NORIEGA MANUEL ANTONIO (entre 1934 et 1938-2017)

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Général et homme politique panaméen, né entre 1934 et 1938, selon les sources, à Panamá.

Manuel Noriega

Manuel Noriega

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Le général panaméen Manuel Antonio Noriega, commandant de la garde nationale, allié des États-Unis puis fervent nationaliste antiaméricain, trafiquant de drogue notoire, a contrôlé la scène politique du pays de 1983 à sa reddition en 1990. 

Crédits : William Gentile/ Corbis Historical/ Getty Images

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Né dans une famille humble d'origine colombienne, Manuel Antonio Noriega Morena fait ses études dans l'un des meilleurs lycées de Panamá puis obtient une bourse pour entrer à l'école militaire de Chorrillos à Lima (Pérou). Lorsqu'il rentre au Panamá, il est nommé sous-lieutenant dans une unité de la garde nationale stationnée à Colón. Proche du capitaine Omar Torrijos, il gravit rapidement les échelons. Noriega soutient le putsch militaire qui renverse le gouvernement d'Arnulfo Arias en 1968 et permet l'arrivée au pouvoir de Torrijos. Noriega fait par la suite avorter le coup d'État qui tente à son tour de renverser Torrijos. Sa loyauté lui vaut d'être promu lieutenant colonel, puis nommé à la tête des services de renseignement en 1970. Ce dernier poste lui permet d'entrer en contact avec la C.I.A. et de négocier notamment la libération de l'équipage de deux cargos américains retenus à La Havane. Le soutien qu'il apporte à l'administration Nixon est cependant entaché par les rapports récurrents qui font état de son implication dans le trafic de drogue. En tant que responsable des services secrets panaméens, Noriega se fait également connaître pour les méthodes d'intimidation et de harcèlement qu'il utilise contre les groupes d'opposition et leurs chefs de file. À la fin des années 1970, il est devenu l'homme le plus redouté au Panamá. Lorsque Torrijos meurt dans un accident d'avion en 1981, Noriega rivalise avec les autres chefs militaires et civils pour prendre le pouvoir. En 1983, il succède à Torrijos à la tête de la Garde nationale, qu'il unit aux autres forces armées au sein d'une Force de défense panaméenne, et se donne le titre de général. Il exercera dès lors l'essentiel du pouvoir au détriment du président civil.

Les accusations contre Noriega se multiplient au milieu des années 1980. De nouvelles preuves de son implication dans des opérations d [...]


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  • Écrit par 
  • David GARIBAY, 
  • Lucile MÉDINA-NICOLAS, 
  • Alain VIEILLARD-BARON
  •  • 9 887 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Le Panamá sous l'influence de Manuel Noriega »  : […] Jusqu'en 1989, la vie politique du Panamá est marquée par l'influence des militaires, et tout particulièrement de Manuel Noriega, véritable homme fort du pays, qui n'hésite pas à intervenir directement pour faire ou défaire les gouvernements, en plaçant des hommes à sa solde, remplacés dès qu'ils manifestent une velléité d'autonomie. En août 1982, le président Royo est contraint à la démission, i […] Lire la suite

Les derniers événements

15 décembre 1989 - 3 janvier 1990 • Panamá - États-Unis • Intervention militaire des États-Unis au Panamá.

Le 15, le Parlement panaméen déclare le pays en état de guerre contre les États-Unis et attribue au général Manuel Antonio Noriega, homme fort du pays et chef des forces armées, les fonctions de « chef de gouvernement » jusqu'à ce que cesse « l'agression américaine contre le Panamá ». Le 16, un [...] Lire la suite

3-5 octobre 1989 • Panamá • Échec d'une tentative de coup d'État contre le général Noriega.

Le 3, à Managua, environ deux cents rebelles menés par le commandant Moïses Giraldi s'emparent de la caserne de la Chorillo, quartier général de Manuel Antonio Noriega, et réclament sa destitution ainsi que la tenue de nouvelles élections. Après six heures de combats, les troupes loyalistes [...] Lire la suite

4-29 mars 1988 • Panamá • Possible départ du général Noriega

Le 4, les banques panaméennes ferment leurs portes en raison du blocage des actifs panaméens et de l'embargo monétaire décidés par les États-Unis à la suite de la destitution, le 26 février, du président Eric Delvalle par le général Manuel Antonio Noriega, homme fort du pays. Le 18, le général [...] Lire la suite

5-26 février 1988 • Panamá • Destitution du chef de l'État Eric Delvalle

Le 5, les tribunaux fédéraux américains de Tampa et de Miami (Flo.) inculpent le général Manuel Antonio Noriega, chef des forces armées panaméennes et homme fort du pays, de trafic de drogue. Le général aurait touché des pots-de-vin des producteurs colombiens de cocaïne du « cartel de Medellín [...] Lire la suite

9-30 juin 1987 • Panamá • Troubles à la suite de graves accusations contre le général Noriega

Les 9 et 10, les forces de l'ordre répriment sévèrement des manifestations demandant la destitution du général Manuel Antonio Noriega, commandant en chef des forces armées et « homme fort » du pays, accusé de corruption et de fraude électorale à l'élection présidentielle de mai 1984, ainsi [...] Lire la suite

27-28 septembre 1985 • Panamá • Démission du président Nicolas Ardito Barletta

Le 27, Nicolas Ardito Barletta, chef de l'État depuis le 11 octobre 1984, après avoir été élu le 6 mai précédent, remet sa démission. Son départ était prévisible depuis que, au début d'août, le général Manuel Antonio Noriega, commandant en chef de la Force de défense, l'avait publiquement accusé d'« incapacité ». Le 28, l'Assemblée législative désigne Eric del Valle, premier vice-président, pour succéder à Nicolas Barletta.  [...] Lire la suite

Pour citer l’article

« NORIEGA MANUEL ANTONIO (entre 1934 et 1938-2017) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 03 juillet 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/manuel-antonio-noriega/