusieurs éditions revues et augmentées. À côté de ses autres recueils, Pauvres Fleurs, Les Pleurs (1833), Bouquets et prières (1843), elle écrit aussi : Contes en prose pour les enfants (1840), Contes en vers pour les enfants (1840), Jeunes Têtes et Jeunes Cœurs (1855) et un livre de souvenirs autobiographiques, L'Atelier d'un peintre, scènes de la vie privée (1833).

—  France CANH-GRUYER

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MALLET-JORIS FRANÇOISE (1930-2016)

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Pour citer l’article

France CANH-GRUYER, « DESBORDES-VALMORE MARCELINE - (1786-1859) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 25 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/marceline-desbordes-valmore/