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JANCO MARCEL (1895-1984)

Retour en Roumanie

Avant de s'installer en Roumanie, Janco, qui a la tentation d'abandonner complètement la peinture, participe à la reconstruction d'Arras, de Béthune et de Lille. En Roumanie, il se lie à Ion Vinéa, fondateur en 1922 de la revue Contimporanul, qui n'aura pas moins de cent deux numéros jusqu'au 1er juin 1932. Il collabore également à des petites revues agressives comme 75 HP d'Ilarie Voronca (un seul numéro en 1924), Punct (1924-1925) et Integral (1924-1925). De nombreuses expositions sont organisées par Contimporanul. On y trouve l'amie sculpteur de Janco, Milita Petrascu, ainsi que C. Brancusi et V. Brauner. Malgré l'avenir de ce peintre et de la revue Unu, lancée par Saşa Panǎ en 1928, dans la mouvance du surréalisme, l'avant-garde roumaine est plutôt constructiviste. Voronca reproche au surréalisme « sa féminité expressionniste » et s'écrie : « Non à la désagrégation maladive romantique surréaliste, oui à l'ordre-synthèse, à l'ordre-essence, à l'ordre constructiviste, classique, intégral ». Cet idéal d'ordre semble répondre, bien qu'il lui manque un certain calme, à la sagesse des œuvres de Janco, qui adhère alors à des groupes comme Arta Noua et Criterion. Son post-cubisme un peu académique n'évoluera guère jusqu'à sa mort.

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Écrit par

  • : directeur de recherche honoraire au C.N.R.S., président de la Société internationale de poïétique, membre de l'Académie internationale de philosophie de l'art, Genève

. In Encyclopædia Universalis []. Disponible sur : (consulté le )

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