MANHATTAN, film de Woody Allen

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

À la fin des années 1970, Woody Allen semble se décider à aborder de front les problèmes existentiels qu'avaient traités en leur temps les cinéastes auxquels il voue une admiration sans bornes, Renoir, Fellini et Bergman. Pour lui qui a débuté au cinéma comme parodiste – par exemple en écrivant Quoi de neuf, Pussy Cat ? (Clive Donner, 1965), ou encore en se livrant au détournement néo-situationniste d'un film de karaté dans What's up, Tiger Lily ? (1966) –, l'heure vient d'affronter les vieux maîtres. C'est ce qu'il fait dans une sorte de trilogie qui comprend, outre Manhattan, Intérieurs (1978) et Stardust Memories (1980). Manhattan combine les deux thématiques que chacun des autres films explore séparément : la question des parts respectives de la nature et de la culture dans le sentiment amoureux (traitée par le bergmanien Intérieurs), et les affres de la création artistique (traitées par le fellinien Stardust Memories, le Huit et demi (1963) de son auteur). Photographié dans un somptueux noir et blanc par le chef opérateur de la trilogie du Parrain, Manhattan est au final une comédie romantique peuplée de personnages hésitants qui, comme le dit son narrateur off, « se créent des problèmes névrotiques pour éviter d'affronter les questions essentielles ».

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 2 pages




Écrit par :

Classification


Autres références

«  MANHATTAN, Woody Allen  » est également traité dans :

ALLEN WOODY (1935- )

  • Écrit par 
  • Joël MAGNY
  •  • 2 581 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La traversée des apparences »  : […] Woody Allen s’inscrit dans la lignée de Méliès plutôt que dans celle de Lumière. Dans nombre de films, il part d’une base authentique minimale, parfois simplement sa vie sexuelle et sentimentale du moment, mais pour tisser un cocon protecteur. C’est la fonction du décor, des appartements cosy de Manhattan, des lumières douces, des teintes chaudes, des mouvements de caméra tout en douceur, de la m […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/woody-allen/#i_37158

Pour citer l’article

Laurent JULLIER, « MANHATTAN, film de Woody Allen », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 mai 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/manhattan-woody-allen/